Hellfest 2019 - Jour 1

le Vendredi 21 Juin 2019, Hellfest

Pour cette première journée du Hellfest 2019, nous serons irrésistiblement attirés par le Main Stage II consacrée à une belle tranche de groupes de Metal uniquement Français. Plus de cinquante groupes répartis sur les six scènes du festival seront, pour les indécis, un parcours du combattant. La journée affichant un soleil de plomb, les trois scènes couvertes, le royaume du Muscadet (forêt au milieu du site) et les deux murs d’eau seront de fidèles compagnons.



Klone

Le trio, guitaristes et chanteur sont toujours là, au bord de la scène, pour l’immersion. Le set démarre entre douceur des embruns et vague qui vous déséquilibre tout juste. Après deux tournées acoustique, les titres du dernier album déferlent en électrique.

Le plaisir que nous avons de les retrouver avec un son qui explose en vous est partagé par deux guitaristes heureux de revenir avec la puissance d’une grande scène du Hellfest.
Leur engagement est terrible, jusqu’à l’arrivée d’un titre plus ancien qui va agiter nos esprits mus par l’émotion jusqu’à présent.
Le missile vient de percer à nouveau notre cuirasse et la fumée enveloppe ce son prégnant.
Pour terminer ce set bien court, c’est un nouveau titre qui, semble-t-il, emprunte le chemin calme du précédent album. Puissance et univers profond enveloppent la voix claire d’un chanteur présent sur le bord de la scène. Il accompagne un public et des fans réunis nombreux en cette fin de matinée.  C’est un plaisir d’avoir écouté cet extrait du huitième album, « Le grand voyage », qui sortira en septembre.


Une attente longue récompensée par une journée qui démarre fort pour nous devant ce Main Stage 2 du Hellfest 2019.

Set List : Immersion – The Dreamer’s Hideway – Nebulous – Rocket Smoke - Yonder

 

Radio Moscow

Nous touvons un peu d’ombre à l’abri de la Valley.
Le trio au nom venu d’un pays froid nous apporte une musique plutôt chaude. La basse roule, la guitare crie et la batterie pousse des titres prenants.
Lorsque le chant s’arrête, la guitare solo trace le chemin fumeux sur une route bien connue. Le rythme se faisant plus saccadé, la voix plus haute est rattrapée toujours par une guitare qui montera le tempo de ses acolytes.

Le chant parfois blues est rejoint par un whawha mettant un air de Woodstock au fond de la Valley. Le public connaisseur comble la tente géante, le monde s’étend jusqu’au palissades en bois menant jusqu’à l’entrée géante du site.
Une prestation au style assumé avec une section rythmique énorme poussant un guitariste chanteur faisant varier comme un maître la musique qu’il porte en lui.

Lofofora

Première énorme affluence de la journée sur la plaine des Main Stages.
Ça démarre sur les chapeaux de roues avec une batterie au taquet.
Un Reuno qui invite la foule à s’approcher et se serrer pour toujours plus d’énergie partagée. « Il n’y aura pas de pyrotechnie, pas de danseuse, et pas de reprise de Johnny comme avec les groupes de Metal parce qu’on est Lofofora !».

Arborant fièrement un tee-shirt blanc des tambours du Bronx certes, mais la voix est aujourd’hui poussée pour le groupe qui envoie haut et fort les paroles en Français !
« Nous sommes arrivé, c’est magique, à l’ère du Pornolitique ! »
Un titre ou basse et batterie roule comme ce jeune fan qui prend la vague au dessus du public. L’espoir est là poussé par une musique inspirée.
« C’est moins sympa qu’en club ou on se prend les postillons en pleine gueule ! Mais on se revoit à la rentrée pour s’en mettre plein la face ! »
Grosse voix et musique qui bouscule : « tu as le droit de pogoter les copains ! » sur ce titre envoyé sur les réseaux depuis hier.


C’est un extrait de l’album qui sortira à l’automne pour un set trop court.
Mais l’espoir est dans « le futur » où Lofofora jouera 50 mn a 18h au Hellfest...

Set List : Le fond et la forme – Le futur – L’œuf – Envie de tuer – Pornolitique – Elixir – Auto-Pilote - Weedo

Godsmack

« We Will Rock you » remixé avec des titres tous plus connus les uns que les autres comme les Beatles démarrent le show.
Une entrée en matière sur bande pour bien apprécier le logo soleil tête de mort, or, rouge et noir. C’est rutilent et méchant à la fois comme cette intro toute en puissance rythmique.
La grosse machine Américaine est lancée. Cette petite feinte scénique sur l’intro du second titre serait-elle là pour tester le public de fans ? Puis c’est à 1000 à l’heure que repart le bolide brillant au moteur V8.
Des titres aux refrains accrocheurs qui suscitent l’envie de suivre le chanteur, de lever les mains, de passer sur la foule pour se rapprocher de cet aimant qui sonne comme une grosse promesse de richesse à l’ouest.
Ohohohoh ! Les mains levées fédérateur comme du Heavy mais avec ce quelque chose de différent. Encore un titre extrait de leur denier album qui donne envie de bouger, d’agiter de la tête au nom de Godsmack.
Puis c’est un second ensemble de percussion qui s’impose sur le Main Stage. Sully, le chanteur guitariste, envoie maintenant des percussions traditionnelles en parallèle à la batterie accompagnée de guitare et basse bien balancées. 
Les deux artistes enchaînent un « duel » de batteries face à face avec jet de baguettes et rythmes aussi différents que passionnants. Une performance applaudie comme il se doit : énorme à tous les niveaux.

