Brutality Unleashed (Europe Tour 2022)

le Mardi 23 Août 2022, L'International

Soirée Slam Death comme on n’avait pas vu depuis l’avant Covid. STILLBIRTH est revenu en France, accompagné comme en 2019 de GUTSLIT, mais avec cette fois aussi EMBRACE YOUR PUNISHMENT pour une première à Paris, ainsi qu’ORGANECTOMY qui a tout gagné de sa venue de Nouvelle-Zélande. Du son brutal de qualité, des pig squeals, du rouge et des coups sur la tête !

Embrace Your Punishment

La family parisienne était présente ce soir pour honorer les Nordistes et prendre en pleine face la punition auditive qu’ils nous avaient préparée. Tels les Spartiates illustrant la couverture de leur premier album « Honor Before Glory », les guerriers du public ont bataillé dans la fosse avec circle pit et pogo pour accueillir ce premier déplacement d’EYP à Paris. Au point que Vivien, le chanteur, exprime sa surprise et remercie en ajoutant : « vous êtes déjà chaud pour un mardi à 19h30 ! ». Mais c’est grâce au groupe qui a su partager son énergie et nous assener leur Deathcore qu’ils travaillent depuis maintenant bientôt 20 ans (ils s’étaient tout d’abord formés sous le nom de C-VICE en 2004). J’ai également apprécié le bon mixe dans les titres joués, entre ceux de « Honor Before Glory » (comme « Alone in this Pit » et « Dark Passenger » avec sa fin très groovy à la PANTERRA) et de « Nameless King », leur dernière production en date (« Fallen Kingdom », « Nameless King », Masters of Hate »), que je trouve plus rapide, plus gutturale et plus proche du Slamming Brutal Death que de leurs débuts avec des phrasés plus Hardcore/Deathcore. Dommage juste qu’ils n’aient pas profité de la présence de STILLBIRTH pour leur demander de jouer avec eux « Black Storm », comme sur l’album.

En tout cas, contrairement au roi illustrant leur dernière pochette d’album, cette formation a bien un nom et je vous propose de le retenir afin d’être sûr d’aller les voir lors de leur prochain live !  D’ici là, on attend le 3ème album les gars !

Gutslit

Après leur show de 2019 au Gibus (déjà avec STILLBIRTH), nos indiens préférés étaient ravis de leur retour en France, tout comme nous ! Ils sont très sympas à voir sur scène, notamment le chanteur avec toutes ses mimiques, et encore plus le bassiste, qui joue en se dandinant et en tirant la langue (effet garanti). Regardez une vidéo de live si vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer à un de leur show. Ils ont su nous entraîner et cela s’est vu avec le déclenchement d’un pogo dès le deuxième titre. Anecdote d’ailleurs à propos du pogo : y participait une fille avec une jolie robe rouge d’été. Peu courant comme attirail pour une Métalleuse en concert.

Après le pogo, un wall of death, puis repogo à l’écoute des deux tiers de leur dernier album « Amputheatre» qu’ils nous ont joués, du titre plus ancien « Atrophic Cranial Disintegration » (du 1er album « Skewered in the Sewer »), sur lequel j’ai l’impression d’entendre à plusieurs reprises « pipi, caca » (écoutez et vous me direz), comme du partage de deux nouvelles compostions. Il s’agit toujours de Brutal Death bien lourd (avec quelques rares solos de guitare) qui flirte régulièrement avec le Slamming Death de leurs compères de la soirée ! A noter le petit plaisir de les entendre reprendre « Kill Your Mother/Rape Your Dog » de DYING FETUS. Oui, ils avaient sélectionné le plus poétique. D’ailleurs pour ceux qui se demandent la signification de « gutslit », c’est un mot que l’on pourrait traduire de l’anglais par « éventration ».

Je ne sais pas s’ils ont joué moins longtemps que les autres groupes mais c’est passé très vite, ça s’est bien enchaîné et ça a été très efficace.

