Vitriol

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15/20
Nom du groupe Im Nebel
Nom de l'album Vitriol
Type Album
Date de parution 2008
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Intro 01:36
2. Incosistent Thoughts 02:15
3. Faded Mankind 05:22
4. Zeitgeist 07:48
5. Unbeliever's Script 06:10
6. The Journey to the Center of I 07:18
7. Exodus 03:45
Total playing time 34:14

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Im Nebel


Chronique @ Matai

17 Septembre 2011

Un premier jet accrocheur bien que parfois complexe

Depuis ses débuts en 2006, Im Nebel ne fait absolument pas parler de lui, et cela semble lui porter préjudice. Même si venant de Géorgie, un pays où les groupes de metal se comptent sur les doigts de la main, les cinq membres, en un seul album, ont prouvé qu'ils avaient plus d'une corde à leur arc, et pour cause. Ils sont loin de concocter une musique manquant d'originalité ni de prise de risque. Malgré un certain côté minimaliste ressenti à la première écoute, Im Nebel avec ce « Vitriol », sorti en 2008 chez Haarbn Productions, fait dans le black symphonique et progressif.

Inspiré par le black metal norvégien, les tbilissiens nous offrent sept morceaux pour seulement trente quatre minutes de musique. Toutefois ces minutes, bien que passant vite, se veulent très riches, pleines de mélodies et d'émotions. Des émotions véhiculées grâce, notamment, à un clavier omniprésent, alternant symphonies délicates et envolées au piano. L'introduction, par exemple, très fantomatique, nous propose un fond de violons, d'orgues et de choeurs, sous couvert d'une mélodie étrange à la guitare électrique.

Usant de riffs variés et bien ancrés dans l'esprit de leur musique, le combo n'hésite pas non plus à accentuer un certain côté hargneux, couplé au chant black encore hésitant et à un solo oriental maîtrisé, comme sur un « InconsistentThoughts », suivi de près par un « Faded Mankind » mettant en relief un piano survitaminé et une alternance de rythmes et de structures. Ce titre marque l'entrée de l'auditeur dans un univers progressif et ambiancé, où il n'est pas forcément facile de retenir les mélodies et différentes structures. On passe bien évident d'une partie black traditionnelle à claviers à quelque chose de plus doomesque où les riffs mélancoliques et lamentés prennent le dessus, enjolivés par un fond symphonique.

En tout cas, Im Nebel ne privilégie pas la violence, mais l'harmonie entre tous les instruments, ainsi qu'une certaine noirceur, et parfois un côté folk voire pagan, comme sur le long « Zeitgeist », rappelant à lui tout seul l’œuvre des allemands de Sycronomica, notamment l'utilisation particulière du piano ainsi que du chant lyrique qui vient s'incorporer entre deux passages plus brutaux. Chant qui, malgré tout, ne peut que nous faire penser à Vortex et donc à Dimmu Borgir dans la même occasion, les géorgiens semblant s'inspirer des norvégiens dans cette façon d'incorporer des breaks à voix claire.

Les morceaux sont tous plus ou moins déstructurés, et c'est là que se retrouve cette prise de risque. L'auditeur est susceptible de se perdre dans ces sombres méandres, mais rien n'est dénué de mélodies ni de riffs et cris black. « The Journey To The Center Of I » vient parfaire le tout en nous montrant tout le potentiel d'un Im Nebel semblant jouer avec son public, allant ici et là au niveau des structures et ça en devient difficile, malgré la beauté des claviers et du chant clair lyrique.

Ce premier jet est plutôt réussi et accrocheur, malgré la complexité, l'album passe trop vite et on se prend rapidement au jeu. Dommage par contre que l'ensemble des morceaux manque d'agressivité, seul « Exodus » nous envoie un déluge de riffs et de blasts en continu. En tout cas, on ne peut qu'apprécier ce « Vitriol » qui, malgré ce nom des plus toxiques, arrive à nous faire fondre de plaisir et d'admiration pour un chanteur aussi bon en chant clair qu'en chant black.

