Malgré son âge avancé (formé en 1982) et cinq albums studio,
English Dogs reste assez méconnu hors de ses frontières et encore plus du milieu metal. En effet, bien que parsemé de composantes thrash et heavy, l’influence première d’
English Dogs est bel et bien le punk. Une influence dominante sur leurs premieres créations « Mad Punx &
English Dogs », «
To the Ends of the Earth » et «
Invasion of the Porky Men”.
Sur “
Where Legend Began”, leur coté punk est plus étouffé et permet ainsi au groupe de s’orienter vers un style plus orienté thrash/heavy. On ne va pas s’en plaindre.
Ce changement de direction se fait ressentir dès la courte intro instrumentale de l’album qui met en scène des riffs thrashisants et un soli magnifiquement exécuté par le guitariste Gizz.
L’intro laisse rapidement la place au premier morceau « The eye of Shamahn », Un titre sympa pour son riff de guitare accrocheur et pour la voix de Adie qui colle parfaitement au genre ; bien que son chant légèrement criard ne plaira pas à tout le monde.
« Enter The
Domain » est là encore un très bon morceau de thrash mais il n’est malheureusement pas assez varié par rapport à sa longueur (5mn13). La lassitude nous gagne légèrement.
On passe à du lourd avec « Premonition ». Une chanson magnifique composé de riffs à la Maiden où viennent se greffer plusieurs merveilleux solis ainsi qu’ un refrain chanté en chœurs, donnant un certain volume à la musique. Chapeau bas.
« Calm Before The Storm » porte très bien son nom puisqu’après un petit passage arpèges/solis, le heavy reprend ses droits pour notre plus grand plaisir. Un point négatif néanmoins : le chant colle pas vraiment à la musique et devient assez désagréable à la longue.
Je ne peux m’empécher de penser à du Maiden (pèriode Di’Anno) à l’écoute du début du morceau « Flashback ». Là encore, le refrain en chœurs donne de la puissance au titre…… Le coté punk surement.
Encore un bon travail de composition sur « A tomb of traveller’s past » qui malgré la voix irritante du chanteur, demeure un plaisir à écouter.
« Middle
Earth » est la chanson la plus violente de l’album. Du bon thrash avec un court passage au tapping au milieu du titre. Assez classique mais efficace.
L’album s’achève par un instrumental de 8mn00 qui malgré sa longueur reste trés varié permettant ainsi à l’auditeur de ne pas sombrer dans l’ennui et de garder une bonne impression de l’ensemble de l’album.
Un petit mot sur le son qui tout en étant old school (normal en 87) est néanmoins très propre pour l’époque.
En conclusion, cet album est à mon avis très bon mais le chant de Adie peut en énerver plus d’un. Je le conseille néanmoins à tous les fans du genre que soit du hardcore, crossover, thrash ou heavy.
Merci pour ton commentaire.
J'ai la première version cd de chez Powerage et je ne regrette pas...cet album est plutôt varié dans ses ambiances: punk, thrash, heavy comme le mentionne très bien le chroniqueur. Un album qui ne dénote certainement pas dans une collec !
Rentré en k7 pour qlq euros. Voici 1 album qui s'inscrit dans les albums aux styles charnières. Aussi punk que Thrash, cet album a connu 1 certains succès chez les précurseurs du Thrash.
Au même titre qu'un discharge, qu'un exploited ou qu'un GBH, English dogs s'impose avec cet album comme 1 pièce majeur du thrash.
Il est à noter que Fenriz et son compère adoube cet album comme 1 album culte.
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