citation :Demoneyes46 dit : What ? Tu te rends compte de la gravité de tes propos et de la caricature que tu fais ? 12.000 déporté Acadiens Vs 78.000 juifs Français (et c'est QUE les juifs). Faut arrêter de se foutre de la gueule du monde et comparer ce qui est comparable. Sans compter que certains faits remontent au 18e siècle et d'autre ont à peine 60 ans... |
Ah mais c'est toi qui t'emmeles les pinceaux. Tu parlais de génocide de français et tu rebondis de manière sournoise sur celui des juifs. Que des juifs français aient été déportés et déportés parce qu'ils étaient juifs, d'accord. Mais j'ignorais quant à moi que des français avaient été déportés parce qu'ils étaient français. Comme tu sous-entendais pourtant au départ. Soit
Ton exemple est proprement fumeux et visait uniquement à noyer le poisson par un argument qui n'en est pas un, soit tu as pris un mauvais exemple dès le départ et tu cherches à tout prix à avoir raison.
Quant aux massacres (ou plutôt génocide, puisque l'on a visé directement leur extermination) des acadiens c'est un chiffre estimé très approximatif et largement sous estimé si on comprend l'ensemble de l'Amérique du Nord. Ce que l'on sait c'est que de population majoritaire, et même largement majoritaire par rapport aux anglophones comprenant les grands lacs, le long du mississipi et du missouri, la louisiane, l'est du canada, on est passé à une population minoritaire confiné au Québec, et étiolé sur d'autres province, exception de la petite Louisiane aux states en quelques dizaines d'années. ça c'est de l'épuration ethnique.
citation :| Mais si c'est pour avoir affaire à du révisionnisme de bas étage je vais arrêter le débat là (car bien sûr chacun sait que les nazis n'ont jamais rien fait de mal aux alsaciens vu que la région est pleine de collabos, hein ? Aussi collabos que les chtis sont consanguins...). |
Ai je tenu le moindre propos révisionniste? Bien sur les allemands ont massacré des milliers, voire des millions de personnes. Ils ont commis un génocide de juifs, de tziganes, mais ils n'ont pas commis de génocides de français. Il n'y a jamais eu d'épuration ethnique de français à ce que je sache. Et je tiens également à souligner que ce sont en grande partie des alsaciens qui avaient brûlé vifs les populations d'Oradour sur Glane. Ils n'avaient pas tous souffert apparemment...les français en général n'étaient pas les plus à plaindre dans l'histoire...
citation :| Juste finir sur une note raisonnable : le Québec est français et c'est un fait. La langue française est malmenée, mais les autres aussi. Les américains ne savent plus parler anglais correctement et les allemands ont les même problèmes. Cette situation n'a rien à voir avec des complots imaginaires ou des questions régionales : la nouvelle génération ne fait aucun effort, on commence par se laisser aller sur son cellulaire, puis sur le net et tout d'un coup on est devant une feuille et on en vient à se poser des questions sur l'orthographe de mots qu'on maîtrisait parfaitement avant (expérience perso). |
Ce n'est vraiment pas du tout la même chose. L'anglais américain s'est imposé
De Facto avec l'instauration des Etats Unis d'Amérique, bien qu'elle ne soit pas la langue officielle (ben oui il y avait quand même pas mal de régions et pas les moindres qui parlaient espagnols avant que le racisme anglophone balait tout, mais là ils font la gueule parce que le spingouin refait surface, à leur tour de déclarer que l'anglais est menacé). L'allemand, ça me semble évident que l'on parle allemand en allemagne. Le Québec ce n'est pas pareil, ce n'est pas un pays, il n'y a rien qui protège autrement la langue française que le fait qu'elle soit encore parlée par la population. Il suffirait que la part des anglophones soit majoritaire (ce qui n'est pas qu'une hypothèse) et tout pourra être changé, jusqu'aux institutions.
citation :| Bien sûr que les gens doivent se battre pour garder une langue convenable. Mais ça n'a rien à voir avec les velléités indépendantistes, en France on a pas de contexte de combat contre des anglophones mais il faut quand même taper du poing sur la table de temps en temps (ce que l'académie française fait très bien) pour éviter certains excès. |
Ce n'est pas se battre pour garder une langue "convenable", dans ce cas c'est se battre pour parler sa langue. Une langue qui a historiquement et légitimement autant le droit d'exister que l'anglais au Canada.
citation :| L'indépendance Québecoise a trop de tenants et aboutissants (économiques surtout) pour se résumer à un cliché bas du front "les méchants anglais ils veulent nous exterminer", de plus c'est une question complexe et si toute la population du Québec était pour la question serait réglée depuis longtemps. |
La question est complexe, mais il existe un malaise beaucoup plus fort que ce que l'on connait dans les luttes régionalistes en Europe. Ici le oui à l'indépendance ne tenait quasimment à un cheveu en 1995 (pourtant dans un climat appaisé). Il n'y a pas de dérives mafieuses et anti démocratiques comme on connait en Irlande du Nord, en Corse, ou au Pays Basque espagnol, les indépendantistes québecois respectent assidument le jeu démocratique.
citation :La vérité c'est qu'en parlant avec des Québecois et en les côtoyant au jour le jour (et des gens de profils différents, pas uniquement entre 15 et 17 ans ) on se rend compte que la plupart des gens veulent garder une autonomie et une culture, une langue mais ne revendiquent pas forcément l'indépendance à corps et à cris sans compter que certains ont une image très négative des souverainistes. Certains même sont excédés par certains aspects négatifs de l'autarcisme Québecois dans certains domaines (ex : ententes sur les marchés publics de construction entrainant une hausse des prix et une baisse de la qualité des infrastructure : les autoroutes sont dignes d'une communale française et bizarrement, à la frontière avec les autres états ça s'améliore)...
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Paradoxalement je suis contre une indépendance du Québec. Parce que celà reviendrait à l'enclaver, à l'isoler de l'Amérique du Nord et à l'appauvrir davantage. Mais il est bien parfois de brandir une menace et dire à ceux qu'ils ont en face qu'ils ont autant le droit d'exister que les anglophones. Cette menace a plusieurs fois fonctionné et a été brandi quand les francophones étaient considéré comme inférieurs aux anglophones. Le Canada ne voudrait pas se voir priver d'une de ses régions les plus fertiles.