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WOLFPACK – Total Head Removal (Chain Reaction ’87) : Wolfpack, un trio anglais, a pour principal défaut de rallonger inutilement et superficiellement ses morceaux. Entre cinq et six minutes à l’unité, c’est énorme, surtout quand on est en panne d’inspiration. S’il n’avait eu cette fâcheuse habitude, Wolfpack aurait sauvé les meubles, car le simili-thrash de Total Head Removal n’est pas original, mais tolérable. Qui a peur du Grand Méchant Loup ? C’est pas nous, c’est pas nous ! Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°17, avril 1988.
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MEDIEVAL – Medieval Kills (New Renaissance ’87) : vous pourrez très bien faire l'impasse sur Medieval. Son premier véritable album, Medieval Kills, au titre à se tordre de rire par terre, est un chef d’œuvre de prétention. New Renaissance, label ayant forgé sa renommée en récupérant tous les groupes dont personne ne voulait, en devenant ainsi une sorte de S.P.A. (Société Protectrices des Affreux), a encore frappé très fort. Mais où vont-ils donc les chercher ? Le pseudo rock dur mâtiné de punk de Medieval est affligeant et s’inscrit dans la lignée de Vicious Barreka. Ce trio de clochards américains procure un effet similaire à celui d’un suppositoire administré oralement, mais n’est même pas foutu d’être radicalement nul. Croyez bien, qu’en de telles conditions, je me serais fait un plaisir de le casser en deux temps trois mouvements par l’intermédiaire d’un aller-simple en direction de la section chroniques reservée aux "truands". Hervé S.K. GUEGANO, Hard Force n°17, avril 1988.
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MANIA – Message / Delivrance (EP autoprod’ ’87) : Notez bien sur vos tablettes le nom de Mania, un autre nouveau groupe allemand. Si l’album à venir est du gabarit de ce 45 tours, nous en reparlerons d’ici peu, et directement dans la section ‘les brutes’ de nos chroniques (NDLR : le top). Helloween n’a qu’à bien se tenir. Hervé S.K. GUEGANO, Hard Force n°17, avril 1988.
MANIA – Message / Delivrance (EP autoprod’ ’87) : si on peut difficilement juger un groupe sur deux seuls morceaux, on peut malgré tout se faire une idée de ses qualités. Mania offre ici deux titres de heavy-metal puissant. Les cinq membres du groupe se font une joie de nous taquiner les tympans avec leur soli mélodiques et leurs rythmiques en béton. Message et Deliverance vous procureront dix minutes de plaisir, accompagnés de Muffty, la mascotte du groupe. Trash Maniac n°07, mars/mai 1988.

VICIOUS RUMORS – Digital Dictators (Shrapnel / RR ’87) : Evidemment, Vicious Rumors sans Vinnie-Moore, c’est un peu comme la cuisine sans sel : cela paraît fade. Leurs deux guitaristes ne sont pas manchots, ils ont deux bras, deux mains, comme vous et moi (?) (C’est fou ce qu’on peut exprimer avec un seul petit point d’interrogation !), mais ils sont loin d’égaler les autres distingués représentants de la Varney Connection (NDLR : Mike Varney était le boss de Shrapnel). Leurs rythmiques sont plus triviales, c’est un fait, mais reconnaissons-leur le mérite d’avoir tiré la quintessence de leurs capacités pour aboutir à un résultat plus qu’honorable, qui déclasse celui de Racer X (très ennuyeux à ses heures). En outre, ils ont eu la sagesse d’installer Gary St Pierre (qui avait eu également naguère la fâcheuse idée de déprécier les resplendissantes créations de Marty-Friedman sur One Nation Underground (Hawaii) par ses vocaux gouailleurs et horripilants) sur un siège éjectable, avant de faire appel à un chanteur digne de ce nom. Que grand bien leur en fasse ! Détail curieux : Larry Lowe (le batteur) ressemble tellement à Marc Mc Gee (l’un des gratteux) que l’on jurerait qu’il s’agit d’une seule et même personne accoutrée de deux perruques différentes ! Pourtant, à en juger par leurs noms, ils n’ont pas l’air d’être de la même famille (quoique, dans ce milieu-là, les accidents sont vite arrivés !). Musicalement, Vicious Rumors s’en tient aux normes édictées par le Dictateur, maintenant de sa poigne de fer la mafia shrapnelienne, et tente de diversifier, dans le cadre de leurs conventions collectives, le tempo de ses morceaux. Mais son choix est effectivement plutôt restreint puisqu’il se résume à sélectionner l’une ou l’autre des positions de l’inverseur médium/rapide fixant le rythme. Et, contrairement à ce que laisse supposer le morceau Digital Dictator, un titre rapide, la position médium a (malheureusement) été sélectionnée à 80%. Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Hervé S.K. GUEGANO, Hard Force n°17, avril 1988.
