Vitalworks

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7/20
Nom du groupe Myon
Nom de l'album Vitalworks
Type Album
Date de parution 15 Juin 2015
Produit par Mika Pohjola
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. Otra Vez 04:04
2. Twist in the Orbit 03:18
3. Mystery of the Moment 03:35
4. Call of the Senses 04:11
5. Blood Mountain 03:07
6. In the Arms of Eternity 05:03
7. When It Could Begin 04:37
8. Chains of Society 03:07
9. How Does It End 03:25
10. Answer to It All 03:52
11. Last Tear 05:02
12. No Pain No Gain 04:16
13. Finally Forgiven 05:14
14. Silent Goodbye 03:54
Total playing time 56:45

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Myon


Chronique @ dark_omens

11 Juin 2015

Fuyez...

Naguère ces chers Finlandais de Myon œuvraient en un art que l'on serait tenté de définir comme le croisement entre un Heavy Mélodique et un Hard Rock, lorgnant parfois, succinctement, vers le Power Metal. Une musique qui, d'ailleurs, n'était pas sans nous rappeler, parfois, les travaux d'un certain Europe. Sans véritablement s'illustrer, fort de qualités indiscutables, loin s'en faut, le groupe nous proposait des disques qui, à minima, avaient l'avantage de ne pas être indignes. Une destinée qu'ils ne comptaient pas subir indéfiniment. Opérant un virage artistique aussi incompréhensible qu'inattendu, les cinq d'Oulu décidèrent de délaisser cette forme d'expression pour adopter celle d'un Hard Fm plus consensuel.

Mais faisons quelques précisions avant d'attaquer le fond du débat. Généralement, lorsqu'un critique à la plume acerbe fustige le manque de dynamisme d'une œuvre, il le fait avec les lacunes qui sont les siennes. Il n'est en effet pas rare de lire des absurdités concernant la musicalité trop musicale, le rythme pas assez rythmé ou les synthés trop envahissants d'une œuvre de ces mouvances où les Bon Jovi, Giuffria, Firehouse ou Foreigner s'illustrent. Ces aspects définissent précisément ces genres-là et ils peuvent difficilement être pointés du doigt comme des défauts. Du moins, le plus souvent. À cet instant le lecteur avisé se demandera l'intérêt profond d'un discours aussi désespérément trivial. Sur la pointe des pieds, avec tout le tact indispensable à une telle entreprise, votre humble serviteur est en train de s'approcher de l'immonde vérité que recèle ce Vitalworks. Généralement, les polémistes patentés ont tort de s'étonner de certains des artifices et spécificités présentes dans le genre qui nous occupe ici. Mais pas là. Car, non content d'avoir échangé sa musique impersonnelle contre une autre sans doute plus fédératrice, Myon aura eu l'indigence de s'y noyer en des eaux terriblement, et insupportablement, quiètes et terriblement, et insupportablement, fades. Tant et si bien d'ailleurs que nos Scandinaves sont en passe de réussir l'exploit d'offrir aux House of Lords, Ten ou Survivor le titre de "dangereux activistes radicaux éclairés".

Mais revenons à ce disque. Otra Vez, qui le débute, est un morceau d'inspiration ibérique pourvu d'un refrain en espagnol et de quelques volutes de guitares sèches propres à nous mener en ces terres hispaniques. Cette chanson est une catastrophe. Manquant cruellement d'ardeur, d'entrain et d'allant, elle s'enlise lourdement dans les méandres bourbeux de ce gris terne appelé ennui. Tout comme l'insipide Mystery of the Moment d'ailleurs. S'agissant d'un Blood Mountain sans saveur, il s'inscrit parfaitement dans la lignée de ce que Frontline aura écrit et composé de pire.

D'autres pistes, bien que moins dangereusement indolentes, n'en sont pas nécessairement meilleures pour autant. Citons l'anecdotique When it Could Begin aux synthés caricaturaux ou encore les pathétiques How Does it End et Answer to it All, eux aussi, très inspirés par le travail de Stephan Kaemmerer et de ses acolytes.

Bien évidemment, tradition oblige, ce Vitalworks comporte des ballades. In the Arms of Eternity est sans aucun doute la pire de toutes. D'une platitude consternante, d'un intérêt proche du néant et d'un conformisme susceptible d'offrir aux Allemands d'Unrest le titre de visionnaire, elle nous consterne.

Pour résumer de manière concise la teneur de cet opus, disons que les guitares y manquent souvent de présence et de prestance, effacées derrière claviers et chants, que l'inspiration y est médiocre et que les mélodies y sont souvent mièvres se rapprochant même parfois d'un Rock Pop détestable. A l'évidence, tout ici est dévolu à l'harmonie, à la mélodie, à l'esthétisme musical, à la légèreté guillerette fade, à l'essoufflement créatif, à la copie sans âme...

En un mot, fuyez...

15 Commentaires

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frozenheart - 12 Juin 2015: Il y a tout de même un truc qui m'échappe. Par curiosité je suis allé écouté les précédents albums qui eux sont vraiment aux dessus et même sympathique alors, que là ont taille la route sans en redemander.
eclectic - 14 Juin 2015: Sélection possible pour le concours de l'eurovision...
edenswordrummer - 17 Juin 2015: Ce clip...les pauvres musiciens ont pas l'air de réaliser ce qu'ils font... Sérieux, quand j'étais gosse et que j'allais à la fête du village chez ma grand mère, on passait une musique plus dynamique... J'ai pas le courage d'écouter la suite, et de toute évidence c'est une perte de temps. Merci Darko d'avoir fais de sacrifice pour nous, je vais tenter de laver de ma tête ce refrain qui est une épine dans le cul de mon inconscient...
 
Valenco - 20 Juin 2015: J’ai ri ! Merci au groupe d'exister et de nous faire marrer. Ce clip... putain ce clip ! Même le groupe à l'air d'avoir honte de ce qu'il fait.
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