Hellfest 2019 - Jour 2

le Samedi 22 Juin 2019, Hellfest

Aujourd’hui, l’ombre a été notre chemin de croisade. Altar, Temple et Valley ont guidé nos pas vers la nuit et un extérieur plus frais. Le deux premières, sont comme deux siamoises sous lesquelles les Metalleuses et Metalleux peuvent passer de l'une à l'autre tel des vampires ne voulant être touchés par le soleil. Les plus anciens qui ne craignent pas les rayons durant moins d'une minute, peuvent trouver refuge sous la troisième jumelle pour des rythmes souvent plus poussiéreux.



Trepalium

Style vestimentaire bien frenchie pour un groupe qui, d’entrée met le feu au Altar. Son chanteur, Renato poussant sa voix, le visage rouge active déjà la foule qui déborde de la tente géante.
Le rythmique oscille entre petit hochement de tête et large coup de chevelure qu'aucun n’a sur scène.
Mais la pêche des cinq gars est emportée par un chanteur toujours engagé à fond dans ses multiples projets.

Cinquième fois au Hellfest pour Trepallium et la joie pour le groupe de revenir partager cet événement avec les autres groupes de la scène Metal française.
A l'annonce de deux morceaux du prochain album, c'est une entrée hurlée qui arrache les tympans des non initiés.
Le chant revient en force avec des bras levés pour pousser toujours des rythmes entre puissance de la double et saccades qui donne envie de se bouger.


Sur le tempo plutôt bas mais assumé, le chant de Renato fait des merveilles sur des riffs appuyés. Et voilà que déboule la charge de la rythmique énorme et puissante portant un solo pointu et rapide. Un chanteur qui tournoi et s’agite sur scène porté par cette décharge de dingue.
« On approche de la fin du set les amis, alors séparez moi cette fosse en deux pour faire la fête ! ». Ce sera alors, Wall Of death et Circle Pit sur un des titres plus connu du groupe : Moonshine Limbo.
Ça balance du tonnerre, ça tournoi avant que la boucle ne soit bouclée, avec ce côté Frenchie qui revient dans la musique aux tonalités des années folles comme cette prestation.

Set List : Fire On SkinMoonshine Limbo – Everything's Supposed to Be OK - Vesania

Punish Yourself

Aussi visuel que rythmé la compagnie est engagée dans un véritable spectacle Metal. Corps peints en fluo, les samples couvrent une plage sur les vagues de guitares. Les corps se meuvent à la lumière des voix synthétiques de l’homme à la crête presque discrète et la femme qui dissimule sa sensualité derrière une robe noire dentelée.


Elle agite son corps comme dans une rave Metal Techno, projetée par des rampes de projecteurs en croix renversées.
Pour faire écho à cette déferlante phosphorescente, la scie sur le ventre crache des étincelles en gerbe. Et comme si le bataillon d’instruments ne suffisait pas, le perfo. perce la scène dans des tonalités percutantes. Le niveau monte avec synthe  et grosse caisse qui marquent le beat.


Croix et tige en mousse fluo s’agitent dans un public survolté bougeant son corps presque aussi frénétiquement que les deux artistes mêlant leur voix et rapprochant leurs corps. Lorsque les étincelles se multiplient, l’accélération est exponentielle.


Le show se termine à la flamme de la coiffure de Klodia, chanteuse emportée dans une ambiance plus tribale.
La compagnie, dénudée en partie, domine une scène qui laissera des images et des sons encore un moment dans notre esprit.

Set List : Backlash – See Ya Later Alligator – Rock'N Roll Machine – Locust – Black Sun White Bones – Night Club – Spin The Pig – Dies Irae – Zmeya – Gasoline – Enter Me Now

Candlemass

Quelle émotion d’entendre ces titres qui sont devenus des classiques de l'Epic Doom Metal. Le son de Candlemass, reconnaissable entre 1000 nous prend de plein fouet. Troisième titre et encore la naissance de ce style qui remonte parmi les lumières rouges d’un crâne qui trônait sur Epicus Doomicus Metalicus.
Le chanteur d’origine porte de sa voix ce titre qui n’a rien perdu du son d’antan. 
La complicité des artistes est aussi énorme que le son lourd qui sort des enceintes de l’Altar.


Le miroir n’a pas pâli depuis ses origines noires et sonne comme jamais.
Après ces trois monstres de là discographie de Candlemass, l’atmosphère redescend des cieux pour napper le public de plus de lenteur encore.
La voix claire et les solo aigus viennent percer cette épaisse chape de rythmiques.
Chaque titre est une histoire, la création du Doom se réprend sur scène comme la fumée blanche.


Baissé au bord de la scène, le chanteur, avec sa voix, mais aussi de sa main courbée comme une griffe, accroche le public.
Lorsque la voix se fait plus caverneuse l’histoire nous attrape et le rythme saccadé de la batterie fait hurler, en rythme, le public absorbé dans le récit.
Le rythme s’accélère et le chant suscité par le chanteur et repris en cœur par un public ensorcelé par la force de la musique.
Alors que les premières notes de Solitude retentissent, les mains frappent en communion face à cette petite mort que procure l’émotion d’un tel monument de Doom.

