La démagogie elle pointait dans ton post précédent avec la caricature du patron qui exploite ses gentils employés pour se faire du blouse sur leur dos, ou dans celui de Demoneyes qui grossit le trait dans le sens inverse en transformant des critiques du système en argumentaire d'extrême gauche de bas étage
Sinon, pour rebondir à ton post précédent un peu plus développé, concernant les patrons, je pense que c'est plus subtil que ça n'y paraît. Les mecs sont bien conscients de ce qu'ils font, en âme et
Conscience (encore qu'à un certain niveau de management la
Conscience il faut s'asseoir un peu dessus sinon tu survis pas). N'empêche que le système est tellement vérolé que c'est imparable: regarde ce qui se passe quand Total annonce ses résultats (en général des milliards de bénéfice)
- tout le monde crie au loup en disant que c'est indécent (média compris) de gagner autant de pognon
- dans le même temps le cours de l'action en bourse chute brutalement (vérifié à chaque fois depuis plusieurs années)
Le truc, c'est que les ratios de rentabilité de Total semblent être moins bons que certains de ses confrères pétroliers, et donc, tous les acteurs de la finance "sanctionnent" Total parce qu'il gagne beaucoup mais qu'il pourrait faire encore mieux. Et tu ne pourras pas empêcher le PDG de Total de prêter plus d'attention à ses actionnaires, le système est ficelé de toute façon...
Inversement, une grosse entreprise annonce une restructuration ou une fermeture d'un site industriel, effet garanti, l'action regrimpe en flèche...
Et si t'es pas assez rentable, que les dividendes rentrent pas, que ton capital boursier ne vaut plus un radis, tu deviens vulnérable, tu te fais bouffer par un plus gros qui va te dépecer en quelques mois, et socialement ça finira aussi en drame (même si c'est pas le social qui motive les patrons, je te l'accorde).
Quant aux politiques, on aura du mal à me faire croire qu'ils sont capables de démissioner pour des raisons éthiques. La place est bonne, certes, mais malgré tout il y a quand même des décisions qui conditionnent plus ou moins la capacité du pays à survivre dans cette guerre sans merci décrite plus haut...mais la marge de manoeuvre réelle est bien plus faible que ce qu'on peut entendre en période électorale.