Walking in Starlight

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Nom du groupe 220 Volt
Nom de l'album Walking in Starlight
Type Album
Date de parution 26 Septembre 2014
Labels AOR Heaven
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album14

Tracklist

1.
 Walking in Starlight
 05:42
2.
 System Overload
 04:37
3.
 Broken Promises
 04:45
4.
 Alive
 04:38
5.
 Blind
 03:56
6.
 Stranded
 03:57
7.
 Get Me Out
 04:31
8.
 The Waiting
 05:21
9.
 Through the Wastelands
 03:50
10.
 Burning Heart
 04:12
11.
 Take a Good Look
 04:21
12.
 One Good Reason
 04:14
13.
 Guiding Light
 05:20

Bonus
14.
 The Harder They Come (Japanese Edition)
 04:39

Durée totale : 01:04:03


Chronique @ Hellsheimer

03 Août 2014

L’arrivée d’Engberg a donné un bon coup de fouet aux autres membres et cela s’entend sur l’album

220 Volt fait partie de tous ces groupes qui n’ont jamais connu le succès qui leur était promis au vu de leur qualités musicales. Formé en 1979, la formation a très vite gravi les marches vers une gloire certaine, grâce entre autre à un premier album éponyme sorti en 1983 chez CBS, gros label de l’époque. 220 Volt enchainera les opus à la vitesse grand V (5) jusqu’en 1988, qui verra la sortie de Eye to Eye. Ce dernier sera même leur plus grand succès commercial. Le groupe disparaitra ensuite des écrans radar en 1992, avec un bref retour aux affaires en 1997 pour la sortie de Lethal Illusion. Les suédois reviendrons sporadiquement dans les années 2000 pour d’autres sorties jusqu’en 2009 avec un line up comprenant quelques membres du line up d’origine.
Fin 2012, le groupe trouve enfin un chanteur à sa mesure. Anders Engberg (ex-Therion ex-Lions Share) rejoint donc les rangs de 220 Volt.
Pour l’enregistrement de ce Walking in Starlight, on retrouvera au cotés d’Engberg, les deux guitaristes fondateurs Thomas Drevin et Mats Karlsson auquel vient s’ajouter le batteur Peter Hermansson.
Eye to Eye avait été produit par Max Norman que l’on retrouve sur ce nouvel album aux manettes de 5 titres.

Comme à son habitude, l’artwork de l’album est d’une sobriété extrême. Le logo du groupe qui n’a que peu évolué depuis ses débuts, en est toujours la pièce centrale. Cette fois ci, il est à l’avant plan d’un paysage épuré tout juste traversé par quelques éclairs.

La musique de 220 Volt oscille entre un Hard Rock plutôt classique (qui a dit classieux?) et un Heavy Mélodique voir speedé (Through the Wastelands) de grande qualité. On pensera à Badlands ou encore Whitesnake. Le très bon son de l’album donne tout le relief nécessaire aux compositions qui sont dans l’ensemble assez variée au niveau des tempi.

Le niveau technique des musiciens est irréprochable. La qualité des soli, tout comme celle des rythmiques et d’un niveau bien supérieur à la moyenne. Mais le feeling reste bien présent (The Waiting). On appréciera aussi les Twin Guitars chéres à Thin Lizzy sur Guiding Light ou sur The Waiting dont le tempo global est plus lent que les autres morceaux sans pouvoir le qualifier de ballade. Ou alors à Iron Maiden sur la partie solo de Through the Wastelands (là aussi pour les guitares doublées). L’utilisation de quelques effets sur l’intro de Take a Good Look apportent un coté Rock Sudiste sympathique tout comme sur le solo final et sa wah wah utilisée au maximum de ses possibilités.
Le groupe n’ayant pas de bassiste attitré on regrettera le sous mixage voir la quasi inexistence de la basse sur certains titres.
On notera aussi les quelques touches de claviers lancinantes qui viennent casser les rythmiques de Broken Promises.

La voix, capable de quelques montées bien senties dans des aigus, n’est pas sans rappeler celle de Ray Gillen (Badlands) ou de Glen Hughes dans certaines de ses intonations. L’étendue de son registre lui permet de faire passer toute une palette d’émotions au gré du rythme des morceaux. Le passage calme au milieu de Stranded en est un bon exemple ou Engberg passe d’un chant classique sans fioritures pour du Hard Rock à quelques chose de beaucoup plus personnel.
Les choeurs, régulièrement présents sur les refrains sont quelques fois un peu sous mixé pour faire ressortir la voix d’Engberg hormis sur Guiding Light ou ils sont utilisé à contre temps.

Quid de l’inamovible balade inhérente au style? Et bien le groupe a eu la bonne idée de la placer en dernière position, ce qui a pour but d’éviter de casser la dynamique du reste de l’opus. L’ajout d’un violon et d’une guitare acoustique aérent l’ensemble du titre à la tonalité plutôt grave. Là encore, la voix porte pratiquement à elle seule une bonne partie du titre. Une agréable réussite pour un excercice d’habitude chiantissime au possible.

Personne n’attendait rien d’un groupe tel que 220 Volt en 2014. Une formation qui ne faisait pratiquement plus aucun bruit. L’arrivée d’Engberg a donné un bon coup de fouet aux autres membres et cela s’entend sur l’album. Cette nouvelle cuvée est donc globalement très bonne. Il ne reste plus qu’a passer au 380 pour faire complétement redémarrer la machine et retrouver le lustre d’antan.


7 Commentaires

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Hellsheimer - 04 Août 2014: Comme pour le reste, le label me l'a envoyé pour une chronique et quelques passages radio.
workflame90 - 04 Août 2014: Veinard!! lol et moi aussi j'ai hâte de l'écouter
workflame90 - 30 Septembre 2014: Je l'ai écouté ce dernier 220V et je dois dire que c'est un bon album mais qui en même temps n'est pas plus originale que ce qui sort en ce moment. Conclusion on reste un peu sur sa faim.
Hellsheimer - 30 Septembre 2014: Ceux qui sont en quête d'originalité ne risquent pas d'avoir beaucoup d'album du style à ce mettre sous la dent. Il y a tellement de poncifs à respecter que ça n'encourage pas à la création. Par contre, si on recherche un album qui tient la route avec des musiciens et un chanteur qui assurent le taf, on ne peut qu'aimer ce nouveau 220V.
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