Lordi + Dirty Passion + Hollywood Groupies @Paris Le Trabendo 17-03-2015

le Mardi 17 Mars 2015, Le Trabendo



Hollywood Groupies

Je sais pas pour vous, mais moi, c'est pas tous les jours que je vais voir en concert un gagnant de l'Eurovision. Et il y a même peu de chance pour que j'en vois un autre que celui que j'ai vu ce soir-là. Bref, on est sur Spirit of Metal, et vous vous doutez bien que je ne vais pas vous faire un report sur Conchita Wurst, mais bien sur les finlandais de Lordi, glorieux vainqueurs de l'édition 2006 de cette merveilleuse émission qu'est l'Eurovision. Lordi, depuis cet heureux événement qui, il faut bien l'avouer, a fortement contribué à le faire connaître, a depuis continué son petit bonhomme de chemin, avec des albums toujours dans un Hard Rock virulent et mélodique, jusqu'à un Scare Force One sorti l'an dernier, avec des gros penchants Heavy voire extrême. Pour ma part j'ai adoré cette nouvelle orientation qui fait assurément évoluer la musique des finlandais. Et comme pour tout groupe normalement constitué et signé chez un gros label, une tournée est bien évidemment prévue, et celle-ci, du nom de Tour Force One, fait escale au Trabendo à Paris.

Je précise que j'y suis allé grâce à une accréditation (merci Replica Promotion et Mataï !), donc je n'avais pas de ticket papier, où est marqué l'heure d'entrée. Résultat des courses, je dois me fier aux infos trouvées sur internet (infoconcert, facebook – où il n'y a même pas d'événement officiel), qui indiquent 19h15. Par précaution je me pointe à 19h, et j'entre dans un Trabendo sans aucune file d'attente, je prends ma place … et la première partie avait déjà commencé à jouer ! J'ai à peine le temps de mettre mes bouchons d'oreille et de sortir l'appareil photo pour glisser dans le minuscule pit, et espérer en tirer quelques clichés corrects. Je précise que, quand je vais à un concert, j'y vais pour tous les groupes, pas uniquement pour la tête d'affiche ; du coup cette histoire d'heure d'entrée m'a un peu déçu.

Hollywood Groupies

Hollywood Groupies était donc le premier groupe à fouler les basses planches du Trabendo, délivrant un Hard/Heavy assez commun, un peu hargneux, mais manquant clairement de peps. Question composition les italiens vont devoir chercher un peu plus d'originalité pour espérer obtenir la clémence du public. En effet, le public (encore peu nombreux – ont-ils eu le même souci que moi ?) leur a réservé un accueil assez glacial, ou contemplatif. Il faut dire que la chanteuse des Hollywood Groupies manque cruellement de charisme lorsqu'elle s'adresse à l'audience. Pour le coup elle aurait pu passer le micro à la guitariste Kelly, qui osait bien plus nous parler, mais qui n'avait pas de micro. Autre point noir : la minuscule scène, qui en facilite pas la vie des musiciens. Déjà que la salle du Trabendo est étrangement agencée (l'architecture escargot ?) avec une scène au ras du sol, mais en plus les deux premiers groupes doivent se contenter du tout devant de la scène, où les mouvements sont tout bonnement impossibles. Dommage, car les italiens manifestaient des intentions de dynamiser un peu le show, mais non, pas possible. Au moins ont-ils été enthousiastes, souriants, et techniquement doués. Je pense sincèrement qu'avec une scène de taille correcte et quelques autres détails ils aurait pu emporter l'adhésion du public parisien.

