Woods V: Grey Skies Electric Light

Liste des groupes Black Doom Woods Of Ypres Woods V: Grey Skies Electric Light
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18/20
Nom du groupe Woods Of Ypres
Nom de l'album Woods V: Grey Skies Electric Light
Type Album
Date de parution 31 Janvier 2012
Style MusicalBlack Doom
Membres possèdant cet album42

Tracklist

1. Lightning and Snow 04:41
2. Death Is Not an Exit 05:10
3. Keeper of the Ledger 06:03
4. Travelling Alone 05:04
5. Adora Vivos 05:42
6. Silver 04:49
7. Career Suicide (Is Not Real Suicide) 03:44
8. Modern Life Architecture 07:21
9. Kiss My Ashes (Goodbye) 10:57
10. Finality 03:55
11. Alternate Ending 04:28
Total playing time 1:01:54

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Woods Of Ypres


Chronique @ Loki_Gates

07 Juin 2012

Cette nouvelle offrande a quelque chose de plus que les autres

« I always die alone », c'est par ces mots que David Gold conclut une chanson du nouvel album de Woods of Ypres : Woods V - Grey Skies Electric Light et, signe du destin ou pas, l’homme décède quelques mois plus tard.
Woods of Ypres, c’est quoi ? Eh bien, un groupe de black metal mélodique venu du Canada, une voix hors norme dans sa profondeur, son relief, des mélodies qui font mouche et une efficacité dont il est peu possible de douter.

Passée cette petite présentation, passons maintenant au contenu de cet album.

Première remarque, le black metal que l’on connait des albums précédents tend de plus en plus à tomber pour laisser place à une musique accessible, mélodique, lente, ce qui est déjà amorcé sur le Woods IV avec la superbe chanson « I was buried… in mount pleasant cemetery ».
Cependant, cette nouvelle offrande à quelque chose de plus que les autres, elle respire la tristesse, parfois même la mélancolie : que dire de la chanson Finality avec son piano dans les tons graves, sa batterie au son lourd, cette voix si grave que l’on en frissonne, à se demander si c’est humainement possible de chanter comme ça, ses paroles tout sauf joyeuses et ses mélodies au violon qui rajoutent un peu plus au côté sombre et triste que possède tout cet opus.

Ensuite, nous trouvons des chansons avec un peu plus de tonicité, de vitesse comme le très bon « Career Suicide », « Lightning and Snow » et « Adora Vivos » qui permettent de faire la balance avec l’aspect général du disque qui se veut relativement, n’ayons pas peur des mots, presque « doom ».

La beauté de ces compositions atteint son apogée sur l’excellentissime titre « Kiss My Ashes » et je vais tâcher de vous expliquer pourquoi le plus objectivement possible et de manière simple et claire.
Tout d’abord, il faut savoir que cette chanson est en deux parties :
- La première alterne les passages accélérés et le doom, un coté presque gothique avec la mélancolie que l’on retrouve encore et toujours. Pour ceux qui veulent du joyeux, faudra repasser. Le riffing est similaire, voire identique à celui utilisé sur le titre « Travelling Alone » pour ce qui est de la rythmique mais il est diablement efficace, une batterie toujours aussi pesante, on se laisse transporter, on ne dit rien et lorsqu’on sent que ça devient un peu redondant, la double pédale s’enclenche et vient rajouter un peu plus de poids pour terminer le premier chapitre. La voix est essentiellement la plus grave possible et laisse parfois la lumière à des passages où voix claire et grave sont superposées.
- La deuxième reprend des ingrédients de la précédente, tout en laissant une vague impression que le rythme est encore plus lent que ce qu’il avait été juste avant, les voix encore plus graves sont superposées entre elles à des tons différents, on laisse place à un peu moins de paroles et un peu plus de chœurs. Le violon prend de plus en plus de place, on est quasiment dans un instrumental où seuls les mots : « When I die, Kiss my ashes goodbye » reviennent le plus souvent.

La seule remarque que je pourrais faire quelque peu négative, serait celle de dire que les schémas de batterie sont souvent les mêmes dans chaque titre, c’est-à-dire que les passages entre la ride et le charleston sont prévisibles, que l’effet de surprise n’est pas toujours au rendez-vous mais je suis plutôt adepte de l’efficacité avant tout, l’originalité vient ensuite dans ce style qui fera des heureux tandis que d’autres trouveront ça trop gentil, plat ou tout autre argument qui leur appartiendra.

Toujours est-il qu’après bon nombre d’écoutes, je me suis décidé de vous chroniquer cet album auquel j’accorde beaucoup de valeur et qui reste tout de même assez difficile à décrire par ce papier, tant la puissance et la mélodie se ressentent et tant l’interprétation que l’on peut faire de cet album reste individuelle.

« and I will wait forever, I wait… »

LG


4 Commentaires

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Immortalis - 11 Juin 2012: Merci pour le papier Loki !
Ca fait un moment que je me disais qu'il fallait que je l'écoute mais je ne me suis jamais vraiment décidé à le faire. Maintenant je crois que je peux y aller les yeux fermés, merci !
Immortalis - 11 Juin 2012: Héhé pas de soucis, je sais déjà qui m'a mis un -1, je sais bien que ce n'est pas toi. J'ai un troll qui me suit partout en mettant des -1 à chacune de mes interventions depuis que je me suis inscrit, mais bon tu sais, on s'y fait à la longue. Il y a vraiment des gens sérieux ...
Enfin bref, encore merci pour cette jolie chro, je pense que je reviendrais pour donner mon avis sur ce skeud quand je l'aurai bien apprivoisé.
Immortalis - 12 Juin 2012: Après deux ou trois écoutes attentives, je trouve l'album bon même si je n'ai pas non plus été subjugué pour autant. En tous cas, pas déçu du voyage. Un bon ptit 15 pour ma part.
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