VICIOUS RUMORS - Digital Dictator (Shrapnel ’87 - Roadrunner, distr. New Rose) : Paru en 1985 et flirtant avec un speed mélodique européanisé, Soldiers of the Night, premier album des ricains de Vicious Rumours, emmené par les duels de guitare de Goeff Thorpe et Vinnie-Moore, avait créé une bonne surprise. Le chanteur Gart St-Pierre s’est en allé, tout comme Vinnie-Moore ayant sorti en 1986 son album solo Mind’s Eye. Goeff Thorpe s’est trouvé un nouveau partenaire en la personne de Marc McGee, Lucky Luke de la six-corde aussi véloce que son prédécesseur mais nettement moins inspiré. Quant au nouveau chanteur Carl Albert, il hurle hélas toujours sur le même ton et ça devient quelque peu monotone. Refaçonné, Vicious Rumors a gardé la même optique, évoluant toujours dans un speed assez mélodieux mais stéréotypé (Minute to Kill, Towns on Fire). Les espoirs portés vers le groupe sont toutefois anéantis par des compositions passe-partout, très loin de valoir celles du premier album. Steve Fontano est fidèle à la production et, une fois de plus, dote un son trop fouillis. Bien que techniquement pros, les deux guitaristes pourraient de leur côté bâtir des patterns plus innovateurs et moins ennuyeux. Digital Dictator s’écoute d’une oreille distraite, les morceaux s’alignant à la queue leu leu sans se différencier vraiment les uns des autres. On s’attendait à nettement mieux de la part des californiens, tombés dans le piège du speed industriel à la mode. 10/20, Georges Amann, Hardrock Magazine n°45, mai 1988.
VICIOUS RUMORS - Digital Dictator (Roadrunner ’87) : Second album pour ce gang de l’écurie de Mike Varney, emmené par le guitariste Goeff Thorpe qui, tout comme Paul Gilbert, s’est adjoint les services d’un gratteux du même acabit en la personne de Mark McGee. Je vous rassure tout de suite, les solos de ces deux hallucinés ne prennent pas le dessus sur la musique, mais ils la colorent parfaitement. Digital Dictator bénéficie d’une assez jolie présentation, et d’une production qui confère au heavy-metal de Vicious Rumors puissance et efficacité. Une rythmique en béton, des riffs bien trouvés, de beaux chorus de guitare et surtout des refrains bien mémorisables (Out of the Shadows, Digital Dictator) forment un album agréable à l’écoute. Il n’en demeure pas moins qu’on aurait aimé un chanteur moins banal, et aussi une petite ballade. Car Vicious Rumors oscille entre les tempos medium (Lady took a Chance très réussi) et rapides (Minute to Kill). Il en résulte une légère impression de monotonie en fin d’album, quelque peu regrettable. Mais enfin, son heavy turbocompressé s’écoute quand même sans problème. Oliver ‘Eddie’, Hammerhead n°06, mai 1988.