Dirty Passion

On voit parfois des concerts où les premières parties sont quasiment aussi connues que la tête d'affiche ; ce soir-là c'est le cas contraire, et Lordi a choisi deux groupes très peu connus, en France en tout cas. Pour ce qui est de Dirty Passion, il est curieux de n'en avoir jamais entendu parler dans nos contrées, puisque les suédois ont sorti très récemment leur troisième opus, intitulé Malmö Sweden. Et se produire en public lorsqu'on est inconnu est un exercice loin d'être évident. Exercice que les suédois réussiront plutôt bien, grâce à des compositions plus bien foutues et bien exécutées. Là encore nous avons droit à un Hard Rock sans grande originalité, mais doté d'une expression sobre et mélodique qui lui sied bien. Certains les comparent au groupe anglais The Cult. Dirty Passion, contrairement à ses prédécesseurs aura enfin réussit à instaurer une ambiance dans la salle du Trabendo. Il faut dire que leur chanteur a la tchatche facile, parfois aidé par le bassiste au bagou naturel qui sympathise directement avec les parisiens. Une fois encore on voit le groupe gêné dans ses mouvements par une scène qui ne lui laisse pas assez de place pour s'exprimer pleinement, même si la prestation restera correcte au demeurant. On regrettera un son pas vraiment au top, avec trop de basse, qui laisse la guitare trop en arrière, avec certains soli carrément inaudibles. Résumé : là aussi, à revoir dans de meilleurs conditions, parce qu'il y a bien un potentiel.

Lordi

Les lumières s'éteignent, et une charmante dame habillée en hôtesse de l'air fait des signes avec les bâtons lumineux qui servent à guider les avions au sol. Et ce n'est pas un avion qui arrive, mais bien nos bêtes favorites, dans leurs costumes toujours aussi sexy, un vrai défi à l'esthétique et au bon goût. Ils nous balancent instantanément un Nailed by the Hammer of Frankenstein qui met tout le monde d'accord : le nouveau Lordi, c'est du lourd. Et effectivement durant tout le concert on remarquera que les nouveaux morceaux sont bien plus puissants que les anciens, plus Heavy quoi, et en live, ça rend vraiment bien. Pas que les anciens morceaux soient mauvais, loin de là, d'ailleurs le groupe nous a joué un Hard Rock Hallelujah, qui est certainement un obligatoire des concerts. Mr. Lordi nous fait à plusieurs reprises l'honneur de pousser jusqu'au chant extrême, pas courant quand on joue à la base du Hard Rock. En dehors de la musique, l'autre aspect d'un concert de Lordi c'est le spectacle. Les finlandais jouent beaucoup avec la mise en scène, dont Mr. Lordi lui-même qui donne beaucoup de sa personne. Je ne vais pas décrire ces interludes, pour vous en laisser la surprise au cas où vous iriez les voir, mais personnellement ça m'a bien fait rire, ça détend l'atmosphère et puis ça reste dans le thème ! Le frontman communique d'ailleurs beaucoup avec son public, parfois se voulant effrayant, parfois goguenard, notamment lorsqu'il s'essaye au français (voir la fin du report). D'une manière générale, on devine les sourires derrière les masques, et le plaisir que prennent les musiciens sur scène. Le seul écueil du concert concernait là encore le son, meilleur que pour Dirty Passion, mais avec des basses vraiment trop fortes pour pouvoir tout entendre correctement.

Setlist :
1. Nailed by the Hammer of Frankenstein
2. This Is Heavy Metal
3. Hard Rock Hallelujah
4. Deadache
5. Hell Sent in the Clowns
6. Blood Red Sandman
7. Give Your Life for Rock and Roll
8. Dont Let My Mother Know
9. How to Slice a Whore
10. It Snows in Hell
11. The Riff
12. Sincerely with Love
13. Not the Nicest Guy
14. Devil Is a Loser
15. Scare Force One
16. Who's Your Daddy
17. Would You Love a Monsterman ?

Et en méga bonus totale exclusivité rien que pour vous, j'ai pu depuis le pit prendre en photo la fiche de communication de Mr. Lordi pour le public français, que je vous retranscris telle qu'elle :

Hello ! - Bonsua
Thanks - Merci
How R U - Komoo sa wa ?
More ? - Wu zon vule onkhoo
Show tits - Muntre mua te sä
Dick - Bit
Ass - Khy
Pussy - Shat
See U next time - A la phossen

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