On le sait, Peter Tägtgren est un boulimique, en plus de
Hypocrisy et
Pain ses deux groupes attitrés, il a joué dans d’innombrables formations :
Reapers,
Lock Up,
Bloodbath,
The Abyss,… C'est lors d’une beuverie en studio avec
Blackmoon (
Dark Funeral,
Necrophobic), David Parland de son véritable nom, que Peter et lui décident de monter “ A band that should be a true fist in the face to all theatrical, keyboards, female vocals, troll singing Black
Metal bands...”, le duo It et All d’Ophtalamia / Abrutum complétant le line-up.
Je vous arrête tout de suite,
War n’est pas le groupe du siècle qui va faire de la concurrence aux grosses cylindrées du genre, juste un projet afin de jouer du Black
Metal brutal sans fioriture.
Necropolis a eu la bonne idée de rééditer leur premier MCD
Total War (1997) en l’agrémentant de titres bonus du full lenght qui a suivi,
We Are War (2001), intitulant le tout We Are…
Total War.
Que ce soit clair,
War porte bien son nom, les paroles ne sont que mort, destruction et
Satan…
Satan c’est justement le premier titre du disque, vomissant un Black
Metal extrêmement virulent et basique qui ferait passer
Panzer Division Marduk pour du prog…
On sent avant tout que les gaillards se plaisent à jouer de la même façon que des groupes ayant marqué leur parcours musical, je pense à
Bathory ou Sodom.
Les titres de chansons en sont presque caricaturaux : The Sons of
War,
Reapers of
Satan ou encore
Total War, crasseux et ultime avec des linéaires qui n’en finissent pas et qui ne sont pas sans rappeler
Darkthrone, tout comme le "
Satan’s
Millenium" final.
La partie
We Are War est sensiblement du même acabit, cependant Tägtgren a laissé sa place a un véritable batteur : Lars Szoke le sien au sein de
Hypocrisy, et cela s’entend, particulièrement au niveau des blast-beat et de la variété du jeu.
Sur cette seconde partie, le feeling est légèrement moins Black et plus
Death,
War (quelle originalité dans le titre) sonne d’ailleurs presque comme une version Black d’
Hypocrisy grâce au jeu reconnaissable de Lars. Mais dès "
Rapture", on retombe dans le primitif et brutal et les riffs jouables par ma grand-mère, mais tellement efficaces…
Fidèles à leur concept jusqu’au-boutiste, on ne trouve quasiment pas un titre sans
War ou
Satan (ah si, il y a le morceau
666…).
Parfois on est aussi aux limites du Thrash (façon scène australienne), notamment sur l’énergique "
666" s’inspirant de
Darkthrone autant que de
Slayer.
Difficile de faire une musique plus épurée et basique mais l’objectif ici est juste de balancer quelques missiles rentre-dedans et en ce sens, c’est réussi sur toute la ligne.
We Are War vomit d’ailleurs un Black /
Death avec des breaks et des accélérations hystériques et jouissives. Et puis en dessert, on trouve la sympathique reprise de Sodom, "Bombenhagel". Voilà,
War c’est juste un bon délire entre potes mais joué très sérieusement et avec énergie. Sympa à défaut de faire avancer le schmilblick, de toute façon si vous n’aimez pas régresser, il ne vous reste plus qu’à passer votre chemin et aller écouter du
Metal progressif.
BG
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