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APOCRYPHA – The Forgotten Scroll (Shrapnel / Roadrunner ’87) : Si Apocrypha est le nouvel étalon de l'écurie Shrapnel Records, synonyme de qualité, on peut sérieusement commencer à reprocher au label de ne signer que des groupes du même moule. En effet, on retrouve encore une fois un chanteur puissant (Steve Plocica) et un fou du manche complètement désarmant (Tony Fredianelli), qui gratte plus vite que son ombre. Les compositions sont rythmées & bien équilibrées, et la superbe production est signée Marty-Friedman. Apocrypha ne ternit donc pas le catalogue Shrapnel mais, attention, même si ses produits sont aussi qualitatifs les uns comme les autres, la saturation reste menaçante. Metal Warriors Magazine n°03, Wallonie, début 1988.
APOCRYPHA (Shrapnel / Roadrunner '87) – The Forgotten Scroll : Si je m’attendais à un premier album génial depuis la précédente demo d’Apocrypha, je ne pensais pas un tel résultat, tant le disque est un monument. Les morceaux de la demo sont plus rapides et plus puissants, tandis que les solos pour courts ont gagné en efficacité. Si la plupart des titres sont plus rapides que ceux de certains groupes de speed, ils sont davantage travaillés pour vraiment entrer dans cette catégorie, mais ça cartonne sauvagement en tous cas, encore plus que Chastain dans le genre. Bien qu’issu de l’écurie Varney (NDLR : boss de Shrapnel) et loin d’être manchot, Tony Fredianelly n’a par ailleurs pas forcé sur le côté démonstratif, ayant préféré mettre l’accent sur l’efficacité des compositions. Puisant son inspiration dans la musique classique, le guitariste possède un style qui se rapproche de celui des gratteux de Cacophony. Les autres musiciens assurent une rythmique époustouflante, soutenant la superbe voix de Steve Ploccia, assez inhabituelle dans le heavy-metal, puissante, virile et bien chaude, un peu dans le style de JD Kimball (ex-Omen). Parmi les neuf morceaux, tous sont à conseiller à l’exception de la ballade placée en clôture, inutile car trop banale. The Forgotten Scroll devrait trouver place dans de nombreuses playlists de cette année 1987. Steph, Troubadour n°05.
APOCRYPHA – The Forgotten Scroll (Shrapnel / Roadrunner ’87) : C’est pourtant vrai qu’il n’arrête pas, ce sacré Mike Varney (Shrapnel), tel un magicien des temps modernes, d’extirper de son haut-de-forme un nombre sans cesse croissant de lapins / guitaristes de toutes les couleurs. Ils ne pullulent plus, ils grouillent ! Je soupçonne même les lapins en question de forniquer assidument à l’intérieur de sin haut-de-forme. Faites quelque chose ! Procurez-leur des préservatifs ! Quoi qu’il en soit, le simple fait que Marty Friedman ait trempé dans l’affaire méritait que m’on y regardasse (Pfff !) à deux fois. Car, bien avant Cacophony, Marty ne s’était-il pas illustré au sein de Vixen (futur Aloha, lui-même futur Hawaii), le premier groupe mythique de speed mélodique. D’autre part, on pourra, certes, critiquer à loisir le travail effectué par le sieur Varney, qui engendra aussi quelques lapins à cinq pattes au cours de ses manipulations génétiques, mais, cette fois-ci, l’association (à but lucratif) Friedman / Varney a porté ses fruits. Alors qu’habituellement l’apport d’un chanteur sur ce genre de musique émousse considérablement les sensations qui sont censées en résulter, soit parce celui-ci est tout bonnement affligeant (Racer X, Cacophony, etc…), soit parce que la mise en place des vocaux grignote à pleines dents l’espace réservé à la guitare (le project driver de M.A.R.S.), Apocrypha a su se faire en sorte que cette symbiose soit la plus harmonieuse possible. Le chanteur chante (et ce n’est pas une redondance), ce qui est la moindre des choses lorsque l’on donne la réplique à un guitariste de la classe de Tony Fredianelli (et un de plus ! Garçon, l’addition, s’il vous plaît ?), dont les compositions sont techniques (ou très techniques, je ne saurais le dire) et mélodiques (ce qui est certain) ne souffrent aucunement de la greffe des lignes de chant. En outre, Apocrypha ne s’endort que très rarement sur ses lauriers et ne rechigne pas à appuyer sur le champignon dès lors que le code de la route l’y autorise. Dommage qu’il se refuse à jongler avec les limitations de vitesse ; en version speed, cela eut été phénoménal (où est mon détecteur de radar ?). Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°17, avril 1988.
