Discussions Diverses >> La langue française maltraitée
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Ce topic est verrouillé
   
Mardi 15 Mai 2007 - 22:43:27
Je dirais la même chose...

Mercredi 16 Mai 2007 - 08:08:26

citation :
opeth59 dit :

citation :

- on ne dit pas "après qu'il soit parti de la maison" mais "après qu'il est parti de la maison" ... étrange, non ?


Je ne suis ni linguiste, ni grammairien, mais il me semble qu'on dit "après qu'il soit parti" donc le subjonctif présent

 
Non, absolument pas, "après que" demande d'être suivi par le présent de l'indicatif ... c'est expliqué dans mon message dont est extrait l'exemple. On a l'habitude de faire la faute parce qu'à l'oreille c'est beaucoup plus agréable, mais grammaticalement parlant il s'agit d'une faute !!! Tu ne vas quand même pas remettre en doute ce que m'a appris mon père qui était professeur de français - latin - grec (lettres classiques), non ?

Mercredi 16 Mai 2007 - 12:53:23
C'est un peu un "troll" grammatical cette question ; pour faire comprendre que tu as raison Black_Requiem, expliquons pourquoi. Tout en sachant que la question provoque toujours des débats chez les grammairiens...

Petite citation de Maurice Grévisse, grammairien belge :





citation :
La locution conjonctive après que régit logiquement l'indicatif (ou le conditionnel s'il s'agit d'un fait éventuel). Après que vous aurez parlé, il parlera.. On constate par ailleurs une forte tendance à construire après que avec le subjonctif. Cette construction heurte les principes : la subordonnée introduite par la locution exprime un fait passé, relativement au verbe principal. Ce fait est enregistré sur le plan de la réalité, dans une époque déjà écoulée ou dans une époque à venir ; l'indicatif est donc logique. De son côté, la locution avant que, qui amène un fait non encore accompli, donc encore simplement envisagé dans la pensée, gouverne le subjonctif. J'irai le voir avant qu'il parte.

(Maurice Grevisse, Le Bon Usage, Paris, Éditions Duculot, 1980, p. 1337-1338.)


Mercredi 16 Mai 2007 - 14:59:04

citation :
morgothduverdon dit : Je ne t'ai pas obligé à venir ici.
Mais tu es venu quand même, c'est trés bien.
Enfin, pour éviter les fautes de frappes, je préconise la relecture avant de valider le post.
Pas besoin d'avoir un diplôme universitaire en Français pour savoir bien écrire Français.
 
 

 
Eeeeuuuuuuhhhh.... franchement, pas sûr.
 
C'est des fois les plus diplômés qui sont à même de faire des fautes d'orthographe. Dans ceux qui font des fautes, il ne faut absolument pas confondre les dysléxiques disorthographiés (en gros, ils ne pourront jamais écrire une phrase sans faire de faute), sans oublier ceux qui ont un réel problème avec ça.
Puis il y a ceux qui ne savent pas faire un effort pour retenir l'orthographe d"un mot, ou à force d'arpenter les forums, pour une économie de temps de frappe, font volontiers des fautes et finissent par les intégrés dans leur orthographe. Et ceux-là sont pénalisés, d'autant plus que les concours français vont être nettement plus sélectifs, sur... ce sujet qui fache tant de Français. Allez les fénéants (et non feignants, même cette version est valable), lâchez un peu le téléphone portable et réapprennez à écrire!!0
 
A moins que vous ayez envie de stagner au niveau CP concernant ce sujet. Et je pense que l'on devrait rétablir un truc: tant que les gamins au CP n'écrivent plus sans faute, pas de passage en classe supérieure. Avant ça se faisait, pourquoi plus maintenant??? Parce que les enseignants n'ont plus envie de se casser le cul, et surtout font eux aussi des fautes. C'est du beau!!

Mercredi 16 Mai 2007 - 15:50:48

citation :
esreveR dit : C'est un peu un "troll" grammatical cette question ; pour faire comprendre que tu as raison Black_Requiem, expliquons pourquoi. Tout en sachant que la question provoque toujours des débats chez les grammairiens...

Petite citation de Maurice Grévisse, grammairien belge :






citation :
La locution conjonctive après que régit logiquement l'indicatif (ou le conditionnel s'il s'agit d'un fait éventuel). Après que vous aurez parlé, il parlera.. On constate par ailleurs une forte tendance à construire après que avec le subjonctif. Cette construction heurte les principes : la subordonnée introduite par la locution exprime un fait passé, relativement au verbe principal. Ce fait est enregistré sur le plan de la réalité, dans une époque déjà écoulée ou dans une époque à venir ; l'indicatif est donc logique. De son côté, la locution avant que, qui amène un fait non encore accompli, donc encore simplement envisagé dans la pensée, gouverne le subjonctif. J'irai le voir avant qu'il parte.

(Maurice Grevisse, Le Bon Usage, Paris, Éditions Duculot, 1980, p. 1337-1338.)

 
Merci bien esreveR 0  0

Dimanche 09 Décembre 2007 - 12:06:34
Quel beau topic que voilà!
Un petit truc simple: lisez un peu tout les jours. Peu importe que cela soit un paragraphe, une page, un chapitre ou un livre entier. C'est le meilleur moyen de mémoriser les mots, leur orthographe... Si vous avez un Scrabble, jouez-y ! Et si jamais vous tombez dessus ou si vous connaissez quelqu'un qui en possède un, jetez un oeil à l'Officiel du Scrabble, c'est très instructif. Sinon, parcourez quelques pages d'un bon vieux dico, ça ne fait pas de mal


Lundi 10 Décembre 2007 - 15:33:29
Je crois que le pire que j'ai (j'ai ? j'aie ? Indicatif ou subjonctif ? Je ne sais pas !) pu voir jusqu'à maintenant (pire que j'ai souligné sur le topic nommé "C'est la faute aux chatrooms ?", sur je-ne-sais-plus quelle section de SoM), ce sont les gens (surtout les jeunes, s'entend), qui mettent le conditionnel après le "si" :
"Si j'aurais pu, je serais venu."
Etc...

