De mon côté, je ne m'en cache, je ne fais que télécharger. Oui, ce n'est absolument pas rentable pour le groupe, c'est absolument anti-économique, égoïste, bref, ça manque d'éthique. Reste que je n'ai absolument pas les moyens d'acheter tous les disques que je voudrais. Alors, on pourrait me dire que je pourrais au moins en acheter quelques uns de temps, oui, c'est vrai, mais je sais très bien que je vais rentrer dans cette spirale
Infernale de la collection (comme la majorité des metalleux que je connais et qui achètent les CD), et me connaissant, je ne veux et ne peux pas. J'ai quelques T-shirt de groupes, j'essaye d'économiser pour aller à des concerts et festivals chaque année, tout e veillant à garder des thunes pour autres choses (car ma vie ne tourne pas qu'autour de la musique). La personne précédente à parler de "génération fast-food" et oui, c'est vrai, cette génération est bel et bien réelle, mais plutôt de toujours s'en retourner auprès du consommateur final, qui certes, il ne faut pas l'oublier, prend la décision d'acheter ou télécharger, il faut peut-être remettre en cause internet qui, au travers de son évolution, était de toute façon une bombe à retardement pour le secteur culturel. D'un côté, les petits artistes se font connaître et de l'autres les artistes plus connus y font leur publicité de manière aisée, mais y perdent puisqu'il y a eu le développement intensif du téléchargement. Et ce problème de fast food vient du fait que la musique est aujourd'hui accessible à tous et pour tous, que la portabilité va de pair avec un monde d'autant plus mobile, et les gens ont un besoin indéniable d'avoir leur musique constamment sur eux. Tout le monde ne peut pas absolument pas acheter toutes les musiques des centaines, voire les milliers de groupes qu'ils découvrent avec internet. On pousse à consommer, tout n'est que quantité, un groupe n'est qu'un groupe parmi d'autres, et les stimulis commerciaux que sont youtube, facebook, myspace, les sites de maisons de production (...etc) s'opposent aux limites économiques des gens, les consommateurs passant ainsi par des moyens dits illégaux mais qui au final sont justifiés par cet argument économique. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a ces nouveaux concepts de sites de streaming financer par la publicité, mais c'est du bullshit.
C'est un problème qui est bien plus large que le simple consommateur qui est un connard parce qu'il pense qu'à sa gueule et pas à celles des artistes. Les artistes ont su utiliser internet, ils y ont vu les côtés bénéfiques, et aujourd'hui, avec une économie qui s'est quasiment entièrement "internetisée", ils en payent le prix.
Je ne tape ni sur les groupes, ni sur les consommateurs, je veux seulement que l'on s'arrête aussi sur un système qui a poussé les gens (consommateurs ou artistes) à cette fameuse consommation de masse, cette "génération fast-food", qui a su tromper et nous trompe encore.