Download France 2018 - Jour 4

le Lundi 18 Juin 2018, Download Festival France (BA 217)

Cette année, le Download Festival France nous offre un quatrième jour de show. Ce lundi 18 juin sera moins chargé en lives car seules la scène couverte et le Main Stage accueilleront des groupes. Les concerts démarreront plus tard que les autres jours, mais seront d'une qualité remarquable. Nous profitons donc de cette heure de départ plus tardive pour faire un point sur cette troisième édition Française et la seconde sur la BA217 de Bretigny sur Orge. La sécurité du site est toujours au rendez-vous. Les différents points de contrôle ne ralentissent pas l'entrée de tout le monde. Les structures pour le bien être des festivaliers ses sont multipliées : assises en bois éparpillées du côté des food market, des tentes et structures en bois pour faire de l'ombre et offrir des endroits de repos, un market immense grâce à une tente énorme au centre du festival... La multiplication des bénévoles derrière les bars a permis de réduire l'attente quasi nulle pour obtenir de la boisson. Le système Cashless a encore permis des paiements sécurisés et fluides. Et le club VIP totalement revu, plus concentré et nettement mieux aménagé a offert un endroit privilégié à l'image du Rock qui plane sur le festival.

The Pink Slips

Pour démarrer cette chaude après midi, quoi de mieux q'un bonbon rose et blond sous la scène couverte. Grace, la chanteuse de The Pink Slips, n'est autre que la fille de Duff McKagan qui jouera en fin de soirée avec la formation la plus attendue. Si l'on en croit le nombre de tee-shirt à l'effigie des Guns N' Roses, pour la plupart, les groupes qui précèdent ne seront qu'une récréation. Néanmoins, avec une voix sucrée qui colle comme ses positions scéniques, la prestation de la jeune femme fait déjà monter la température en attendant cette longue soirée. Grand écart, puis assise près de la grosse caisse jambes écartées, la jeune femme sulfureuse délivre un Rock énergique et suave à la fois. Elle est largement soutenue par un bassiste en tenue rouge écumant son coin à grands coups de cheveux bouclés. De l'autre côté, le jeune guitariste sorti des années soixante assurera des accords accrocheurs et des solos pas piqués des vers. Tout près du bord gauche de la scène, le clavier à la veste verte rétro jouera d’un oscillateur pour faire agir la magie des sons électroniques. Des rythmes Punk Rock bien envoyés poussant une Pink Panther aux cheveux blonds et lèvres rouge à provoquer un public aussi célèbre que son père : j’ai nommé Whitfield Crane, le chanteur de Ugly Kid Joe. Cette prestation et cette rencontre ont illuminé notre lundi après midi.



Jonathan Davis

Une voix reconnaissable entre mille qui évolue dans un univers presque sombre. C'est le célèbre chanteur de Korn qui, tout en sobriété, force le respect sur une scène dénuée de lumières et de fioritures. Le signe noir ornant la tenture blanche est presque cabalistique, une ouverture vers un chemin sinueux.

Contrebasse et violon donnent une profondeur spirituelle à cette prestation qui aurait mérité une heure plus tardive.
Le soleil étant encore haut, les hommes en noir jouent au grès du vent bougeant la tenture blanche derrière le batteur donnant une énergie frappante à un ensemble étonnant. L’homme au violon électrique avance une partie orientale poussée par une rythmique saccadée.

La grosse caisse orné du JD stylisé attaque une rythmique précise rattrapée par le chant et une guitare étonnamment volatile dans les effets. Quand le débit vocal s’accélère c’est tous les instruments qui s’affolent jusqu’à l’arrivée plus grave et succincte d’un JDevil qui défend un Black Labyrinthe profond et varié.

Set List : Underneath My Skin – Everyone – Forsaken – Final Days – What You Believe – Walk on By – What It Is - Happiness

Greta Van Fleet

L'album des jeunes Greta Van Fleet a déjà fait parler de lui, et les fans arborant le tee-shirt officiel vendu sur le festival sont présents devant la scène couverte. Comme leur musique brillante, les membres du groupe sont également étonnants dans leur tenue. Robe noire au long collier de plumes dorées, le chanteur bouclé décolle avec un chant venu d’un autre temps. Une époque où Led Zeppelin faisait bouger les scènes avec cette même voix aiguë et étonnante.

 

Un temps où la guitare d’Hendrix résonnait comme celle de l’autre jeune prodige sur scène. Dès le deuxième titre il nous donne un solo de guitare accompli derrière la tête montrant au public la folie de ses doigts parcourir la six corde couleur bois d'acajou. Le non moins jeune bassiste est possédé aux côtés du batteur frappant et débordant d’une énergie venant du temps où l’on jouait avec le cœur et les tripes. Une spiritualité applaudie par un public débordant de la scène couverte lorsque le bassiste fait vibrer des résonances rares sur son orgue.

