Parlons un peu politique... >> Education : suppression des notes et des devoirs ?
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Dimanche 28 Octobre 2012 - 20:30:56


citation :
leprechaun dit :


citation :

Si, leurs parents...Il ne faut pas tout attendre des profs.


Voilà le nœud du problème. Quand le discours des parents (ou de certains "sportifs" au QI d'un bulot analphabète (pléonasme!) ) est "L'école ça sert à rien. Moi j'ai rien foutu et je me suis bien démerdé tout seul" (sauf pour apprendre à lire, écrire & compter!), c'est foutu.
De surcroît de plus en plus de parents sont dans l'incapacité d'aider et de vérifier le travail de leurs enfants du fait de la non maitrise de base des maths et du français pour diverses raisons.
Si au départ les parents tenaient un discours visant à ne pas discréditer les études et l'école en général, on aura déjà fait un pas de géant.


D'accord . Même si on ne peut pas aider son enfant faute de connaissances suffisantes, on peut accorder une grande importance à ses études, et s'émouvoir de ses résultats. Surveiller, expliquer, discuter...

Mercredi 07 Novembre 2012 - 05:36:06
C'est quand même difficile de concevoir des parents qui disent à leur(s) enfant(s) que l'école c'est complètement inutile et que cela ne sert à rien du tout ...
Surtout dans une société où l’obsession de la norme et du diplôme structure la vie de chacun.
Le problème majeur est celui de ce qu'enseigne l'école : les élèves vivent de plus en plus dans un monde qui s'est définitivement affranchi des principes des décennies précédentes; on dit à l'élève d'apprendre ceci et cela alors que ce dernier ne comprend même pas de quoi il s'agit réellement. A quoi bon apprendre les dates et autres évènements de l'histoire de France si on se sent complètement détaché de cette histoire ? Un élève veut apprendre quelque chose qui l'intéresse, qui lui est utile et qui peut l'amener à aller plus profondément dans le sujet par lui-même. Il est par exemple intéressant d'apprendre à un élève à lire ... Néanmoins lorsqu'on lui demande par la suite de lire des romans abasourdissants dont il n'arrive absolument pas à saisir la portée, cela devient très compliqué ...


Mercredi 07 Novembre 2012 - 21:41:51

citation :
BEERGRINDER dit : Le problème de notation est il vraiment Primordial ? N'y a t-il pas beaucoup plus grave dans l'éducation nationale ? Le déclin croissant de l'autorité professorale, les mauvaises orientations des élèves, la sélection systématique de notre pseudo élite par les math et la physique, la formation pas toujours adéquate des profs, la déconnexion par rapport au monde de l'entreprise, la dévalorisation des branches dites manuelles, des programmes intenables sur l'année, etc...

A côté de tout ça, trouver le système de notation parfait revient à mettre une belle cerise sur un gâteau moisi. Mais si il faut donner un avis je vais le faire avec humour, la notation est indispensable, comme tout le monde j'ai été élève, dans de nombreuses matières je ne bossais que pour les interrogations, sans notation je n'aurai donc jamais bossé ha ha ha.


  Je te reponds un peu tard (désolé, le mauvais soldat que je suis à pas mal déserté ces derniers temps)
  Il y a un point sur lequel je suis d'accord, l'education nationale est un vrai trou à merde (j'ai enfin terminé mon putain de lycée en filière scientifique) mais je ne pense pas que c'est dut à un manque d'autorité.
  Primo, les filières sont dévalués parce qu'il y a une sorte de "propagande" à la con qui s'exerce dès le collège afin de trier les "meilleurs" des "faibles". Les meilleurs doivent aller en S, c'est comme ça. Les fillières "pro", c'est pour les "nuls". Dans l'inconscient, on est limite dans l'insulte.
  Quant aux profs, je trouve ça un peu facile de leur jeter toujours la pierre. Ils essaient de faire leur boulot mais la vérité, c'est qu'il y a toujours quelqu'un derrière pour s'attaquer à eux. Les merdes en rapport avec leur autorité décroissante et leur "soit-disant" détachement vient des nouvelles generations. Je suis encore en contact avec des éducateurs et ils disent tous que les nouvelles générations ne sont pas les mêmes. Leurs centres d'intérêts sont plus mature (plus de violence et de perversion), on leur achete des portables et des jeux videos plus tôt. A 6 ans, pour moi, c'était Pokemon et Dysney, pour eux, c'est Call of Duty et le R'n'B.
  La segregation sociale qui va croissante n'arrange rien. Quand un jeune arabe est dans un milieux de délinquance, j'ai du mal à l'imaginer devenir ingénieur, à moins qu'il ait une sacré force d'esprit. Pour moi, la première solution serait de payer plus de médiateurs aux valeurs humanistes mais d'origines immigrés (Maghreb, Afrique...) pour rapprocher les jeunes de valeurs moins violentes.

