Ataraxy est un groupe espagnol formé en 2008 à Saragosse, et a déjà sorti premier album nommé «
Revelations of the Ethereal » en
2012. Après presque six ans d’absence, et un certain silence radio, les espagnols nous reviennent en ce début d’année 2018 avec un nouveau méfait : «
Where All Hope Fades » toujours dans un registre death doom.
Au premier regard, on remarque que nos espagnols se sont beaucoup assagis en matière de graphisme. Là où «
Revelations of the Ethereal » présentait un paysage de montagne absorbé par un trou noir, avec en fond de toile une couleur verdâtre, «
Where All Hope Fades » nous montre une simple maison en ruines, avec sur la droite une étrange statue à moitié fantomatique en train de la regarder. Et en toile de fond, on a là droit à un ciel rouge, sans doute une métaphore du sang qui a coulé pendant l’enregistrement de l’album.
Après la « courte » introduction de presque 4 minutes qu’est « The absurdity of a whole cosmos », on part sur le premier titre qu’est « A matter lost in time ». Et là, vraiment, c’est poisseux, c’est gras, c’est lent, c’est malsain, c’est pesant, c’est lourd, c’est apocalyptique, c’est morbide, bref, bienvenue dans le monde de cauchemars de nos musiciens, et ça ne fait que commencer, car ces 10 minutes vous mèneront aux confins les plus tourmentés de vos rêves de par ses guitares plaintives et noires, cette batterie assommante, et ce chant d’outre-tombe à en effrayer plus d’un.
Dans l’ensemble, les espagnols restent toujours dans la logique du
Doom Death de leurs débuts, à la différence près que cette fois-ci, plutôt que de mélanger les deux, les chansons peuvent être plus death (« The mourning path ») que doom (« A matter lost in time ») ou l’inverse. Pour faire simple, les morceaux les plus longs sont plus dans une logique doom, et les plus courts sont plus proches du death.
Mais ne vous limitez pas à ce schéma, ce serait un peu réducteur, puisque même si les morceaux les plus courts tournent en moyenne autour de 5 minutes 30 (à l’exception des gros pavés que sont « A matter lost in time » et « The blackness of eternal night » qui font plus de 10 minutes chacun), on a quand même l’impression qu’ils sont plus longs tellement l’ambiance est lourde. En effet, la batterie est lente (mais pas ennuyante), et même les accélérations paraissent toutes aussi lourdes, comme si le batteur avait des boulets aux bras. Les guitares poisseuses rappelleront les débuts d’
Evoken de par leur tonalité, et pour les plus nostalgiques des années 90, le chant est dans la droite lignée d’un
Entombed, période « Left hand path ». Contairement à beaucoup de ses confrères
Doom Death comme Swallow the sun ou
Saturnus,
Ataraxy refuse catégoriquement tout usage de chant clairs, de claviers, ou de passages à la guitare acoustique, ici on fait sa musique à l’ancienne. Ce dernier risque d’être pris en bien comme en mal, c’est à vous de voir.
L’album est bien poisseux et morbide à souhait, comme s’il était corrompu par tous les pores de la peau. En effet, les arpèges dissonants refusant d’une certaine manière toute présence de mélodie renforceront cette dimension cauchemardesque, et le chant comme le côté poisseux de la production fera ressortir un certain côté vieille école qui plaira autant aux nostalgiques du vieux death metal qu’aux amateurs de nouvelles découvertes.
Donc du coup, comptez 40 minutes pour cet album, pour du doom c’est peut-être un peu court, on a déjà été habitué à plus, mais dans le fond, quand on aime on ne compte pas.
Belle chronique pour 1 album des plus ancré dans le style :"old school" canal historique.
Achete qlq mois apres sa sortie, je reecoute Ataraxy avec le plus grand plaisir . Son death doom assez lent avec cette teinte Asphyx au niveau chant et cette excellente prod me fond dire que les espagnols ont bien digere le debut des annees 90'.
Sans aucun doute Ataraxy se hisse dans le haut stylistique Death Doom... et Dark descent s offre une nlle pointure .
A surveiller.
16/20
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