Organectomy

Les chirurgiens néo-zélandais d’ORGANECTOMY étaient visiblement attendus. Pour le début de leur show, le public s’est en effet densifié (il a fallu jouer des coudes pour se frayer un chemin afin d’être bien placé) et les mecs de la fosse ont enlevé leur t-shirt (je ne vous dis pas les projections de gouttelettes, pas très Covid tout ça) avant même que ça ne commence. Est-ce pour ça que la fille en rouge s’est tenue à l’écart du pogo cette fois ? Peut-être. Ou bien parce qu’elle avait remis ses lunettes, qu’elle voulait boire sa bière peinarde, ou bien tout simplement se reposer entre 2 groupes.

Donc un public venu pour en découdre qui s’est déchaîné à l’écoute du gros son (merci aux 2 guitaristes) et des vociférations d’un chanteur à l’apparence d’un Jésus, grand avec sa longue barbe et chevelure, version tatouée et un peu plus trapu.

La deuxième anecdote (il y en aura un troisième, si si) de ce concert : au moment de l’avant-dernier titre joué par ORGANECTOMY, descend dans la salle un mec très élégant en costar-cravate (rouge la cravate, encore rouge oui, je sais) qui sortait visiblement tout juste du boulot. A peine arrivé, il monte sur scène pour slammer habillé comme ça !

Bon, revenons à la musique : du Slamming Brutal Death ultra lourd, typique de Unique Leader Records (leur label). Un chroniqueur a écrit que tout ce que vendait cette maison de disques (BRAND OF SACRIFICE, DEVOURMENT, EXTERMINATION DISMEMBERMENT, GORGASM, SIGN OF THE, SWARMS, STILLBIRTH, VULVODYNIA, WITHIN DESTRUCTION…) sonnait exactement de la même façon. Je vous laisserai écouter et juger si c’est le cas ou bien si on a eu affaire à un déficient auditif. Quoiqu’il en soit, les nombreux titres du nouvel album et un souvenir de « Domain of the Wretched » (2017) ont enflammé la salle : c’était très festif et ça n’a pas arrêté de slammer dans tous les sens. Le groupe était aux anges et a qualifié son audience de « fucking crazy ». Lors du rappel très appuyé, Alex, le chanteur, a demandé à l’orga s’ils avaient le temps pour « one more » et je crois qu’il était impossible à ce dernier de répondre non, face à la très vive sollicitation de toute la salle !

Stillbirth (GER)

On ne perd pas de temps à chercher le réglage parfait, les Allemands de STILLBIRTH (et je me demande si un des guitaristes n’était pas celui d’EMBRACE YOUR PUNISHMENT) commencent directement. Et qui ouvre sauvagement le pogo ? La cravate rouge, rejoint immédiatement par…la robe rouge, revenue dans la partie !

Ça a bougé durant tout le set (pas mal de circle pit) et les interactions groupe/public ont été nombreuses : le chanteur (dans un style aussi « à la Jésus ») descend séparer le public en deux pour lancer un wall of death. Plus tard, il se jette de la scène (avec le bassiste) et se fait littéralement porter par ses fans, tout en continuant et chanter (jouer). Et avant la fin du show, la moitié de la salle au moins est montée en même temps sur scène à son invitation, vous imaginez ?

Les hommes en short vert/jaune ont donc bien assuré, dans la continuité d’ORGANECTOMY, avec leur Slamming Brutal Death qui a fait la part belle à « Nail Below Nail », leur CD tout juste sorti cet été. Le public à nouveau qualifié de « crazy » leur a bien rendu, même les plus timides ont slammé.

A la fin de cette lecture, si vous approchez votre nez de l’écran, vous devriez pouvoir sentir la sueur, tout comme moi à la fin de ce concert mémorable.

Bravo aux groupes, à toutes les personnes qui se sont déplacées et bien sûr aux organisateurs de FKLIEMFEST et SUDEN PROMOTION. Merci, au revoir.

Ah, on me demande qu’elle est la troisième anecdote : on s’est pris des coups de marteau sur la tête pendant toute la soirée ! Et ce n’est pas une expression… des coups donnés par une fan venue équipée d’un marteau (gonflable ????) qui visait tous ceux qui se trouvaient à portée de bras !

 

 


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