Extreme@Bataclan2017, Paris - Bataclan

A l’occasion des 25 ans de leur album culte Pornografitti, les américains d’Extrême ont repris la route ensemble pour une grande tournée, qui s’était déjà arrêtée au Bataclan en 2015. Les ayant loupé il y’a deux ans, j’ai donc sauté sur ce nouveau passage au Bataclan pour cette tournée européenne annonçant toujours l’intégralité de pornografitti sur scène.



Extreme (USA)

le Dimanche 10 Décembre 2017

C’est donc en ce dimanche 10 décembre froid et pluvieux que je prends ma place dans une file d’attente interminable qui s’étire sur 100m le long du boulevard voltaire. A ma grande surprise il y’a beaucoup de monde, à tel point que j’en suis à me poser la question si je ne me suis pas trompé de salle… jusqu’à ce qu’enfin autour de moi les conversations commencent à tourner autour du jeu de guitare de Nuno Bettencourt.

L’ouverture des portes se fait avec un peu de retard et c’est le groupe Waxx  en première partie qui ouvre rapidement la soirée. Le concert commence par un trio instrumental plutôt sympa musicalement bien que tournant un peu en rond, avant d’être rejoint par un chanteur typé hip-hop qui n’arrange rien à l’affaire. Le tout devient finalement très lassant, et il est temps que leur demi-heure de jeu se termine.

Pendant ce temps, le Bataclan s’est complètement rempli, de la fosse au balcon. Après une attente relativement longue, la salle s’éteint à 20h15.


Une courte intro plus tard Extreme monte sur scène et rentre directement dans le vif du sujet avec une énorme ouverture de concert lancée par trois gros tubes qui posent les bases du tempo de la soirée,  "It(‘s a monster)", suivi de "Li’l jack Horny" et  "Get the funk out", dynamiques et groovy à souhaits.

Les rythmiques imparables du duo basse/batterie,  Pat Badger/Kevin Figueiredo, associées au groove légendaire et la virtuosité de Nuno Bettencourt à la guitare, mettent très rapidement tout le public dans leur poche au son de leur hard-rock au style si particulier mélant (entre autre) le metal à la funk, le tout dans des conditions sonores quasiment parfaites.
Le chanteur Gary Cherone quant-à lui, affiche une forme vocale et physique impressionnante. Il est littéralement survolté et court partout, danse, saute d’un bout à l’autre de la scène, de gauche à droite et de bas en haut. C’est un véritable électron libre qui capte une bonne partie l’attention et favorise la participation du public.

Après de très bons titres comme "Rest in Peace" ou "Play with me" qui me font prendre conscience que nous n’aurons finalement pas droit au show 100% Pornograffiti  prévu, un mini kit de batterie est avancé sur le devant de la scène pendant qu’on assiste à un battle de percussions opposant batteur et guitariste.
Nuno s’eclipse alors un court instant pour revenir en scène vêtu d’une veste blazer et d’un chapeau de crooner. Il échange sa fidèle Washburn 4N contre une magnifique guitare electro-acoustique 12 cordes pour lancer un set acoustique composé de Hole Hearted et Tragic comic superbement interprétées, et pour terminer sous le son des djembés avec l’instrumental Midnight express.
Le show « électrique » se poursuit et enchaine très vite toujours avec de très bons titres de l’album "III Sides to Every Story", en passant par "Take us Alive" proposant une rythmique très country contrastant avec le reste.

Le set principal se termine en apothéose en mettant encore une fois  à l’honneur les qualités techniques de Nuno Bettencourt en nous interprétant son solo "Flight of the Wounded Bumblebee", enchainé a "He Man Woman Hater", suivi par l’explosif "Decadence Dance".

Le groupe sort de scène et les lumières s’éteignent le temps d’installer deux tabourets sur le devant de la scène. Seuls Gary Cherone et Nuno Bettencourt reviennent.  Ce dernier prend le micro pour se lancer dans un émouvant hommage en mémoire des victimes du Bataclan. Un très grand moment d’émotion tant pour le public que pour nuno qui ne peut retenir ses larmes.
Une minute de silence est alors respectée avant que la mélodie de "More than words" ne rompe ce silence pour que le concert reprenne son cours. "LE" tube d’Extreme interprété dans de telles conditions est évidemment repris en chœur par une très grosse partie du public.
Le concert se termine avec l’inédit "Peacemaker Die" apparemment jamais jouée depuis 1993, qui précède une magnifique reprise de "We are the champions" de Queen,  avec les parties piano réarrangées à la guitare.

Comblés par les ovations de tout le Bataclan, les américains n’hésitent pas à descendre un long moment à la rencontre des premiers rangs, entre serrages de mains et accolades, avant de quitter définitivement la scène après 2h de show.

Setlist Extreme:
It ('s a Monster)
Li'l Jack Horny
Get the Funk Out
Rest in Peace
Hip Today
Kid Ego
Play with Me
Tragic Comic
Hole Hearted
Midnight Express
Cupid's Dead
Am I Ever Gonna Change
Take Us Alive
Stop the World
Flight of the Wounded Bumblebee
He-Man Woman Hater
Decadence Dance

More Than Words
Peacemaker Die
We Are the Champions

 

 


1 Commentaire

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ELECTRICMAN - 23 Décembre 2017:

excellent reportage qui m'a fait saliver. Beau coup de projecteur sur un super groupe que je n'ai malheureusement pas eu la chance de voir sur scène.

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