With Seasons to Wither

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Nom du groupe Blackspell
Nom de l'album With Seasons to Wither
Type Album
Date de parution 31 Décembre 2011
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Amidst the Nightly Mass
2. The Beauty of My Sorrow
3. Episode : Death
4. Witches Hill
5. With Seasons to Wither

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Blackspell


Chronique @ Matai

03 Fevrier 2012

Le premier groupe de black syrien fait un pas de plus vers la reconnaissance de ce style

Allons du côté de la Syrie au Moyen Orient afin de découvrir le premier groupe de black metal du coin. Formé en 2008 seulement par le multi instrumentiste Demon of Darkness, le one man band officiait de prime abord dans un raw black metal pour ensuite se diriger vers du black ambient, ce qui donna naissance à quelques démos et split cd. Ce n'est que très récemment (2011) que le Syrien se concentre sur un metal extrême mélodique, mélangeant un black metal crade à des sonorités tant occidentales qu'orientales.

En Syrie, il est difficile voire quasi impossible d'effectuer dans le metal et surtout dans le metal extrême. Pourtant, les premiers groupes de death metal ont commencé à percer courant 2000 et c'est à la fin de la décennie que certaines formations black metal tentent de faire vivre leur passion comme justement Blackspell et un Demon of Darkness en forme (membres de plusieurs groupes annexes) ou récemment Dark Promise et Abidetherein.

Même s'il se fait aider de quelques musiciens en studio, c'est bien Demon of Darkness qui s'occupe de toutes les compositions, intégrant des influences black norvégiennes à des influences plus arabisantes, retrouvées autant dans les riffs que dans certaines parties aux claviers. C'est avec un « With Seasons and Wither » que tout se joue et que le Syrien s'en donne à cœur joie, profitant de ses cinq morceaux pour apporter tout son savoir faire, malgré une production très sale et ne mettant pas à profit la cohérence des différents instruments. Toutefois, l'album en question s'enchaîne relativement bien, alternant titre court et titre plus long, atteignant les huit minutes et quelques.

« Amidst the Nightly Mass » débute avec une introduction symphonique et mystique avant de déboucher sur un ensemble massif de riff black et de mélodies orientales. L'agressivité des guitares et de la voix black commune renforce l'aspect froid, abrupte et extrême de la musique de Blackspell, sans pour autant lui ôter sa mélodicité, les riffs principaux envoyant des mélodies parfois épiques, parradées de claviers aux sonorités variées.

A contrario, « The Beauty of My Sorrow » met plus l'accent sur la vélocité des riffs tantôt black, tantôt death, misant aussi sur le côté nature et féerique des claviers, qui dès l'introduction nous apportent son lot d'orchestration et ses clochettes. La progression reste toutefois maladroite entre les parties lentes et les parties rapides, comme cette coupure brusque à 02:47, séparant le passage principal d'un passage plutôt atmosphérique en chant clair avec une guitare froide et arabisante en fil conducteur. Ce n'est que bien plus tard que le côté enchanteur des claviers se mélange avec la brutalité des vocaux et du rythme afin de conférer à la musique de Blackspell un esprit tortueux et raw.

Ce n'est qu'avec l'arrivée de « Witches Hill » que le ciel s'assombrit et que le climat devient tout autre. Si l'introduction se veut très étrange et dans un esprit black voire funéraire avec ces claviers symphoniques écrasants et ces mélodies déstabilisantes à la guitare, ce n'est qu'ensuite que tout prend de l'ampleur, au point de nous gratifier de plus de huit minutes intenses et travaillées, même si une fois de plus la progression reste quelque peu maladroite. Ce qui n'empêche pas la musique de Blackspell d'avoir une once de puissance, puissance que l'on retrouve dans le couplage guitare/claviers entre deux mélodies orientales.

C'est cependant la voix qui manque de force, souffrant de son manque de modulation et de sa banalité. De plus, elle ne s'intègre pas toujours bien aux compositions, ce qui s'avère être à leur désavantage. Malgré tout, elle contribue à perpétuer ce côté raw bien mis en place depuis le début et arrive à apporter un côté démoniaque quand elle ne se veut pas claire, comme sur « With Seasons and Wither » plus direct, bien que minimaliste.

Blackspell nous livre un album intéressant, sans plus. Certes du côté occidental, ce n'est pas une révélation dans la mesure où le black du one man band reste simple et ne sort pas du lot. Mais du côté oriental, ce « With Seasons and Wither » met en valeur la scène du Moyen Orient et fonctionne comme un pas de plus vers la reconnaissance du black syrien.

2 Commentaires

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morgothduverdon - 03 Fevrier 2012: Sponsorisé par Bachar ?
Matai - 04 Fevrier 2012: Ils auraient pu mais non. Sinon ils se seraient fait zigouiller.
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