Mr Bungle, Disco Volante.
Le sommet, la synthèse de tout ce qui se fait de plus excentrique, de plus déglingué et de plus surréaliste en la matière ( la pochette témoigne bien aussi, image prise de Un Chien Andalou, film surréaliste des année 20 ). Disco volante est un album sans visage, ou plutôt avec une infinité. C'est une répression massive sur les repères. Ce sont des pistes illusoires et inconcevables qui s'enchaînent, touchant une variété d'influence qu'il est difficile de boucler. Noise? Jazz? Jungle? rock'n roll? pop? rockabilly? electro? tradition orientale? Steve Reich?
Fusion de disjoncté qui rivalise sans problème avec le degré de folie de
Torture Garden? ... tout y est et plus encore. Les
Structures sont improbables, elles s'étirent, se tordent, se brisent sans arrêt. Le tout servi avec son concept cinématographique et un humour Zappaien sous acide.
Ce skud est une lobotomie musciale. L'oeuvre d'un savant fou, ou plutôt de deux : Spruance et Patton. D'ailleurs, ce dernier pervertit son organe vocal dans les limites du concevable. Un skud qui a marqué et qui marque encore. Purée, ça fait trop longtemps qu'il avait stagné sur l'étagère.
Mankind is Dead. Blood is Fuel. Hell is Full