@ Poote :
Il y a une différence entre cultures différentes qui cohabitent sans heurts, chacune dans son coin sans pour autant s'ignorer et oublier le respect des unes et des autres, et cultures différentes, avec une culture officielle qui tente naturellement de se maintenir sans sortir de ses frontières, et une autre non officielle qui, à l'intérieur de ses mêmes frontières, a des velléités claires d'hégémonie et d'expansion, même implicites, du moins en est-il de certains de ses représentants les plus virulents et extrémistes, à moins que ce ne soit la culture elle-même qui soit ainsi dans ses grandes lignes. Du reste, les pays et les cultures depuis la nuit des temps se sont formés par des guerres, des conquêtes, des invasions, mais dans des époques reculées et guerrières et sanguinaires parce que c'était là le début des âges, n'était-ce pas au moins affirmé, voulu, posé comme tel ? Tandis qu'à notre époque, cela prend la forme d'une barbarie insidieuse, et c'est ça qui, je pense, est dangereux, parce que cela entraîne la confusion, la haine, la méfiance et le manque de nuance, nul besoin de détailler et d'illustrer par des exemples tirés de l'actualité. Et la culture officielle, du coup, s'affaiblit, s'amollit petit à petit, pourquoi ? Parce que prise entre deux chaises, elle revendique ses grandes lignes "culturelles" à elle, et culture signifie humanisme et civilisation et, du coup, par peur de paraître méchante et barbare à son tour, elle ajoute à l'humanisme la bien-pensance, et son affirmation n'est plus qu'une affirmation virtuelle, dite mais en aucun cas actée ; en parallèle, la culture non officielle peut avancer secrètement, mais sûrement, et avec des revendications gamines, martyres et victimes, qui font culpabiliser la culture dominante et la font ainsi décliner. Qu'y a t-il de viril et de guerrier là-dedans ? Rien. C'est par la médiocrité qu'une culture non dominante l'est devenue. Et le pire, c'est ça, c'est la conquête par la perversion. On n'est plus dans la culture, à ce niveau-là, mais dans la barbarie insidieuse.
Et la tolérance que tu prônes, excuse-moi de te le dire, ce n'est pas
Ad Hominem mais ce sont simplement tes idées que je contredis, c'est du suicide.
Arrive un moment où la culture dominante, dont le droit le plus fondamental est de vouloir se maintenir, dit stop et pose des limites. La culture, c'est aussi être sans pitié et cruel quand la menace qu'elle soit étouffée par des éléments extérieurs, étrangers, ouvertement impérialistes, est grande ; vouloir se sauvegarder dans sa petite bulle, sachant que d'autres cultures existent à côté et les respecter, c'est un principe primordial. Là où la culture tombe dans la barbarie et se contredit, c'est quand elle se pense universelle et veut détruire les autres soi-disant "sauvages", "batardes", "païennes" et dans le faux, pour s'imposer. Et n'est-ce pas ça, l'égalitarisme ? N'est-ce pas là aussi le crime des cinglés comme Hitler ou Le Pen à l'heure actuelle ? Vouloir tout le monde pareil ? Et n'est-ce pas par l'égalitarisme et le "tout le monde égal" que le monde se meure justement ? Parce que les diversités culturelles qui se savent mais ne cherchent pas à s'écraser les unes et les autres n'existent plus ?
Bon, quant aux Roms, je n'ai pas envie d'argumenter mon point de vue pour le moment, mais il rejoint ceux (celui) de Wodulf et Arch.
Édit, @ Arch : on tapait nos messages respectifs au même moment. Tu es plus bref et plus efficace que moi. + 100 000.
Édit, @ Van (en dessous) : oui, je sais, et c'est la dernière fois que j'interviens sur ce topic tout en étant HS, mais je pense au fond que le débat ne peut être complètement centré si certaines choses plus générales et en amont qui l'orientent ne sont pas "rappelées" et déliées. 'Fin, c'est mon impression et rien que mon impression... Sorry

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