








Nile la disco entière sur deux jours. Y'a vraiment rien à jeter dans ce groupe, dès le début ils ont affirmés leur patte avec un album qui n'a pas à rougir des suivants. Pas vraiment d'albums faible non plus, honnêtement c'est l'un de mes groupes préférés tout genre confondu. Grandeur, technicité et lourdeur tel sont les doctrines de Nile.

Gigan - Quasi-Hallucinogenic Sonic Landscapes (2011)
Death brutal psychédélique, un tourbillon intense de blasts destructurés, de notes aigues assourdissantes, de ralentissements grumeleux, de theremin lobotomisant... une aventure intérieure de type "l'album finira-t-il avant que je fracasse ma chaîne hifi à la masse?". Cet album est très impressionant entre le chaos des structures qui s'entremêlent et se réinventent constamment et les couches d'atmosphère spatio-schizophrène qui épaississent encore plus une musique qui est déjà bien difficile à digérer. Les moments d'excellence sont innombrables (je pense à un certain moment de The Raven and the Crow par exemple). En concert c'est absolument terrifiant aussi, avec l'autre psychopathe qui lâche sa gratte qu'il torture dans tous les sens pour te théréminer la gueule un bon coup.
Haddock dit :Portal - SeepiaOu l'accouplement d'un poulpe gibbeux et d'un graphophone acrimonieux dans la vase aphotique et impie où barbottent les rejetons blasphematoires du grand Yog Sothoth
Un aérolithe trapézoèdre venu troubler le continuum spatio-temporel à travers le hurlement des engoulevents ; un monolithe cyclopéen et fongoïde, humide de l'ichor de ceux qui murmurent dans les ténèbres.
Oui exactement, une masse tourbeuse anachronique délétère écrasée par l'écho aphone d'une congrégation bâtarde de protostéropodes hérétiques et interlopes.
Kamoulox
Haddock dit : Kamoulox SothothPortal - OutreUn accouchement maudit dans une fange abyssale vaporeuse où des horloges coprolithes sont figés dans le temps d'avant le temps. Il y a des tentacules dans l'entre jambe de la mère poreuse.
Une entité pseudopode tenant du polype colorectal archéen émergeant des labyrinthes basaltiques, évoquée par ailleurs dans les manuscrits pnakotiques néanmoins préservés des innombrables éons.
(des "horloges coprolithes", carrément, mec !)
Vous avez pompé les paroles de l'album des Tranxen 200 "Lovecraft mon Amour", bande de fieffés sacripants iconoclastes et spongiformes !!