  Pour les notes, j'y ait un peu réfléchi mais rien de très clair pour l'instant. Le problème, quand on arrive à proximité du Bac, les notes représentent pas grand chose sur nos capacités. En fin de primaire, le système parait judicieux pour evaluer l'élève mais marque en effet différents "groupes" d'élèves. Le mieux serait sans doute que les profs gardent les notes pour eux et les partagent (éventuellement) avec les parents. Mettre en compétition les élèves n'est pas une bonne chose.

  Mais en CP et CE1, les notes ne servent à rien. Si l'élève n'avance pas, il faut trouver une solution. A quoi ça sert de mettre 9 ou 10 pour voir s'il sait compter jusqu'à 100. Il sait ou il sait pas. Mais je crois que ça n'est pas partagé.

  En tout cas, je pense que psychologiquement, les lettres doivent moins résonner comme une mise en compétition et plus comme l'expression de ce qu'on doit ateindre à l'inverse des notes (parce que personne ne s'attend à avoir 20 et que on veut juste la moyenne, mais que la donnée chiffrée inclut toujours un concours débile au sein des classes)

  Voilà, voilà. Je vais continuer à réfléchir dessus.


Mercredi 07 Novembre 2012 - 21:55:55

citation :
HelMist dit :
Pour moi, la première solution serait de payer plus de médiateurs aux valeurs humanistes mais d'origines immigrés (Maghreb, Afrique...) pour rapprocher les jeunes de valeurs moins violentes.


Mais bien sûr....
Ça voudrait dire que la France n'est pas capable d'instruire des élèves sans le concours d'"humanistes d'origine maghrébine" qui viendraient inculquer à nos français (car ce sont des français pour la plupart) les "vrais valeurs" ?
Une vrai blague ta proposition, intégralement.


citation :
HelMist dit :
Quant aux profs, je trouve ça un peu facile de leur jeter toujours la pierre. Ils essaient de faire leur boulot


Absolument, c'est d'autant plus facile de leur jeter la pierre que certains d'entre eux ont des responsabilités sur la situation actuelle (j'ai bien dit certains), mais c'est encore plus facile de les dédouaner de toute responsabilité.



citation :
HelMist dit :
Le mieux serait sans doute que les profs gardent les notes pour eux et les partagent (éventuellement) avec les parents. Mettre en compétition les élèves n'est pas une bonne chose.


Super ha ha, noter un élève sans lui donner sa note, t'as d'autres propositions comme ça sous le coude ?



citation :
HelMist dit :
En tout cas, je pense que psychologiquement, les lettres doivent moins résonner comme une mise en compétition et plus comme l'expression de ce qu'on doit ateindre à l'inverse des notes (parce que personne ne s'attend à avoir 20 et que on veut juste la moyenne, mais que la donnée chiffrée inclut toujours un concours débile au sein des classes)


Peut tu m'expliquer la différence entre un E- et un 2 / 20 ? Entre un A et un 18 ?

La compétition il en faut un peu et c'est normal, l'égalitarisme forcené est le meilleur moyen de transformer les meilleurs élèves en élèves moyens, c'est une ode à la ma médiocrité, on est pas tous égaux, certains sont meilleurs que d'autres, c'est vrai pour tout et pas seulement à l'école : autant les y préparer.


Mercredi 07 Novembre 2012 - 22:56:50

citation :
BEERGRINDER dit :

citation :
HelMist dit :
En tout cas, je pense que psychologiquement, les lettres doivent moins résonner comme une mise en compétition et plus comme l'expression de ce qu'on doit ateindre à l'inverse des notes (parce que personne ne s'attend à avoir 20 et que on veut juste la moyenne, mais que la donnée chiffrée inclut toujours un concours débile au sein des classes)


Peut tu m'expliquer la différence entre un E- et un 2 / 20 ? Entre un A et un 18 ?

La compétition il en faut un peu et c'est normal, l'égalitarisme forcené est le meilleur moyen de transformer les meilleurs élèves en élèves moyens, c'est une ode à la ma médiocrité, on est pas tous égaux, certains sont meilleurs que d'autres, c'est vrai pour tout et pas seulement à l'école : autant les y préparer.


Je suis pas certain que l'aspect compétition soit si primordial.
Jusqu'à me retrouver devant des concours sélectifs j'ai pas l'impression que les étudiants soient tous obsédés par le fait d'être le meilleur ou pas.
La notation et les statistiques de classe permettent de savoir ce que tu Vaux par rapport à tes ambitions, mais ceux qui se battent pour être le meilleur juste pour le principe ne sont pas légion.