La Warbird Stage prend réellement son envol cette après-midi avec d’incessants oiseaux passant au dessus des têtes rendues fous par une musique portée par une voix étourdissante. La vieille basse bleue turquoise roule sur le titre suivant pour une rythmique qui fera bouger la tête et le corps d’un public hypnotisé. Un air montant et descendant avec une voix pressante faisant écho à une guitare agile. L’ambiance s’éternise sur un titre qui s’allonge à la manière des grands. Étonnants d'aisance et de maturité, ces jeunes artistes mènent tour à tour la mélodie dans des sommets à l’instar de leurs aînés. Puis, c'est un titre qui n’en finit plus pour un plaisir infini d’écouter un Rock fort dans tous les sens du terme.

Set List : Highway Tune – Edge of Darkness – When the Cold Wind Blows – Flower Power – Watching Over – Lover Leaver Taker Believer – Black Smoke Rising – Safari Song

Seether

Venus d'Afrique du Sud, nous sommes heureux et curieux de voir les Seether en France. Et ça commence par une « étonnante disposition », avec un bassiste au centre et deux guitaristes, dont le chanteur, à gauche et droite de la scène.
Les premiers titres vont chauffer l’ambiance avant d’envoyer un hit du dernier opus tout de suite relayé par un public et des slams appuyés par un son écrasant.
Puis, c'est un break, accueilli par les hurlements de la foule, avant que le démon ne reprenne le chemin de la distorsion.

Voilà que le bassiste tape des mains suivi par un public qui est absorbé par une rythmique saccadée. Quelle présence de Dale Stewart, bassiste et fondateur du groupe avec Shaun Morgan à la voix caractéristique d'un mouvement né au milieu des années 80. Nous pourrions aussi bien taper du pied alors que la guitare se fait presque country, l’espace de quelques couplets, vite rattrapés par un refrain qui donne envie de crier « hey ! »
Deux fans agitant le drapeau de l’Afrique du sud sont pointés du doigt par Dale avec un grand sourire. Puis, c'est un titre qui transpire tout le grunge avec ses moments clairs et ses coup de saturation sur un rythme lancinant.

C'est ensuite, éclairé par des spots jaunes pour lumière tamisée, que le bassiste assis au centre de la scène délivre les douces notes de la guitare électro acoustique. Shaun, enveloppé d’une fumée blanche, met tout son cœur pour un titre profond.
Quand sonnent les premières notes de « Let You Down », énorme extrait de leur dernier album, c’est jump et bras levés qui rendent au groupe la force de ce titre. Les lumières se saccadent à l’instar de la guitare, avant que le gros son ne fasse headbanger une foule écrasée et heureuse de l’être.
Un set qui se termine en apothéose avec un levé de cornes général à l’identique du démon arborant la pochette de « Poison the Parish ». Un dernier titre qui réveille l’esprit grunge d’un Nirvana perdu.

Set List : Stoke the Fire – Gasoline – Betray and Degrade – Words as Weapons – Country Song – Fine Again – Broken – Let You Down – Fake It - Remedy

Guns N' Roses

C'est le film d'un tank écrasant un chant de têtes de morts qui tourne depuis de longues minutes pour faire patienter la masse de fans posés devant la scène. Certaines et certains sont contre les barrières de fer depuis le début d'après midi. Le tank annonce le Gun N' Roses Tour Europe 2018 avec les noms du Download et du Graspop collés à l'avant. Et c'est la tête de la mascotte du festival qui s'affiche sur un fond rouge. Il est 20h22 quand le spectacle commence ; la balle de colt est lancée.
C'est 'It's So Easy' pour un démarrage au plus près des fans de la première heure.
Et déjà, une fin de titre sur un solo de Slash alors qu’Axl surplombe la foule au bout de l’avancée de scène installée pour cette journée particulière, et surtout cette soirée qui promet d'être longue.

Ce sont des explosions en règle pour un 'Welcome to the Jungle' attendu. Puis, la batterie et la basse nous donneront une intro rallongée d'un titre extrait de « Use Your Illusion I ». Une titre que choisi Slash pour un autre solo final qui monte et descend, s’étirant pour notre plaisir.
Casquette noire et rouge vissée à l’envers et chemise à carreaux autour de la taille, Axel invective le public sur une voix toujours aussi caractéristique. La maturité et l'expérience donnent une couleur particulière à son chant.
Lorsque le rythme se fait plus langoureux, la magie opère toujours autant et les couples éparses s’embrassent irrésistiblement.
S'ensuivent les hurlements de la foule dès les premières notes de 'Live and Let Die'. Le thème bien connu rend dingue le public qui est, pour une majorité, uniquement venu voir les Guns N' Roses.

