When the Kite String Pops

Liste des groupes Sludge Metal Acid Bath When the Kite String Pops
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18/20
Nom du groupe Acid Bath
Nom de l'album When the Kite String Pops
Type Album
Date de parution 08 Août 1994
Style MusicalSludge Metal
Membres possèdant cet album89

Tracklist

1.
 The Blue
 06:14
2.
 Tranquilized
 04:14
3.
 Cheap Vodka
 02:15
4.
 Finger Paintings of the Insane
 06:05
5.
 Jezebel
 04:53
6.
 Scream of the Butterfly
 06:15
7.
 Dr. Seuss Is Dead
 06:05
8.
 Dope Feind
 05:20
9.
 Toubabo Koomi
 05:01
10.
 God Machine
 05:01
11.
 The Morticians Flame
 04:05
12.
 What Color Is Death
 03:19
13.
 The Bones of Baby Dolls
 06:01
14.
 Cassie Eats Cockaroaches
 04:23

Durée totale : 01:09:11


Chronique @ vastAire

10 Fevrier 2008
Acid Bath reste un groupe méconnu dans l'univers du metal. A force d'emprunter des styles à de nombreux courants, on finit toujours par s'amputer d'un public suffisamment large pour pouvoir espérer vivre de sa musique. C'est ainsi qu'Acid Bath, groupe de la Nouvelle Orléans aura survécu le temps de deux albums tout au plus.

Néanmoins, ce premier album 'When the Kite String Pops' mérite le détour par de nombreux aspects. Véritable crossover musical, Acid Bath mange à tous les râteliers. Sous un déluge de guitares 'sludge/stoner', le son classique du combo fait penser bien souvent à leurs compatriotes de Kyuss. La comparaison s'arrête pourtant ici. Certes le son matiné des guitares est là, mais Acid Bath intègre des éléments relativement déroutant pour ce style de musique : blasts à la limite du grindcore, chant clair chaud (prononcer ceci rapidement 10 fois...) alterné d'une voix limite 'pig shriek' sur les parties les plus violentes.

C'est dans la qualité des compos qu'on prend plaisir à écouter Acid Bath. Les titres sont catchy et sont ponctués ici et là de revirements osés passant de la ballade stoner rock à de fougueuses parties limite death metal, le tout fait en grande intelligence et sans débauche inutile de techniques. On n'est vraiment pas ici en face d'un groupe de death-core ou math-core, et chaque compo dégage sa dose d'émotion.

Le CD s'écoute très facilement. On pourrait avoir peur devant ce genre de brûlot, peur de ne pas pouvoir les suivre dans leurs délires ou de ne pas adhérer à la diversité musicale dont Acid Bath fait preuve, mais au final le groupe de Louisiane accouche d'un album très homogène où chaque titre est pensé pour s'insérer. En sus de la musique, Acid Bath développe des thèmes de lyrics qui sont proches de la fascination pour les serial killers (sans toutefois ressembler aux grotesques Macabre ;) ) et ce premier album a pour pochette une peinture de William Gacy.

Pour finir de vous convaincre du bien-fondé de ma démarche, rappelons que l'album est produit par Spike Cassidy, guitariste de D.R.I éminents spécialistes du crossover s'il en est.

Sans toutefois révolutionner le petit monde du metal Acid Bath se voit décerner une mention honorable et peut-être des regrets à exprimer que ces gars-la n'aient pas plus persévéré dans le temps pour nous montrer tout ce dont ils étaient capables de faire. Enfin, vaines suppositions vous me direz. L'essentiel est dit, 'When the Kite String Pops' existe bel et bien, et il vaut amplement le détour ne serait-ce qu'une fois pour s'assurer que je ne dis pas que des conneries.




5 Commentaires

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Baudelaire - 02 Juin 2008: Je ne connaissais pas Acid Bath , mais ta chronique a aiguiser ma curiosité , je m'en vais de ce pas écouter ce que cela donne . Ca m'a l'air d'un cocktail bien explosif !
Mindkiller45 - 21 Décembre 2010: Pas mieux tout est dit ! Je le réécoutais quand j'ai lu ta chro ! Rien de plus à ajouter si ce n'est qu'on retrouve, dans certaines parties guitares des aspects des premiers Black Sab' !
Horreurgasme - 08 Juin 2013: Cet album est un classique.
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Chronique @ bojart

12 Mars 2010
A l’ombre du géant du sludge métal qu’as toujours été Zakk Wylde (et ses vocaux atypiques ressemblant à Ozzy Osbourne avec l’accent d’un bucheron amerlocque), son groupe Black Label Society, dans l’obscurité exista de 1991 à 1997, le regretté groupe Acid Bath, formation de sludge/stoner disons…alternatif. La preuve par cet opus, officiellement le second album des six larrons américains mais le premier vrai disque d’Acid Bath à sortir dans les bacs(en août 1994) celui-ci est nommé « When The Kite Strings Pops », et je le porte à votre attention par cette chronique

Dans la capitale de l’état de Louisiane, New-Orléans (ou Nouvelle-Orléans) où les américains parlant notre langue sont nombreux et où la ségrégation raciale continue encore et encore, dans cette ville hors normes se forma Acid Bath qui sortit donc en 1994, « When the Kite String Pops », la même année où sortit le légendaire « The Downward Spiral » de Nine Inch Nails. Acid Bath était composé de :
Audie Pitre,(qui sera renversé par un chauffard ivre le 23 Janvier 1997) ce fut le bassiste,le choriste mais surtout le pivot musical de la formation sudiste.

Dax David Riggs, chanteur aux multiples talents,sachant passer du chant stoner (voir stoner-doom) aux vocaux death en passant par des airs mélodiques de belle qualité.