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Chronique @ BlackAngel181

21 Septembre 2011

Un début moyen...

Im Nebel, voilà un groupe avec un nom pas connu dans la scène Metal. C’est normal, vu qu'il vient de la Géorgie, un pays où le Metal est peu connu, mais ce n’est pas une raison de dire que cette bande n’a pas un talent musical. Vous allez voir que malgré les débuts d’un groupe dans la composition d’un premier album, il y a des belles choses à écouter et évidemment des petits défauts à noter. C'est normal, on peut pas créer un premier opus complètement parfait dés le premier coup.

En ce qui concerne l’artwork de la pochette, il est bien réalisé, une forêt aux arbres bien tristounets, une lumière absorbée par la noirceur de la nuit et bref, un étrange pentagramme à moitié dessiné (C’est tout ce que je peux décrire en voyant la pochette). En tout cas, ça nous donne des idées à propos du thème de la musique.

Le groupe joue du black mélodique progressif qui brille par sa sobriété, plutôt que par son innovation. Le début de l’album commence par une intro à caractère sombre et ritualiste, un synthé prêt à vous ouvrir les portes de l’obscurité avec une ambiance funéraire, une guitare aux riffs lents et déprimants et une batterie aux percussions ritualistes qui appellent au sacrifice, l’ambiance est vraiment accrocheuse pour une durée courte, ça nous laisse confiant pour la suite. « Incosistent Thoughts », la suite de l’intro qui va nous laisser un peu lassé, une musique certes acceptable, mais à force d’écouter plus de deux fois, ça ne va pas nous marquer, une ambiance pas costaud, un clavier calme et triste, une guitare au solo bien timide et court, mais la voix gutturale du vocaliste donne un peu du punch à ce morceau qui ronfle du début jusqu'à la fin par son manque de dynamisme. Le second morceau s’avère meilleur que le premier, on sent que l’innovation se bat pour exister dans cette piste, malgré une ambiance un peu banale, l’auditeur sera probablement séduit par un jeu de piano sympa, une guitare qui se débarrasse enfin de sa timidité, nous livre des beaux solos classiques et se montre un peu agressive dans certaines parties de la chanson. « Zeitgeist », un morceau bourré de romance et d’émotion par son bon jeu de piano classique, des paroles chantées par un vocaliste plutôt ému lorsqu’il chante à voix claire, puis le tempo devient un peu agressif à la courte durée par l’apparition des guitares qui ne cessent de progresser en jouant des riffs plutôt mélodrames. Quant à « Unbeliever’s Script », un début avec des riffs accrocheurs qui nous donne l’impression que ça va bien partir musicalement, mais au final, ça nous rappelle le premier morceau, par contre « Unbeliever’s Script » s’en tire mieux avec des passages acoustiques, une voix claire énergétique et un solo qui est finalement séduisant et plus long que les précédents dans les autres chansons.

Après avoir écouté les cinq chansons, un seul instrument m’a bluffé au final, c’est le clavier, faut avouer que sans cet instrument, l’ambiance des chansons serait sans vie, même si il a rencontré quelques limites dans certaines chansons et qu’il n’arrive pas à surpasser un stade envié. Comme on peut le constater dans « The Journey to the Center of I», c’est toujours le synthé qui ouvre le bal dans une ambiance romanesque, suivi par des guitares aux riffs vifs. On remarque que ce morceau est plus rapide que les autres chansons dans le rythme des instruments et ça fait du bien. Pareil pour le dernier morceau « Exodus » qui brille par sa belle performance musicale, le vrai talent des musiciens se dévoile enfin dans cette chanson et résultat, tout est parfait, on se demande pourquoi ils n’ont pas fait ça pour les premières chansons, ça aurait pu être un résultat plus que satisfaisant.

Conclusion, malgré le manque d’innovation qui est un petit handicap pour cet opus, l’album "Vitriol" n’est pas à ce point mauvais et pour un premier album, le groupe s’en sort bien avec une prestation plutôt moyenne loin d’être catastrophique, on espère que le prochain album sera plus varié et bien composé. Bonne continuation pour eux.

14/20

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