Et je ne parle pas du mythe de l'écolier qui se Suicide parce qu'il est dernier de la classe. Après y a peut-être une pression trop forte de certains parents, mais supprimer les notes ne changera pas ça.


Mercredi 07 Novembre 2012 - 23:08:35

citation :
Demoneyes46 dit :
Je suis pas certain que l'aspect compétition soit si primordial.
Jusqu'à me retrouver devant des concours sélectifs j'ai pas l'impression que les étudiants soient tous obsédés par le fait d'être le meilleur ou pas.


En ce cas, la compétition n'est pas gênante si les gars s'en branlent d'être les meilleurs ou pas, et dans le cas contraire ça peut les transcender, dans les deux cas c'est positif


Mercredi 07 Novembre 2012 - 23:42:34

citation :
BEERGRINDER dit :

citation :
Demoneyes46 dit :
Je suis pas certain que l'aspect compétition soit si primordial.
Jusqu'à me retrouver devant des concours sélectifs j'ai pas l'impression que les étudiants soient tous obsédés par le fait d'être le meilleur ou pas.


En ce cas, la compétition n'est pas gênante si les gars s'en branlent d'être les meilleurs ou pas, et dans le cas contraire ça peut les transcender, dans les deux cas c'est positif


C'était aussi là où je voulais en venir


Jeudi 08 Novembre 2012 - 16:59:25


BEERGRINDER dit :



citation :
HelMist dit :
Pour moi, la première solution serait de payer plus de médiateurs aux valeurs humanistes mais d'origines immigrés (Maghreb, Afrique...) pour rapprocher les jeunes de valeurs moins violentes.


Mais bien sûr....
Ça voudrait dire que la France n'est pas capable d'instruire des élèves sans le concours d'"humanistes d'origine maghrébine" qui viendraient inculquer à nos français (car ce sont des français pour la plupart) les "vrais valeurs" ?
Une vrai blague ta proposition, intégralement.

Le fait est que la France est incapable d'instruire ses élèves. Un médiateur s'interesserait aux cas sensibles et l'origine ethnique aura une incidence sur le fait qu'il puisse dévelloper des relations avec les élèves d'origines immigrés. C'est quelque chose qui marche et pour preuve: ça a rendu par le passé mon collège très calme alors que c'était une usine à problème avant.
  Donc pas une blague puisque ça a fonctionné.





citation :
HelMist dit :
Quant aux profs, je trouve ça un peu facile de leur jeter toujours la pierre. Ils essaient de faire leur boulot


Absolument, c'est d'autant plus facile de leur jeter la pierre que certains d'entre eux ont des responsabilités sur la situation actuelle (j'ai bien dit certains), mais c'est encore plus facile de les dédouaner de toute responsabilité.
Les profs restent des fonctionnaires. Dire que ceux d'aujourd'hui sont plus mauvais que les anciens, c'est cela que je trouve injuste. Il suffit par exemple de comparer des profs de 55 ans, de 40 ans et de 25 ans et on verra qu'on ne peut pas en arriver à ces conclusions.






citation :
HelMist dit :
Le mieux serait sans doute que les profs gardent les notes pour eux et les partagent (éventuellement) avec les parents. Mettre en compétition les élèves n'est pas une bonne chose.


Super ha ha, noter un élève sans lui donner sa note, t'as d'autres propositions comme ça sous le coude ?
Supprimer les notes? Sérieusement, j'y réfléchit encore mais la note servirait alors au prof à savoir comment enseigner sans pour autant mettre en concurence les élèves. Certains profs essaient de donner les notes en privé mais elles finissent toujours par être connues par tous. Résultat: chacun connait son positionnement dans la classe.






citation :
HelMist dit :
En tout cas, je pense que psychologiquement, les lettres doivent moins résonner comme une mise en compétition et plus comme l'expression de ce qu'on doit ateindre à l'inverse des notes (parce que personne ne s'attend à avoir 20 et que on veut juste la moyenne, mais que la donnée chiffrée inclut toujours un concours débile au sein des classes)


Peut tu m'expliquer la différence entre un E- et un 2 / 20 ? Entre un A et un 18 ?

