citation :BG : Je ne suis pas un expert, mais j'ai trouvé ça : "Cependant, l'adaptation à de nouvelles situations nécessite un certain niveau de variation génétique pour fournir de rares mutations bénéfiques. |
C'est ce que je
Dis depuis le début : l'adaptation nécessite des mutations, i.e. les mutations sont antérieures à l'adaptation. C'est parce que j'ai des poumons que je peux vivre en milieu aérien et pas parce que je suis allé sur terre que des poumons m'ont poussé.
Le poumon est un bon exemple, apparu probablement dans les milieux aquatiques mal oxygénés (tourbières) où les poissons qui ont développé un système leur permettant de respirer à la surface sont les seuls à avoir survécu. Nous voilà avec un poisson pulmoné mais bien aquatique qui est obligé de rester près de la surface pour respirer, qui se rapproche donc des milieux côtiers. Les variants avec des nageoires robustes capables de les stabiliser dans les courants de surface (plus forts que les courants profonds) sont sélectionnés, ces nageoires leur permettront de se hisser très péniblement hors de l'eau. Et voilà 200 millions d'année d'évolution avec toujours une variation qui PRÉCÈDE la colonisation d'un nouveau milieu où cette variation est sélectionnée (et donc "peaufinée").
Donc il y a corrélation entre environnement et
Mutation mais pas causalité entre environnement et
Mutation, la
Mutation est aléatoire (elle "propose") et la pression de sélection de l'environnement fait que certains mutants survivent (elle "dispose").
Bien sûr qu'il y a sélection des plus adaptés, mais ce n'est pas l'environnement qui provoque
Les Variations, il n'y a pas de "direction" dans l'évolution, c'est un hasard complet et
Les Variations sont très souvent délétères (cancers, myopathies etc).
Donc, pour en revenir au propos de base, imaginer que le cerveau va augmenter de taille dans un utérus plus grand c'est quasi-impossible car ça nécessiterait des mutations touchant à des étapes majeures du développement qui ont une chance quasi-nulle d'être sélectionnées. D'ailleurs l'exemple des baleines de
Morgoth est sympa pour illustrer ce phénomène : entre l'anthracothère initial (plus un hippopotame qu'un chien mais c'est du détail) et la baleine il n'y a quasiment "que" des variations autour d'un même plan d'organisation (en fait le plus impressionnant c'est les fanons des mysticètes) et pas de révolution onthologique...
D'autant que si on part du principe que l'environnement exerce une pression sur les individus qui sélectionne les variants les plus adaptés autant je vois bien en quoi un hippopotame avec des nageoires est sélectionnable autant j'ai du mal à voir quelle "pression" sélectionnerait un cerveau plus grand...
Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn