Le mariage homo, je m'en fous, je ne suis pas contre, donc en toute logique je serais pour, même si encore une fois, cela ne me touche ni ne me heurte pas.
Après, concernant la question de l'adoption, c'est plus chaud et ça demande de la nuance. En fait, je puis comprendre l'idée bonne de l'adoption par les homos d'enfants orphelins en France ou ailleurs (surtout dans les pays pauvres), car ils seront sans doute plus heureux dans un couple homo mais ayant les moyens de les faire vivre décemment sur le plan matériel et intellectuel/spirituel (à condition qu'il s'agisse d'un couple bien et stable, de gens "normaux" et équilibrés et pas de déviants pathologiques genre alcoolos, drogués, etc.), que dans un orphelinat d'ici ou d'ailleurs où la misère règne sur tous les plans, avec tout ce que cela peut impliquer de conséquences sur le développement futur des enfants orphelins.
Mais, mais... parce qu'il y a un mais. En somme, certes on peut faire évoluer la société et la tolérance de tout un chacun envers autrui, mais c'est oublier que l'on n'en est pas encore au point où l'homosexualité est acceptée par tout le monde sans exception, et que cela ne peut se faire en un claquement de doigts. Et en ce sens, l'école est un endroit violent, et j'ai justement l'impression que la violence à l'école va croissant... Aussi, des enfants bien adoptés et bien élevés par des couples homos, qui ont tout pour réussir, ne risquent-ils pas cependant d'être traumatisés par des brimades de la part de leurs camarades à l'école ? Quand on sait que le harcèlement à l'école (ou "school bullying", je trouve ce terme plus parlant) peut détruire des estimes de soi et créer des dépressions ou autres pathologies mentales difficiles à renverser pour des années, on peut se demander si l'homoparentalité est une bonne chose, pour le moment.
Et, dans le contexte d'une société qui est de plus en plus immature et irresponsable, ceci touchant autant les adultes, que les enfants par voie de conséquence, on est en droit de se demander si l'adoption par les couples homos n'est pas avant tout une sorte de "caprice narcissique" (comme on peut en voir chez les hétéros, car j'ai le sentiment quand même que de plus en plus de gens voient inconsciemment l'enfant comme un bien de consommation somme toute normal et ordinaire, et en font à tour de bras à des fins utilitaristes ou tout simplement, de satisfaction auto-narcissique d'eux-mêmes !). En fait, avec tous ces arguments en tête, j'ai envie de dire que l'on vit dans une société dangereuse où le droit de l'enfant est escamoté par le/au profit du droit à l'enfant, à tout prix.
Donc concernant l'adoption pure et simple, je suis plutôt pour, mais le développement de l'enfant en lien avec sa vie sociale à l'école ou impliquant d'autres enfants est à mon sens une donnée fondamentale à prendre en compte afin que cela ne lui porte pas de lourds préjudices dans son enfance et sa vie en général.
Pour en revenir aux arguments qui tiennent pour acquis que l'enfant a obligatoirement besoin d'une mère et d'un père, bof, je ne suis pas d'accord. J'ai eu récemment connaissance d'une bonne femme complètement cinglée, d'avec qui le mari souhaite divorcer, et il a bien raison, quand on sait à quel point cette femme a un grain, et est dangereuse autant pour le mari que, et surtout, pour ses deux enfants. Du reste, c'est un homme bien, d'après ce qu'on m'a dit, et il ne fait aucun doute que les enfants veulent vivre avec lui plutôt qu'avec leur mère, dont la place est en chambre de capitonnée avec
Camisole de force. Eh bien oui, dans ce genre de cas, l'enfant s'épanouira probablement bien mieux avec le
Seul père qu'avec le père et la mère cinglée. En ce sens, un enfant n'a pas forcément besoin d'une mère, ou d'une instance maternelle, ou d'une mère biologique (une belle-mère ou mère adoptive pouvant très bien remplir son rôle de substitut maternel). Attention, je ne
Dis pas que cela ne va pas impliquer un manque chez lui, bien sûr, mais je ne
Dis pas pour autant que ce manque va l'empêcher de s'épanouir et de devenir quelqu'un de bien malgré tout.
Après tout, des parents seuls s'en sortent très bien, que ce soient des mères seules ou des pères seuls. Comme l'écrivait Poote, elle aimerait que ses enfants ne connaissent pas le manque de l'instance paternelle/du père, mais cela ne l'empêche pas pour autant d'assumer fort bien son rôle de mère célibataire.
Donc, ne pourrait-on pas appliquer ce raisonnement aux couples homos et aux familles homoparentales en général ?
Certains me diront peut-être qu'entre familles mono (et supposées hétéro) et familles homoparentales, il y a un fossé. Peut-être, mais c'est au moins une piste de réflexion à prendre, non ?
Il est clair à mes yeux qu'il vaut peut-être mieux voir un enfant élevé par un couple homo bien sous tous rapports que par un couple hétéro complètement à la masse...
Même si après, encore une fois, l'acceptation sociale de l'enfant élevé par des homos reste à surveiller étroitement et en ce sens, cela demande une implication et un engagement de la société entière, familles, parents, instit', etc.
Bon, par contre, concernant les méthodes de procréation médicalement assistée, je jette l'éponge là-dessus. Pareil pour la question éthique de la filiation car pour moi, la filiation, la transmission générationnelle du "Nom du Père", ou de la parole et du sens via la famille, les ancêtres, c'est quelque chose de très important qui se perd dans la société actuelle et qui, selon moi, est à l'origine de certaines dérives... Mais c'est trop long à développer, je trouve, et là j'ai encore bien tartiné

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