Set List : The Well of Souls – Dark Reflexions – Mirror Mirror – Astorolus . The Great OctopusBewitchedDark Are the Veils of Death – A Sorcerer's Pledge – Black Trinity - Solitude

Def Leppard

Nous voilà de retour sur le Main Stage pour un autre monument historique dans son genre. « Animal » anime la scène et le public quand nous arrivons, alors que l’écran affiche des néons hyper colorés comme au milieu des années 80. Puis, le Hard FM, comme on le nommait en son temps, reprend tout son sens avec des mélodies presque douces, suivis d’une ballade comme il se doit.
Les cœurs rendent la pareille à un chant sirupeux et gai à souhait.
Lorsque l’un des hits, au refrain a l’écho incroyable, retenti, c’est le public qui chante et tape des mains.


Avec un long foulard attaché au pied de micro, le chanteur s’amuse terriblement sur scène. Diffusé par des guitares sèches, c'est probablement le premier slow de la journée (et peut-être du Hellfest) qui envahie la plaine du Festival.
Les titres s’enchaînent et le rythme, très bas, sera quelque peu bousculé par un refrain légèrement plus haut.


La guitare langoureuse et sirupeuse s’existent sur les brefs solo baladeurs. Le soleil commence à décroître comme les rythmiques sur scène qui n’en finissent pas de couler comme du miel.
Lorsqu’enfin un hymne tant attendu retenti, le réveil se fait dans la bonne humeur. Un show qui reprendra du poil de l’Animal pour finir sur un rythme plus rapide.

Set List : Rocket – Animal – Let It Go – When Love and Hate Collide – Let's Get Rocket – Armageddon It – Two Steps Behind – Love Bites – Bringin' on the Heartbreak – Switch 625 – Hysteria – Pour Some Sugar on Me – Rock of Ages - Photograph

Kiss

Avec une descente sur des plateformes individuelles, une batterie qui « atterrit » également sur scène, accompagnée d’étincelles, de flammes, le show est lancé. Les artistes noir et argent attaquent fort avec une pyrotechnie intencive du début à la fin de ce premier titre.
Dès le deuxième titre, sons et lumières amènent le public à chanter et taper des mains. Et c’est déjà un jeux avec le public pour motiver de droite et de gauche les troupes du Hellfest amassées dans la nuit.
La fête est lancée avec un Kiss en grande forme ne tarissant pas d’effets de scène.
Perchés sur leurs bottes brillantes, ils n’hésitent pas à parcourir les planches pour le plaisir du public. Derrière un Gene Simmons à la voix plus grave que ses congénères, les quatre artistes reprennent en cœur « Say Yeah ! ». Avec « Heaven's on Fire », la température monte de quelques degrés, alors que les flammes du Hellfest réchauffent l’atmosphère derrière la régie. Une nouvelle occasion pour le célèbre bassiste de sortir sa langue.
Dragon et flammes envahissent l’écran de fond pour un « War Machine » qui reflétera de rouge clinquant les costumes des Kiss.
Un refrain facile à chanter poussé par Paul Stanley, puis c’est encore les mains qui tapent en rythme. Quels artistes ! jouant aussi bien de leurs instruments que de leur image avec la caméra.
Avec une perfection hors du commun, les deux chanteurs se répartissent le chant et l’image au fil des morceaux.
Le chat derrière ses fûts est d’une énergie folle, les rythmes s’enchaînent jusqu’à ce solo qui met à mal l’attirail impressionnant mis à sa disposition. Lui aussi jouera des fûts et de l’image pour faire hurler le public.
Lorsque vient l’heure de la performance de guitare solo, le show devient un spectacle visuel pyrotechnique et musical électrisant.
Puis, lorsque la tempête verte se déchaîne, c’est le moment surprenant et presque étrange du bassiste de donner son show sanguinolant.
Le spectacle continue au sommet de la scène où, muni de sa basse tranchante, couvert de rouge, le rythme se fait plus grave.
Mais Kiss, c’est festif et repart avec un « Psyco Circus » fédérant immédiatement le public.
À grand renfort de flammes et de rythmes toujours plus entraînant « Welcome to the show ! »

Set List : Detroit Rock City – Shout It Out LoudDeuce – Say Yeah – I Love It LoudHeaven's on FireWar Machine – Lick It Up – Calling Dr. Love – 100,000 Years (with drum solo) – Cold Gin (with Tommy Thayer guitar solo) – God of Thunder (with bass solo) – Psycho Circus – Let Me Go, Rock'N'Roll – Love Gun – I Was Made for Lovin' You – Black Diamond / Rappel / Beth – Crazy Crazy Nights – Rock and Roll All Nite


3 Commentaires

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eclectic - 27 Juillet 2019:

Merci merci merci de nous faire partager ce festival.; Et bravo pour tes mots si bien choisis !

LostPhoenix - 29 Juillet 2019:

@eclectic : merci ! Lorsque les concerts sont prenants, les mots viennent tout seul. Pour Kiss, pour lequel les photos n'étaient pas autorisées, j'aurais pu écrire toute la soirée tellement il y avait des choses à voir et à dire...

eclectic - 05 Août 2019:

Les photos interdites pour Kiss ??? Alors que le web "dégueule" de clichés...J'adore ce groupe depuis leurs débuts, mais là c'est vraiment stupide..

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photo de HellfestClisson, Pays-de-la-Loire, France
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