Et ce n’est pas fini : AC/DC, Run-DMC, Metallica, les deux batteurs s’en donnent à cœur joie pour notre plus grand plaisir. Un chanteur passionné et amoureux qui donne tant qu’il peut pour un public conquis.
Le show qui se termine par un titre qui a dix ans, repris en cœur par une foule de fans avec qui le groupe partage ce moment de force et loin d’être « I stand Alone ! ».

Set List : When Legends Rise – 1000hp – Awake – Unforgettable – Something Different – Say My Name – Batalla de los tambores – Bulletproof – I Stand Alone

Venom Inc.

Que dire de ce backdrop, démoniaque (diable) et doux à la fois (deux agneau à ses pieds), imagerie du « Avé » des Venom Inc.
Le trio venu du Royaume-Uni attaque le Temple : croix géante renversée et guitare rouge.
La tête penchée, le chanteur bassiste au crâne dégarni nous renvoie vers un certain Lemy à la voix si singulière.
Les riffs et breaks s’enchaînent pour donner une rythmique particulière.
Lorsque le rythme qui attaque se fait plus tribal, le démon sort de la voix du chanteur pour un titre plus lourd, voir lugubre.
En trance, les artistes ferment les yeux devant la Croix et le Marshall pour vous emmener au plus profonds des abymes du Heavy Metal le plus Black.
Le nouveau titre écouté en cérémonie par un public captivé finit par une levée de cornes collective. Le solo qui déboule au cœur du titre suivant est un hymne qui capte l’attention d’un ensemble de connaisseurs du genre. Quand la cavalcade rythmique repart ce sont les têtes de démons de la double grosse caisse qui crachent.
Lorsque que retenti le glas, il est temps aux guerriers de la tente de s’écarter pour lancer le combat à la vitesse d’un section rythmique d’enfer. Nous y sommes, Venom Inc. a fait entrer le démon dans nos têtes et tous nous hurlons à la gloire d’un groupe qui véhicule l’esprit du « Speed Metal ». Un set dominé par des compositions issues du « Prime » Venom pour le plaisir des fans des origines.

Set List : Ave Satanas – Rip Ride – Forged in HellWarLady LustWitching HourBloodlust – Black Metal – Countness BathoryLive Like an Angel (Die Like a Devil) – Don’t Burn the Witch – Metal We Bleed

 

SUM 41

Les Sum 41 clôturent la première journée de la War Zone comble. Alors que nous attendons pour accéder au pit photos, c’est la vision d’une sécurité débordée par le flux de slams.

Démarrant sur les bandes sons des classiques « Black Betty » et autre « TNT », c’est un set ravageur qui s’annonce.
Entre une heure et deux heure du matin les lances flamme ajoutent à la chaleur d’un public chauffé à blanc par une énergie communicative.
Entre titres énervés et hits incontournables, les Sum 41 enchaînent à vitesse grand V. Les refrains sont chantés par un public de fans présents pour un pur moment de plaisir.
Lorsque les riff se font moins légers, la fumée emporte encore un hit au plus haut des mains levées du public.
Et comme si ça ne suffisait pas, les titres de grand groupes (Pink Floyd et Queen) s’infiltrent au cœur de certains titres, voir du set.

Puis ce sont des confettis rouge, puis dorées, qui envahissent la foule pour un concentré de titres tous plus chantants les uns que les autres.
Si il ne faisait pas nuit, on dirait qu’il y a comme un air de ciel bleu et de vent chaud de plage californienne.
Ce punk rock aux allures de Metal fond de Sum 41, et de leur prestation, une explosion d’énergie dirigée vers une assemblée qui acclame le groupe comme il se doit, avec joie et bonheur.

Set List : MotivationThe Hell Song – We’re All to Blame – Goddamn I’m Dead Again – Walking DisasterOut for Blood – Fake My Own Death – A Death in the Family – Over My Head (Better Off Dead) – No Reason – We Will Rock You (Queen cover) – In Too Deep – Fat Lip – Still Waiting


2 Commentaires

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eclectic - 22 Juillet 2019:

Merci pour ce reportage, et pour ton travail d'une manière générale.

LostPhoenix - 22 Juillet 2019:

@eclectic : toujours un plaisir de partager mes expériences et ambiances de concerts !

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