  A devrait signifier travail bien fait. le 18 renvoi à une note presque impossible à avoir. Mais au delà de ça (après tout, c'est assez subjectif ce que je viens de dire), c'est l'idée que renvoie ces notations qui sont différentes. Quand t'as C-, tu sais qu'il y a un problème, quand t'as 8/20, tu te Dis qu'avec un 13/20 ensuite, tu as la moyenne. Par ailleurs, l'intervalle est plus réduit et donc les moyennes deviennent moins un outil de classement qu'une manière d'évaluer son niveau. D'une certaine manière, ça revient à mettre des notes sur 5 au lieu de 20. On se souciera plus de savoir si on 11.2 (considéré comme moyen) et 11.8 (considéré de manière tout à fait absurde comme encourageant). Mais je pense qu'en privilégiant la lettre plutôt que la note, on cherche plutôt à qualifié qu'à quantifié le travail. Après tout, la moyenne, c'est quelle lettre.

La compétition il en faut un peu et c'est normal, l'égalitarisme forcené est le meilleur moyen de transformer les meilleurs élèves en élèves moyens, c'est une ode à la ma médiocrité, on est pas tous égaux, certains sont meilleurs que d'autres, c'est vrai pour tout et pas seulement à l'école : autant les y préparer.
Pas faux, l'idée serait de trouver un compromis. Mais des mentalités assez pourries circulent. Pas mal de "têtes" ont justement la cheville si grosse que le mot "aide" devient étranger à leur vocabulaire. Quand le classement vire à l'obsession et entraîne la création de marginaux, là il y a un sérieux problème. C'est particulièrement vrai au collège et dans la fillière S. Inversement, au collège, la médiocrité semble être devenu un critère pour se la jouer rebelle. L'intello est marginalisé et les écarts se creusent.



Jeudi 08 Novembre 2012 - 17:05:03

citation :
Demoneyes46 dit :

citation :
BEERGRINDER dit :


citation :
HelMist dit :
En tout cas, je pense que psychologiquement, les lettres doivent moins résonner comme une mise en compétition et plus comme l'expression de ce qu'on doit ateindre à l'inverse des notes (parce que personne ne s'attend à avoir 20 et que on veut juste la moyenne, mais que la donnée chiffrée inclut toujours un concours débile au sein des classes)


Peut tu m'expliquer la différence entre un E- et un 2 / 20 ? Entre un A et un 18 ?

La compétition il en faut un peu et c'est normal, l'égalitarisme forcené est le meilleur moyen de transformer les meilleurs élèves en élèves moyens, c'est une ode à la ma médiocrité, on est pas tous égaux, certains sont meilleurs que d'autres, c'est vrai pour tout et pas seulement à l'école : autant les y préparer.


Je suis pas certain que l'aspect compétition soit si primordial.
Jusqu'à me retrouver devant des concours sélectifs j'ai pas l'impression que les étudiants soient tous obsédés par le fait d'être le meilleur ou pas.
La notation et les statistiques de classe permettent de savoir ce que tu Vaux par rapport à tes ambitions, mais ceux qui se battent pour être le meilleur juste pour le principe ne sont pas légion.

Et je ne parle pas du mythe de l'écolier qui se Suicide parce qu'il est dernier de la classe. Après y a peut-être une pression trop forte de certains parents, mais supprimer les notes ne changera pas ça.


  Ca dépend des fillières et des études. Le problème, c'est que c'est cette mentalité qui créé des "groupes" d'élèves. le phénomène de groupes me semble rejeter certains principes de solidarité qui engrènent des mentalités infondées mais cette fois exagérée de rébellion envers les profs.Ca a toujours existé mais là, ça devient un peu trop gros. Et le problème, c'est que ça s'amorce surtout en fin de primaire et début de collège, au moment où tous les gosses sont ensemble, dans les mêmes classes. C'est pas un hasard si on a des bandes de potes où les notes sont bizarrement les mêmes au sein de ses bandes. Moi-même, j'ai toujours été pote (jusqu'à assez tardivement) avec des gens qui avaient un peu prêt les mêmes notes que moi.


Jeudi 08 Novembre 2012 - 19:29:19

citation :
Pas mal de "têtes" ont justement la cheville si grosse que le mot "aide" devient étranger à leur vocabulaire. Quand le classement vire à l'obsession et entraîne la création de marginaux, là il y a un sérieux problème. C'est particulièrement vrai au collège et dans la fillière S. Inversement, au collège, la médiocrité semble être devenu un critère pour se la jouer rebelle. L'intello est marginalisé et les écarts se creusent


Pas faux. Mais faut pas s'étonner si les "têtes" refusent d'aider quand on se fout de leur gueule...Tu as malheureusement raison, c'est cool de ne rien foutre...Les filles en général adorent les mecs qui glandent, ils sont trooop coool !
(HS)Mais plus tard, au moment de rentrer dans la vie active, ces mêmes filles regardent les "têtes" d'une toute autre manière...On la paye cher la place à côté du radiateur.. (fin HS)