Deux gratteux, Sammy « Pierre » Duet (désormais membre du groupe de black death brutal Goatwhore, lui aussi fondé à La Nouvelle-Orléans) et Mike Sanchez.
Tomas "Tommy" Viator, claviériste de son état et responsables des samples usités dans l’album et enfin Jimmy Kyle, le batteur, qui aura été tout au long de la carrière d’Acid Bath, l’un des membres du noyau formé par le chanteur et le bassiste.
Le cover du disque est une reproduction d’un des dessins de clowns de John Wayne Gacy, l’un des tueurs en série les plus effroyables des USA et cela, on le comprit après la découverte en 1978 de trente-trois cadavres de jeunes hommes sous sa maison.

Au niveau musical, on a affaire à un style bâtard de sludge métal incluant du death métal, du deathcore « primitif » et du stoner-doom. Dax David Riggs et ses musicos proposant à leurs auditeurs « Dope Fiend », morceau de sludge-stoner aux guitares hurlantes. Le rythme est lent, comme lorsque un toxicomane est « défoncé », quelques cris gutturaux ci et là et la basse, omniprésente car nécessaire donne de la contenance à la brutalité crue des vocaux death et accompagne de manière intéressante les litanies stoner et mélodique de Dax. Les samples sont peu utilisés dans cet album, mais de façon presque comique comme avec « God Machine », pur moment de sludge-death avec des rafales vocales qui décoiffent et une tornade musicale appuyant les rares accalmies verbales du chanteur.Dans le même genre, il y a indubitablement le jouissif « Cassie Eats Cockroaches » au thème flou mais à la composition limpide, elle. Rythme infernale pour la batterie et riffs qui nous balafrent de leurs violentes griffes électriques. Une décharge permanente de 10 000 volts. Dax chante en courant alternatif, une fois de façon hystérique, une autre fois de façon mielleuse, ce qui donne aux vocaux des accents deathcore (avant l’heure) Pour finir, un morceau court et coup-de-poing! « Cheap Vodka », dans une veine nettement plus néo-brutale !le genre de titres à écouter pour le fun!

Sur le schéma purement prosaïque maintenant, « When the Kite String Pops » dégage l’odeur dérangeante et belliqueuse de la mort donnée après agressions sexuelles ou non, de l’homicide sous toutes ses formes (de la plus folle à la plus calculée) et in extenso, ce disque sent la décortication de la psychologie des tueurs en série. Et fort heureusement dans cette galette, ceci est traité de façon intimiste et jamais tape-à-l’œil. On entrevoit dans les quatorze titres de l’album, les mondes crées par ces « monstres », sortes de paradis artificiels conçus dans leurs têtes grâce aux drogues ou juste sous l’effet de leur psychose (ou bien les deux !)On s’en rend vraiment compte dès l’écoute de morceaux comme « Screams of The Butterfly », « Tranquilized » et bien sur dés le début de la pépite de ce disque, ballade fragile, recherchée, éthéré et raffinée. Je vous parle de «The Bones of Baby Dolls. Dax David Riggs y est doux et fin, presque à fleur de peau sur un riff acoustique de toute délicatesse avec lequel il semble en symbiose…il vit sa chanson!Ici, la griffe d’un stoner-doom mélodique, voir folklorique y est plus que palpable.

« Jezebel » est, au contraire, l’exemple de la réalité de la folie humaine nous rattrapant ! Le rythme assez soutenu et les riffs croisés de Sammy et Mike ne jurent absolument pas avec la dysharmonie des chants de Dax David et des coups de boutoirs de Jimmy Kyle derrière ses fûts. Sans oublier le pont subtil et adroit du chanteur, qui de par ses vocaux placides et froids (tel le comportement d’un tueur) nous montre qu’après la cacophonie dans la psyché du tueur au début du titre vient le calme essentiel du meurtrier. Le chaos reprend cependant le dessus après l’acte criminel. Finissons-en avec le titre « Dr.Seuss is Dead », morceau complètement cinglé où le rythme ne cesse de changer.la compo ? Une batterie aliénée et imprévisible, des couplets et refrains clairement deathcore (nous sommes pourtant en 1994 !)Et les deux guitares sur la même longueur d’ondes. Un pandémonium !voila ce qu’est cette chanson ! C’est comme si l’on vous invitiez à rentrer dans la tête d’un schizophrène. Cela m’a rappelé la lecture de « Psycho Killer » de Keith Ablow…

Ce disque vaut la peine d’être écouté tant il déborde d’originalité…glaucque, agressif mais jamais macabre…Acid Bath à réussi le pari de rentrer dans l’univers des serial-killers sans, pour autant, tomber dans les clichés habituels. Bonne écoute !

Bj

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jejehand - 22 Mars 2010: Oui toujours passionnante tes chroniques ! Je n'ai jamais abordé le Sludge, j'ai écouté la vidéo que tu as posté, personnellement ça "passe", je ne suis pas fan, après donner un avis en écoutant qu'une seule chanson c'est un peu réducteur ^^



En tout cas ça bastonne bien !
echaosis - 06 Mai 2011: cet album est une pépite d'or.^^( musicale) dans la boue du sludge.
EvilHarmony - 22 Novembre 2012: Tiens je n'avais pas vu que tu avais chroniqué ce superbe album (mon dernier gros coup de coeur). Bonne chro, fidèle à l'album et qui lui rend bien hommage en tout cas.
Niveau ballades par contre, ma préférence va plutôt à "Scream of the Butterfly", mais de toute façon tout est très bon.
rikkit - 03 Avril 2013: Euh... Black Label Society n'est pas du Sludge les mecs.
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