Yeah

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Nom du groupe Xysma
Nom de l'album Yeah
Type Album
Date de parution 1991
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1. Why Am I I ? 03:19
2. On the Hill of Desecration 03:37
3. Uranus Falls 02:08
4. Aspirations 03:04
5. Reflections of Eternity 03:20
6. First Sunbeams of the New Beginning 00:51
7. Above the Horizon 04:38
8. Importance of the Dimensionless Mirage 02:37
9. Until I Reach the Unattainable 03:07
10. There's Only One Sun 01:38
11. Written into the Sky 03:10
12. Into the Blue of the Sky 00:48
Total playing time 32:17

Chronique @ Fabien

02 Novembre 2010
Dans ses premières années, la Finlande reste un peu à part sur la scène deathmetal, développant très tôt un son singulier, mais s'illustrant également avec plusieurs formations vouant une passion immodérée au goregrind de Carcass sur son album Reek of Putrefaction. Aux côtés de Disgrace, Xysma est sans conteste la figure de proue de cette jeune scène, se rapprochant nettement du style du génie britannique sur son EP Above the Mind of Morbidity paru en 1990, deux années après sa formation.

En cet automne 1990, Xysma prend alors la route de Stockholm pour la capture de son premier album aux Sunlight Studios, qui comptent déjà à leur actif les enregistrements de The Sumerian Cry, Left Hand Path, Dark Recollections et Of Darkness de Tiamat, Entombed, Carnage & Therion. Aux côtés de son homonyme norvégien Darkthrone, notre groupe finlandais reste toutefois le premier groupe non suédois à fouler le sol de ces lieux mythiques, tout en parvennant à s’emparer d’un son qui lui est propre, sans se remettre aveuglément aux mains expertes de l’ingénieur du son Tomas Skogsberg.

Pourtant séparés que de quelques mois, l’EP et le premier album de Xysma témoignent d’une évolution fulgurante en si peu de temps. Les articulations grind, chaotiques et le propos délibérément gore cèdent en effet la place à des compositions plus posées, aux teintes deathmetal indéniables et s’ouvrant déjà parallèlement à d’autres paysages. Ce contraste entre moments d’accalmie et déflagrations grind, témoignages des premières années du groupe dont les traces restent encore largement perceptibles, confère justement toute la richesse de Yeah.

Sur des morceaux basés sur des rythmes middle tempo ou bien balancés, Yeah renferme ainsi un deathmetal maitrisé de bout en bout, juxtaposant élégamment riffing lourd, parties acoustiques fines, passages atmosphériques et feeling rock délectable, pour citer l’excellent On the Hill of Desecration et l’instrumental Uranus Falls tout en douceur. En outre, à travers ses nombreux débordements tapageurs et les déjections d’hémoglobine de Janitor Murinen, Xysma devient schizophrène dans ces instants, donnant au final une dose de folie toute particulière à son oeuvre, qui ne cesse ainsi de surprendre jusqu’à son dyptique final Written into the Sky / Into the Blue of the Sky.

Electron libre au sein d’une scène deathmetal encore en pleine définition en ces années 90/91, Xysma étonne ainsi avec un premier album plein d’audace, mais aussi par son ingestion si rapide d’influences de tout horizon. Bénéficiant ainsi très tôt d’une notoriété remarquable dans l’underground de l’époque, le quatuor finlandais ne rencontre toutefois qu’un succès d’estime, la faute à son label Comeback Records pêchant par ses moyens fort limités, incapable d’assurer une distribution suffisante aux oeuvres son jeune poulain, pourtant si originales et pleines d’idées.

Fabien.

11 Commentaires

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Fabien - 03 Novembre 2010: De Disgrace et Phlegethon, je ne possède que la première partie discographique, plus particulièrement les bons Grey Misery et Fresco Lungs, dans lequels je ne recèle rien d'imbuvable pour ma part, au contraire. Peut-être évoques-tu une seconde partie de carrière que je ne maîtrise pas ? Quant à Funebre, il représente à mon sens un deathmetal finlandais tout ce qu'il y a de plus classique, à l'image de son dernier enregistrement Children of the Scorn en 1991 (que j'apprécie d'ailleurs bien soit dit en passant). Quelle imbuvabilité ou dispersion reproches-tu donc à ce dernier ?

Fabien.
Fabien - 03 Novembre 2010: Ah, des claviers dans Children of the Scorn et des guitares aiguës qui passent mal ? J’avoue ne pas me remémorer tout les détails de l’album à cet instant mais ceci ne m’a franchement pas marqué. Au contraire, j’aime beaucoup les quelques enregistrements qui sont issus des studios TTT d’Helsinki, capturés par Timo Tolkki, comme l'unique album de Funebre ou encore les bons Privilege of Evil d’Amorphis, Grey Misery de Disgrace ou le EP éponyme d’Abhorrence. C’était certes moins professionnel que les Tico Tico Studios d’Ahti Kortelainen, mais il y avait un son gras loin de me déplaire.

Fabien.
opeth59 - 03 Novembre 2010: Fabien, t'as le chic de déterrer des trucs que je n'ai pas écouté depuis des lustres.
Je vais me repasser ce vynil dans la soirée tiens !
BEERGRINDER - 06 Novembre 2010: Les premières écoutes ne sont pas désagréables du tout, je me hasarderais bien à une comparaison avec Pungent Stench pour le côté rock'n'roll.
A creuser, c'est pas un style dont je suis coutumier.
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