Et je ne comprends pas pourquoi cette erreur infâme de français.
Pourtant, ça fait partie des choses que l'on apprend en primaire :
Si + IMPARFAIT + CONDITIONNEL

"Si j'avais pu, je serais venu."
C'est quand même pas compliqué, de Dieu ?
J'avoue, quand j'en vois certains ici faire cette faute, j'ai envie de les reprendre, limite avec des insultes...
Je connais même des personnes qui ont un bac L et qui font cette faute, comme quoi 0 .

Quant à moi, je pense (très) bien maîtriser la langue française, sans prétention. Au niveau de l'orthographe, mes seules vraies lacunes resteront toujours celles de l'accord des participes passés avec "avoir" et "être". C'est infernal.
Grammaticalement, parfois, j'ai du mal à savoir quel temps et, sutout, quel mode employer lorsque j'écris des textes au passé simple. Plus-que-parfait, imparfait du subjontif..., j'ai un peu de mal avec ça. Néanmoins, faut pas croire, tous nos plus grands écrivains avaient des lacunes grammaticales de ce niveau, eux aussi. Après, je pense qu'il y a les bases de la langue, et que ne pas les maîtriser lorsque l'on arrive au collège (raaah, les 6èmes qui parlent et écrivent en mettant le conditionnel après le "Si" !) est inadmissible...

Autre faute, à l'oral cette fois-ci.
Les personnes qui disent : "C'est pas moi qui en est la cause."
Quelle dépersonnalisation, quelle absence d'estime de soi ! Moi, c'est je, donc il faut utiliser la première personne du singulier : "C'est pas moi qui en suis la cause." - "C'est moi qui y va." => "C'est moi qui y vais." Etc...
C'est une faute que l'on remarque plus souvent à l'oral. Je trouve ça laid. Je la faisais comme tout le monde avant, mais, à présent, je fais bien attention et ça ne m'arrive plus. Hors de question de me désigner comme une chose 0.

Et, sinon, je suis comme Morgothduverdon, toujours à reprendre les autres sur leur orthographe. Je ne le fais pas sur ce forum, mais, l'envie y est vraiment.
Mes intentions ne relèvent aucunement du pédantisme, pourtant 0.

Lundi 10 Décembre 2007 - 16:01:46
@Losurizen: Si j'auras su, j'aurais pas viendre
 
vraiment, je te l'ai déjà dis, mais franchement
Bienvenue sur SoM, t'es la reine de la casse argumentée
comme tout le monde, j'espere, j'ai remarqué ton attachement au Français
et ton humour "caustique"
Mais, ne perd pas éspoir, sur l'avenir ortographique de la jeunesse
du moins, pas toute.
 A titre personnel, j'ai toujours été, aussi bien pour mes prof, mon Ex,
et moi même, une cause perdue pour l'aurthograffe
mais depuis que je suis sur SoM
sachant que ce que j'écris va être lu, par des personnes
que je ne connais pas, qui ne me connaissent pas
et que comme toi, me jugerons, non pas sur le fond de mon post
mais sur sa forme.
 je ramarque, et on me le fait remarquer également
que naturellement j'ai fais d'énormes progret
bon j'ai toujours dé lakunnes
mais j'ai moins honte
 

Lundi 10 Décembre 2007 - 16:17:05
Sincèrement, je pense que les gens qui voient leurs fautes mais qui font des efforts considérables pour écrire de mieux en mieux chaque jour n'ont pas à avoir honte. Il y a une prise de conscience et de la volonté, n'est-ce pas là l'essentiel ?
Au contraire, ceux qui écrivent comme des casseroles, qui s'en battent les steaks, et qui conchient la langue française (je pense aux jeunes rebelles progressistes à l'extrême) ne méritent même pas que l'on s'attarde sur eux (quoique !).
 
Tiens, en parlant de ça, ton post me fait penser à quelque chose de "caustique".
Il m'arrive de parler avec des personnes proches, sur Internet, qui, par exemple, n'arrêtent pas d'écrire "malgrès" au lieu de "malgré". Ces personnes connaissent mon attachement pour le français, et savent que j'écris sans ne jamais faire de fautes, ou presque (les fameux accords des participes passés avec les deux auxiliaires - sinon, le dictionnaire est mon ami quand je doute sur l'orthographe d'un mot). Néanmoins, elles continuent d'écrire "malgrès". Et, de là, une Question se pose à moi : ont-elles conscience de leur faute et s'en fichent-elles ? ont-elles conscience de leur faute mais n'arrivent t-elles pas à la corriger définitivement ? ou bien, pire, pensent-elles que c'est moi qui fais la faute ?

Lundi 10 Décembre 2007 - 16:24:38
je pense que c'est un "bug"
pourquoi c'est putains de "é,és ées" avec parfois aucune logik
le français est par elle même
un barrage séléctif
dans un grand texte je suis capable d'écrire plusieur fois le même mot
avec differente ortographe
car dans chaque contexte, elle me semble juste
la langue Française est une langue "élitiste"
faite par et pour des ésthétes intéléctuels