Warped in the Macabre

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Nom du groupe Bloodshed (FRA)
Nom de l'album Warped in the Macabre
Type Album
Date de parution 2003
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. Haunted by My Perversions
2. Molesting the Innocence
3. Embraced by the Macabre
4. Putrid Resurrection in Anthropophagia
5. As the Lambs Bleed
6. The St. Sylvester's Day of the Living-Dead

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Bloodshed (FRA)


Chronique @ BrutusBourrinus

01 Avril 2017

Et hop, un MCD à la pochette affriolante, et voilà Bloodshed qui se pose d'ores et déjà comme un groupe à suivre pour tout amateur de Brutal Death bien tordu. Première véritable sortie pour le groupe, qui se paye le luxe d'enregistrer au Bud's Recs à Bordeaux, et bénéfice ainsi d'un son de très bonne qualité. Passons tout de suite sur la production, mixage et mastering sont soignés : tous les instruments se détachent nettement et la voix se pose sur la musique sans la recouvrir. Un son de double virulent, des grattes saturées à la mode de chez eux et une basse ronde et claquante, et en voiture Simone.

Ce petit intermède technique passé, on peut se concentrer sur le rendu. Bloodshed se présente comme un groupe de Brutal Death très typé US, qui personnellement m'a par moments rappelé ce que fait Sanguinarium, autre groupe français du même genre. Globalement, on a affaire à des riffs plutôt mélodiques (ce qui surprend vu leur violence) mais joués sur un mode "dans ta face". Tantôt c'est Incantation qui vient à l'esprit (Molesting the Innocence), tantôt c'est Immolation (et que ça dissonne... voir The St Sylvester's Day of the Living Dead), tantôt le groupe se permet des riffs old school assez démentiels (Putrid Resurrection in Anthropophagia, ma préférée). Le batteur quant à lui se met en quatre, et enchaîne blast beats effrenés (Embraced by the Macabre, The St Sylvester's...) à d'autres passages plus aérés, se permettant même des syncopes et des parties de cymbales complexes (Putrid Resurrection...). Pour avoir vu les bestiaux en concert, je peux certifier que le cogneur mule à tours de bras, et que l'enregistrement restitue bien le côté bûcheron de son jeu.

Je passe rapidement sur la basse, présente en permanence, mais qui ne se permet que rarement de lâcher les guitares (voire de faire l'intro, comme sur la bourrine As the Lambs Bleed). Et voilà qu'on arrive à la voix, et là, c'est du ras de terre. Je ne présume pas des problèmes de santé de Mortiifico, mais son organe doit être salement amoché pour sortir des horreurs pareilles : un vieux growl à la limite de l'infra-basse, vomissant d'hypothétiques paroles sur un ton monocorde, qui rappellera au choix du client ce que la scène UG américaine a produit de pire, de Disgorge à Devourment en passant par Gorgasm. Amateurs de bon goût, vous serez charmés, je le garantis.

Pour parler rapidement des compos, je les trouve assez complexes, avec pas mal de jeu sur les breaks et contre-breaks (As the Lambs Bleed notamment). Les tempos sont variés et la plupart des chansons incorporent des passages lents, la fin de The St Sylvester's Day of the Living Dead lorgnant même méchamment sur ces finals à la Immolation que les fans du groupe chérissent tant. Les chansons sont donc suffisamment courtes et variés pour qu'on ne s'ennuie pas, et on est parfois surpris des enchaînements, ce qui est somme toute un très bon point pour un groupe qui opère dans un genre où l'originalité n'est malheureusement pas souvent la reine.

Globalement, c'est de la bonne dope, et à l'écoute de ce MCD on comprend l'appellation de 'Brutal Death Macabre' dont est affublée le groupe. Effectivement, le mélange entre le son "evil" des vieux groupes US (Incantation, Immolation, voire Morbid Angel) et l'aspect ultra-violent de groupes plus récents donne un résultat étouffant, lourd et glauque. Maintenant, un défi attend Bloodshed. Avec ce MCD, ils se placent fort bien dans les groupes de Brutal Death hexagonaux, mais l'étape difficile du premier album décidera sans doute de leur avenir. Ce futur opus, qui est actuellement en préparation, sera peut-être l'occasion de développer un son un peu plus personnel, et de donner à leur musique un aspect plus percutant et moins linéaire, ce qui est à vrai dire le seul défaut majeur qu'on peut reconnaître à cet album. De toute façon, pour ceux qui seront intéressés par ce MCD, l'intensité et l'ambiance de la musique de Bloodshed suffiront amplement à faire leur bonheur.

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Commentaire @ Kivan

19 Mars 2004
Une chose est sûr, les gars de Bloodshed n’ont pas du passer leur tendre enfance au pays d’Alice et son monde merveilleux tant leur mini cd « Warped in the Macabre » est torturé et malsain à souhait.
Entre Disgorge et Cannibal Corpse, et avec une petite touche de Sublime Cadavérique Décomposition pour les paroles… sans paroles, les gars de Bloodshed (qui portent d’ailleurs le nom d’une chanson d’Agressor, est-ce un hasard ???) nous servent un bon death gore et brutal.
Les morceaux vont plutôt vite, bien que doter de passages plus mid-tempo, histoire de prendre le temps d’assener quelque bon riffs dans la face de l’auditeur, et ce qui marque également est la partie chant, où la Bloodshed se distingue de la plupart des groupes de death brutal, car comme dit précédemment, il n’y a visiblement pas de paroles, et Mortiifico nous sert un chant torturé et malade fait de cris et d’hurlement divers, donnant à chaque morceau une atmosphère vraiment noire et malsaine.
Au final donc, un album de qualité, qui peut surprendre par sa partie chant, mais qui convaincra tout de même tout amateur du genre, affaire donc à suivre, puisque le groupe est entré en studio en 2003, pour donner une suite à ce premier méfais….

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