John Arch, le premier chanteur et membre fondateur du groupe
Fates Warning entre 1982 et 1987 qui avait repris du service dans le domaine de la musique en 2003, année correspondant à son retour discographique avec un premier et prometteur EP Twist of
Fate, à notre plus grand regret re disparaissait des écrans radars.
C'est alors qu'en 2010,
Jim Matheos qui vient de mettre en sommeil le groupe
Fates Warning, contacte son vieil ami afin de retravailler avec lui en formant le groupe Arch-Matheos. De cette association naîtra un an plus tard un premier album intitulé
Sympathetic Resonance. Même si ce premier jet sonne comme un prolongement de
Fates Warning dû notamment à l'intervention de 3 de ses musiciens, Frank Aresti à la deuxième guitare, Bobby Jarzombek à la batterie et Joey Vera à la basse, de par sa puissance de feu et technique, s'avère être bien plus original qu'il n'y paraît. Il était donc naturel que nos compères se réunissent un jour pour lui donner un successeur.
C'est donc à la surprise générale et une attente de 8 longues années que notre duo de choc nous revient avec un deuxième album studio intitulé
Winter Ethereal tout aussi dynamique et varié que Sympathique
Resonance son illustre prédécesseur. D’une manière générale, et au-delà d'une interprétation exemplaire, c’est la qualité d’écriture et son impressionnante cohésion entre ses textes et sa musique qui rend ce disque exceptionnel.
Outre le fait de voir
Jim Matheos derrière les consoles et de retrouver la même équipe que sur l'album précédent, notre duo soucieux de proposer une musique plus variée et surtout éviter toute comparaison avec
Fates Warning, fera appel aussi au gratin du
Metal Progressif actuel. À savoir Thomas Lang (Stork, ex-
Milan Polak, ex Ostura etc.), Matt
Lynch Trioscapes,
Orbs), Baar Kolstad (
Leprous,
Borknagar) et Mark Zonder (Ex-
Warlord, Ex-
Fates Warning) pour la batterie, Sean Malone (
Cynic,
Gordian Knot,
Aghora), qui vient de nous quitter le mercredi dernier à l'age de 50 ans, Steve DiGiorgio (
Sadus, ex-Death,
Iced Earth,
Soen etc.), ainsi que les deux ex
Fates Warning "Joe DiBiase et George Hideous" à la basse.
Les premières mesures de "Vermilion Moons" font apparaître un son maintenant familier et caractéristique du duo et du
Fates Warning le plus dynamique qui mêle habilement un chant mélodieux et urgent aux guitares à la fois Heavy, techniques et lumineuses au détour d'un break ou d'un riff aiguisé. Une constante qui reviendra régulièrement tout au long de l'opus, à commencer par la doublette "Wanderlust", "Solitary Man" tous deux parés de riffs et solos de guitare dynamique et tranchante. Mais aussi sur le long "
Never in Your
Hands" et sa rythmique en polyrythmie, parsemé de nombreux breaks dont un solo central de guitare jumelle signée Matheos, Aresti. Le tout chanté, par un
John Arch qui du haut de ses 60 ans reste impressionnant de clarté et de justesse. À condition bien sûr, d'apprécier son timbre si particulier !
L'album atteindra des sommets de créativité et d'originalité avec l’épique "Wrath of the
Universe" qui allie admirablement passage agressif et mélodique à commencer par un riff nerveux et entêtant. Mention spéciale à "
Pitch Black Prism" aux textes sombres qui se distingueront aussi par une instrumentation très affûtée et de premier ordre. Dans une mouvance plus mélodieuse, le groupe nous proposera quelques mid tempos dignes d'intérêt, avec le direct "Straight
And Narrow" bâti autour d'une rythmique simple dynamique et groovy signée Bobby Jarzombeck, Steve DiGiorgio.
La longue pièce à tiroirs "
Kindred Spirit" qui se distingue par une approche plus émotionnelle et atmosphérique, mais aussi par ses nombreux breaks et son solo de twin guitare. Sans oublier la délicate et sombre ballade acoustique "Tethered" et son chant oppressant à couper au couteau.
Au final, si le chant si particulier de
John Arch ne vous rebute pas, de par sa magnifique pochette réalisée par l'illustre Brain J Ames (
Mercyful Fate,
Slayer Manowar), de ses compositions directes, simples ou plus élaborées et techniques,
Winter Ethereal s'avère être un très bel album qui réunit les multiples facettes du duo américain et de ses acolytes. Autant dire qu'avec presque 8 ans d'absence (en ce qui concerne
John Arch), notre tandem de choc, aura pris le temps nécessaire, pour peaufiner sa musique et ainsi marquer de son sceau un album original et soigné.
Vivement la suite, à condition que ce ne soit pas dans 8 ans !
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