APOCRYPHA – The Forgotten Scroll (Shrapnel / Roadrunner ’87, distr. New Rose) : Dans le sillage du Speed Metal Symphony (Cacophony) de Jason-Becker et Marty-Friedman, sorti il y a quelques mois, voici un nouvel album de speed Formule 1 : Friedman produit cette galette californienne, où les guitares se livrent à des courses effrénées. Unique guitariste et compositeur d’Apocrypha, Tony Fredianelli dévale son manche à la vitesse d’un V8 gonflé à bloc. Ce speed qui tâche est malheureusement castré par un musicien atteint de le malmsteenite aiguë, maladie incurable et très en vogue chez les guitaristes hard de tous pays. Fredianelli est un vrai étalon dans le genre, mais son jeu à quatre mains devient ennuyeux au bout du compte. Tous ces prétendus virtuoses devraient s’occuper de s’employer davantage à corriger la médiocrité de leurs compositions au lieu de s’enliser dans un jeu à la dextérité qui ne surprend plus, aux avalanches de notes vertigineuses et dépourvues de feeling. Cette tornade blanche se clôt tout de même dans le calme et sur fond de claviers classiques (Broken Dreams). 7/20. Georges Amann, Hardrock Magazine n°45, mai 1988.
MOTORHEAD : Overkill (Bronze ’79) : Lemmy a encore frappé. Est-il besoin de répéter les mêmes clichés à propos de ces groupes de hard du style Van Halen qui n’ont pas une once de subtilité ni d’originalité et qui persistent avec un acharnement qui n’a d’égal que leur surdité ? A ce stade de Motörhead, on ne peut plus parler de Heavy Metal mais plutôt de musique minimaliste. Tagaga boum boum Overkill tagaga boum boum.
Alain Page, En attendant 17, mai 1979.
Alain Page, pseudo-chroniqueur effectivement en attente d'une consultation O.R.L.

METAL ONSLAUGHT – Cease to Exist (Shark ’87) : Auteur d’une démo et d’une apparition sur la compilation Speed Metal Hell III, Metal Onslaught joue du très bon thrash core, en d’autres termes un savant mélange entre le hard core de Cro-Mags et du gros thrash meurtrier. Le seul problème de Cease to Exist réside dans sa courte durée. Il ne sied plus qu’à Metal Onslaught de fournir un effort de ce côté-là, car le groupe assure déjà à fond pour le reste ! 4/5, T.Speedos, Sang & Sueur n°01 décembre ’87.
METAL ONSLAUGHT – Cease to Exist (Shark ’87) : Assurément le pire groupe de l’Illinois. Un metal générique dérivant vers le H.C, flagrance qui saute au oreille lorsqu'on a écouté le dernier album de DRI. On ne peut pas trouver un exemple plus suiveur que celui de Metal Onslaught. Dommage car le groupe avait fait une super démo mais son MLP Cease to Exist n'est quant à lui n’est qu’une perte d’argent. Le genre de groupe qu’on pourrait se passer de distribuer en Europe. Decayin’ Maggot n°3, 1988.
METAL ONSLAUGHT - Cease to Exist & SEPULTURA - Morbid Visions - SPLIT-CD (Shark Records '87) : Pour les inconditionnels de thrash bâclé, composé à la vitesse à laquelle il est joué, signalons l'existence de deux abominations : l'une de Metal Onslaught, à côté duquel l'Onslaught anglais passe pour un sombre rigolo, étant susceptible de faire tressaillir un sourd, et l'autre, Morbid Visions, le premier Sepultura, constitué de titres que Kreator n'aurait même pas osé placer en face B d'un EP. À faire marcher au pas un régiment de sourds... Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°19, juin 1988.

