My Dying Bride - The
Angel and the dark river
Après l'avant gardiste et très réussi "Turn loose the swan", MDB revient à la charge en 1995 avec ce troisième album et s'oriente vers quelque chose d'encore plus somptueux...Dès le premier titre, dominé par cette mélodie au piano lancinante qui revient en boucle pour bien vs ravager l'âme et la voix d'Aaron Stainthorpe qui semble tenir toute la misère du monde, on sent que l'on a affaire à un album énorme. Ce pressentiment se confirme avec "From darkest skies", là on est abasourdi, par ce Doom à la fois mélancolique et imposant, parfaitement irrigué par ces sons d'orgues qui vs aspirent littéralement, pour vs transporter vers le royaume des morts..."Black voyage" est aussi une belle pièce épique d'une dizaine de minutes, et là encore c'est Martin Powell qui tire son épingle du jeu, en nous concoctant au violon cette fois, une mélodie absolument sublime, souveraine. Il faut dire que le mixage lui est particulièrement favorable, en mettant au premier plan les sonorités néo classiques, ce qui ne sera plus le cas sur l'album suivant...On continue sur la voie royale avec "A sea to
Suffer in" un grand classique du groupe. Rien à en dire de particulier, si ce n'est qu'il s'agit d'un florilège dans son style, si ce n'est qu'il s'agit d'une pièce majeure du Doom orchestral. Par contre la trop longue ballade qui lui succède vient un peu noircir le tableau, la partie acoustique est trop basique, répétitive et devient soporifique à longue ; Et les côtés mélodramatique et larmoyant sont trop mis en avant à mon goût..."your shameful heaven" nous sort de notre léthargie, il s'agit du titre le plus énergique de l'album, il contient même des parties assez rapides pour du MDB. Il est plutôt bon même si il ne renoue pas vraiment avec l'intensité émotionnelle que l'on a pu ressentir à l'écoute des 4 1ers titres. Enfin "The sexuality of bereavement clôt (pour la version digipack), de façon magistrale ce troisième chapître. Il s'agit d'un titre très sombre, suffocant, à la limite du
Funeral, qui voit renouer MDB avec son style originel. C'est aussi le seul titre, où l'on peut apprécier la voix Death/Black d'Aaron, tjrs aussi tranchante et empreinte de cruauté...Bref un album de référence qui n'a pas vraiment d'équivalent dans son style, si ce n'est "like gods of the sun", son successeur.