Passé maître dans les jetés de pied de micro, Axl est étonnant d’énergie. C'est ainsi que 'Rocket Queen' est chanté par une multitude de fans. Le solo sera joué par le second guitariste, sur une rythmique presque funk d’un Slash très inspiré, prenant la suite avec guitare stridente et un micro distordu synchronisé. Comme si cela ne suffisait pas, c’est au Bottleneck qu’il finira ce solo étonnant.
Des jets de flammes et explosions sont mis en place pour un 'You Could Be Mind' dont le refrain est presque universel. Puis, passage de micro à Duff pour un titre au rythme balançant du tonnerre. Sur l’avancé de la scène, il s’associe à Slash pour une fin qui bouscule.
C'est un titre tout en douceur qui suit, sur fond d’image bleues et feu s'affichant sur les trois écrans géants. L’émotion du jeu entre Axl et Slash est toujours là alors que le piano reprend le chemin illustré par les images d’une femme.
Quel moment mieux choisi que ce couché de soleil pour sortir la guitare à double manche pour un solo doux et fort à la fois.

C'est une ligne verte oscillante sur l’écran en fond de scène pour un 'Coma' plus qu’électrique alors que le riff terrible fait écho au bip de la machine. A ce titre fort suit la présentation en règle du groupe par Axl, finissant sur le tant acclamé Slash qui nous donne un solo feutré tout en touché alors que la nuit tombe.
Avant de balancer un Rock endiablé sautillant ou courbé sur une avant scène permettant d’apprécier une nouvelle performance de tous côtés. Tout le monde est bouche bée alors qu’il enchaîne le troisième énorme solo sur ce thème si connu. Le notes en appelant d’autres, c’est 'Sweet Child O' Mine' qui déchaînera la foule.
S’enchaînent quelques titres qui calment un peu le jeu. Le duo de guitaristes se retrouve sur l’estrade derrière le batteur. Slash et Richard Fortus, face à face, délivrent les notes feutrées d'un 'Wish You Were Here' étonnant.

Changement de tenue et de décor pour Axl qui enfourche son piano placé sur le bout de la scène avancée. L’occasion de partager avec Duff les projecteurs toujours rattrapés par les notes pointues d’un Slash magnifique. Instant magique lorsqu’au piano Axl entonne 'November Rain' suivi d'une pluie d’étincelles sur le final où Slash fait son solo devant le piano.
Pourquoi faire une reprise de 'Black Hole Sun' alors que tant de titres du combo Californien n'ont pas encore été joués ? Et puis ce sera aussi ' Knockin' on Heaven's Door' chanté par un public seulement arrêté par les solo de guitare et une rythmique quelque peu Reggae par moment.
C'est alors Axl, faisant sonner trois gros Klaxons en tête de scène, lance 'Nightrain', agitant à nouveau le public reconnaissant. Le rythme poussé par un batteur précis, au Groove certain, fait retentir la célèbre cloche.

 

Pour le rappel, Slash revient sur la Wawa positionnée sur la droite de la scène pour un retour en douceur sur fond bleuté. 'Don't Cry' resserrera encore plus les corps qui bougeront au rythme d’un titre qui a dû voir nombre de couples se former et se défaire.
Fin en apothéose avec un 'Paradise City' chanté et dansé par un public mis au anges par un show extraordinaire de presque trois heures trente. Confettis et feux d’artifices pour une pluie de notes par un Slash qui mettra le feu et un point final à un concert fantastique.
 

Set List : It's So Easy – Mr Brownstone – Chinese Democracy – Welcome to the Jungle – Double Talkin' Jive – Better – Estranged – Live and Let Die – Slither (Velvet Revolver cover) – Rocket Queen – Shadow of Your Love – You Could Be Mine – New Rose (The Damned cover) – This I Love – Civil WarComaSlash Guitar Solo – Speak Softy Love (Love Theme From The Godfather) – Sweet Child O' Mine – Wichita Lineman (Jimmy Webb cover) – Used to Love Her – Yesterdays – Wish You Were Here (Pink Floyd cover) – November RainBlack Hole Sun (Soungarden cover) – Knockin' on Heaven's Door – Nightrain / Rappel – Sorry – Don't Cry – The Seeker (The Who cover) – Paradise City


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