« Jeunes, sauvages et libres ». N’est-ce pas ce à quoi nous aspirions tous lorsque nous avions 15 ans ? Nous avions les cheveux longs, des jeans moulants, des tee-shirts à l’effigie de nos héros à 6-cordes, des vestes patchées qui effrayaient les grands-mères, des posters de nos héros tapissant le moindre espace disponible de notre chambre, et suffisamment de confiance en nous pour défier les regards inquisiteurs des gens qui ne voyaient en nous que de jeunes cons. Cette confiance, c’est la musique que nous écoutions qui nous la procurait. Nous étions fiers de faire partie d’un groupe d’élus qui « savait ». Nous savions que notre musique était la plus grande, la plus sincère, et la plus humaine. Nous savions que les musiciens que nous idolâtrions étaient les Mozart de notre époque. Cet espoir de liberté, c’étaient ces Dieux que nous vénérions qui nous le procurait. Ils traçaient la voie, nous montraient le chemin. Oui nous étions jeunes, sauvages et libres. Et puis la vie nous a rattrapés et taclés sans ménagement pour nous montrer la réalité… Mais ceci est une autre histoire… Ce message, c’est également le titre d’un premier album d’un petit groupe canadien du nom de
Brighton Rock. Issu de la scène Glam/Hair
Metal et inspiré par des groupes comme
Foreigner, ce quintette d’une petite ville des chutes du
Niagara aura attendu 4 ans avant de sortir un premier disque sous la bannière d’EMI (excusez du peu). 4 années à peaufiner des titres qui deviendront l’épine dorsale de cet album.
Sans être un chef d’œuvre, «
Young, Wild and Free » possède suffisamment de qualités pour en faire un excellent album de Hair
Metal malheureusement trop peu connu. J’essaye aujourd’hui de lui apporter un peu de lumière. Dans la grande tradition du genre, les chanteurs de Hair
Metal sont souvent de très bons vocalistes. C’est clairement le cas avec
Brighton Rock, la prestation du chanteur Gerry McGhee étant plus qu’impressionnante tout au long de l’album. Son timbre de voix fait souvent penser à Tom Kieffer de
Cinderella : une voix douce dans les graves, et érayée dans les aigües… Et quels aigües mes enfants. Il monte très haut avec une puissance vraiment saisissante (Rock 'n' Roll Kid,
Jack Is Back). Amateurs de belles voix tendez l’oreille. Les mélodies sont très travaillées et dans ce domaines certains titres sont juste fabuleux (We Came to Rock, Change of
Heart). Ces deux titres, probablement les meilleurs de la galette sont tout simplement splendides : Des riffs entêtants, des couplets saisissants d’efficacité, et des refrains qui sont de véritables hymnes qui nous hantent bien longtemps après leur écoute. J’ai dû écouter 1000 fois chacune de ces deux chansons et je ne m’en lasse toujours pas.
Le guitariste Greg Fraser nous assène tout du long des 10 titres des riffs très mélodiques à défaut d’être très agressifs, et ses solos sont vraiment de très bonne facture même si je trouve qu’ils sont un peu courts. Certaines intros à la guitare deviennent de véritables perles d’inventivité (Change of
Heart encore). Les claviers sont discrets, parfois plus présents mais ne nuisent jamais à l’ensemble. Au contraire, ils secondent efficacement la guitare (l’intro géniale de Nobody's Hero) et apportent des ambiances très travaillées et efficaces (
Assault Attack). D’autres titres valent le détour. Le mid-tempo Young
Wild and
Free qui ouvre l’album de très belle manière en donnant le ton du groupe, Can't Wait for the
Night, une power-ballad à placer dans le haut du panier du genre. Malgré une production quatre étoiles en la présence de Michael Wagener aux manettes (
Skid Row,
Dokken, White lion,…), le son accuse un sacré coup de vieux qui est vraiment regrettable. Mais la sève du disque, la musique en elle-même, balaye cette remarque tant ses qualités sont fortes et intemporelles. Voici donc un album solide, très inspiré et efficace dans ses compositions. On sent que le groupe a vraiment travaillé ses refrains de manière très efficace et parfois inespérée transformant certains en hymne ‘large than
Life’. C’est la principale qualité de ce «
Young, Wild and Free ». L’indéniable maitrise des musiciens et surtout de son chanteur en font un album que tout fan de Hair
Metal se doit de posséder.
Perso, Brighton Rock n'a jamais vraiment réussi à attirer mon humble attention, le groupe étant un peu trop.. comment dire.. "kitsch et niais" (lol) à mon goût, mais je ne laisserai pas passer cet album et les autres le jour ou il passeront fortuitement sous mon nez..
Cependant cet album vaut vraiment le détour.
Je ne connais ce groupe que depuis quelques semaines : j'avais été écouté cinq ou six morceaux sur YouTube en voyant qu'Elvangar n'arrêtait pas de poster l'album sur le forum Hard Rock, mais ces écoutes ne m'ont pas non plus particulièrement convaincu. Cependant l'album ne coûtant que quelques euros, je me laisserais sûrement tenter lors d'une prochaine commande ou si je tombe dessus à Gibert.
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