HIRAX – Blasted In Bangkok (demo 09/1987 - EP Lautrec Records ’88) : Toujours dans la série des retours retentissants, revoilà Hirax avec son chanteur Katon W. de Pena, qui n’en finit plus de se faire virer d’Hirax et d’y revenir. Katon n’a visiblement pas renoncé à sa si singulière façon de chanter, et Hirax n’a guère évolué musicalement ; ni meilleur, ni pire qu’avant, c’est du Hirax tout craché. Et donc, comme ce n’est certainement pas Blasted in Bangkok, ce 33 tours promo (2 titres, 17cm) qui remettra Hirax en selle, Katon n’aura plus qu’à reformer Phantasm. Hervé S.K. GUEGANO, Hard Force n°19, juin 1988.
=> On trouve un commentaire sur le site officiel concernant cette démo 3 titres, enregistrée et mixée en six heures le 17 septembre 1987 au Spot Recording Studio de Santa Ana, en Californie : « On a tout enregistré en six heures, mixage compris. On était toujours sidérés par les sommes astronomiques que certains groupes dépensaient pour enregistrer leurs disques. Ou peut-être qu'on n'y connaissait rien. ». L’EP 2 titres est sorti quant à lui pour la tournée promotionnelle d’Hirax en 1988. Le titre Dying World, initialement inclus dans la demo-tape, n'y figure pas. ++ FABIEN.

SEPULTURA – Schizophrenia (Cogumelo ’87) : Vous allez encore penser que je suis dingue car je porte désormais Sepultura à l’excellence après l’avoir descendu en règle. J’ai toujours détesté ses deux premiers albums (Bestial Devastation / Morbid Visions) et la putain d’attitude du groupe sur laquelle il s’est exprimé (voir interview dans le prochain numéro). Schizophrenia est ultra brutal, contient d’excellentes idées, et est dotée d’une très bonne production faite sur un studio 16 pistes. Je pense que l’évolution tient avant tout à Andreas Kisser, nouveau guitariste qui enterre son prédécesseur. Si Morbid Visions était un disque aux influences majeures de Kreator, Schizophrenia est le parfait compromis entre Endless Pain et Seven Churches. Tous les morceaux sont terribles, pas forcément très originaux mais sacrément brutaux. Procurez-vous ce disque et vous en aurez pour votre argent. Note : 9/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.
SEPULTURA – Schizophrenia (Cogumelo ’87 / Shark ’88) : Schizophrenia représente un pas de géant par rapport aux premiers disques de Sepultura, son split-LP Bestial Devastation (avec Overdose) et son premier album Morbid Visions. La production est bien meilleure, et de superbes compositions comme To the Wall ou Screams Behind the Shadows renvoient de nombreux groupes à la case départ. Le chant trop limité de Max Cavalera reste encore un point faible pour Sepultura qui, à l’instar des allemands de Deathrow, prend son envol vers des sommets qui paraissaient encore inaccessible. Écoutez le génial Inquisition Simphony, un instrumental qui ravira les amateurs. Metal Warriors Magazine n°03, Wallonie, début 1988.
SEPULTURA – Schizophrenia (Cogumelo ’87 / Shark ’88) : Aaarrgh ! Comment une telle amélioration est-elle possible entre deux albums ? Avec Schizophrenia et le nouveau Vulcano (Antropophagy), les groupes brésiliens prouvent qu’ils sont les plus lourds et les plus brutaux qui soient (à quelques exceptions près, bien sûr). Enregistré avec un super son pour changer, Sepultura défonce les oreilles avec sept tueries. Le quatuor est parvenu à trouver un style personnel avec plein de changements de rythme. Aucun doute là-dessus, Sceptic Schizo est un des tout meilleurs morceaux de l’année ’87. Il faut vraiment écouter Sepultura pour comprendre ce qu’est le total death. Maintenant, même Sepultura se met à devenir honnête… (NDRL : le rédacteur avait commandé Morbid Visions à Maw Cavalera, sans jamais l’avoir reçu). Decayin’ Maggot n°3, début 1988.
SEPULTURA – Schizophrenia (Cogumelo ’87 / Shark ’88) : Sepultura: la surprise du mois ; j’étais loin de me douter que j’aurais un jour à chroniquer une telle vilenie, en dehors de la rubrique des "Truands" ou de "Force Sceptique". Le fait est que la progression incommensurable réalisée par Sepultura entre le peu ragoûtant Morbid Visions et cet éminemment recommandable Schizophrenia méritait bien une récompense. Alors que le premier Sepultura plagiait sans scrupules le Kreator des mauvais jours, celui s’élève bien au-dessus de la moyenne. Sans toutefois être transcendant, ni foncièrement original, Sepultura domine maintenant les règles du jeu, se bornant à les appliquer à la lettre, mais en s’acquittant rationnellement. Produire du décibel à outrance n’est plus un but en soi pour Sepultura, dont la musique a évolué positivement, grâce à l’adjonction d’éléments nouveaux bien plus proches de Deathrow que de Kreator. Avec Sepultura, le thrash brésilien quitte enfin son rôle de faire-valoir du thrash anglo-saxon. Après l’étape de l’anglicisation, on peut considérer que la phase de mutation de Sepultura s’achève avec Schizophrenia. Et nous voilà rassurés quant à l’avenir du thrash brésilien, qui faisait jusqu’à présent figure de parent pauvre, l’exemple de Sepultura étant certainement l’un des signes avant-coureurs de son expansion prochaine. Hervé S.K. GUEGANO, Hard Force n°19, juin 1988.
SEPULTURA – Schizophrenia (Cogumelo ’87 / Shark ’88) : Sepultura nous avait déjà conquis avec ses deux précédents vinyles. Sur Schizophrenia, le groupe brésilien a compris qu’en répliquant quelque peu la musique de Slayer, il allait décoller. Le disque est en effet quasiment aussi bon que Reign in Blood, l’envergure en moins, et devrait à ce titre plaire à tous les thrashers. En espérant voir un jour le groupe en europe, je vous invite à vous procurer d’urgence son nouvel album. Pierre, Raging Metal n°02.
SEPULTURA – Schizophrenia (Cogumelo ’87 / Shark ’88 import) : Incontestablement l’une des sensations fortes dans le domaine du pur thrash-metal, Schizophrenia marque les grands débuts du Brésil sur la scène internationale. Parfumée d’exotisme morbide et jonchée de passages subtils, cette réalisation n’évoque pas l’ambiance des carnavals et, si l’équipe brésilienne de football avaient fait preuve d’autant de maturité et d’énergie que les thrashers de Sepultura, ils auraient certainement remporté la dernière coupe du monde. Phil Pestilence, Hardrock Magazine n°46, juin 1988.
SEPULTURA – Schizophrenia (Cogumelo ’87 / Shark ’88) : Voici le troisième vinyle de Sepultura, et il s’agit de death-metal avec un grand D ! J’ai été totalement soufflé par Schizophrenia, et jamais je n’avais entendu un disque de death-metal aussi bon que celui-ci. Si les deux premiers vinyles étaient plus « evil » sans pouvoir rivaliser avec le death-metal intense de Kreator ou Massacre (US), leur successeur dépasse le Terrible Certainty de Kreator, uniquement axé sur la vitesse. Toutes les parties speed de Schizophrenia sont mieux jouées que toutes celles que Kreator a interprétées, sans compter toutes les passages thrash et les mosh-parts. C’est le meilleur album death/thrash de l’année 1987 ! 9/10, Gylve Nagell, Sprashcore n°01, 1988.
Ahah, je l'attendais lui. Les 2 chroniques des mags HF et HRM sont encore partiellement dans ma mémoire. Le parallèle avec Deathrow, avec la coupe du monde de foot, une petite Madeleine de Proust.
Et un album de chevet, même si Ripper et son Experiment of Existence s'en approche, on n'a jamais fait mieux dans le genre. Culte pour ma part, je me revois l'acheter avec sa pochette ouvrante et la photo interieure sur la falaise du groupe. Un Masterclass, les chroniques, unanimes, ne s'y sont pas trompées, cette fois.