Vision of Fire

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12/20
Nom du groupe Valkeryon
Nom de l'album Vision of Fire
Type Album
Date de parution 09 Juin 2014
Style MusicalPower Progressif
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Never Fades
 
2.
 Culture War, Pt. 1: Dunas
 
3.
 Culture War, Pt. 2: Reconquest
 
4.
 Umbra Wars
 
5.
 Fight with Time
 
6.
 Corruption
 
7.
 Trivial
 
8.
 Spaceshift
 
9.
 A Place Beyond
 
10.
 Farewell
 

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Valkeryon


Chronique @ dark_omens

17 Juin 2014

Valkeryon peut sans aucun doute mieux faire...

Malgré une indulgence bienveillante dont il nous faudra nécessairement habiller nos propos alors que nous aborderons une première œuvre aux moyens forcément moindres que ceux alloués à d'autres plus ambitieux et établis, le silence ne sera pas de rigueur. Une mansuétude avenante ne saurait, en effet, éteindre l'intégrité de quiconque.

Abordons aujourd'hui le cas de Valkeryon et de son premier opus intitulé Vision of Fire.

D'une manière générale, et sans entrer dans un exposé trop exhaustif, la production de ce manifeste est quelques peu déséquilibrée. Evidemment inutile de faire de long exposé pour saisir les raisons de cet état de fait néanmoins on ne pourra décemment pas taire l'aspect artisanal de ce manifeste mettant un peu trop en avant les sons de basses, les claviers et un peu trop en retrait le reste. Rien d'insurmontable toutefois.

Il nous faudra aussi insister sur les vocaux de ce disque. Souvent cantonné dans un registre médium aigu, il manquera un peu de singularité à Rubens pour pleinement nous satisfaire. Et les faussetés dont le vocaliste nous gratifie assez régulièrement ne viendront certainement pas plaider en sa faveur.

Toutefois au-delà de tous ces écueils, étonnement, Valkeryon nous offre un Heavy Power Metal dont les stigmates les plus notoires nous évoquent les Angra, Rhapsody et consorts, qui n'est pas inintéressant. Notons que ces accointances et ces similitudes avec d'autres s'expriment surtout dans les intentions puisque, objectivement, et une fois encore, il nous faudra dire que le manque de moyens aura forcément des conséquences néfastes sur le rendu final et éloignera quelques peu ce groupe des formations citées.

Quoi qu'il en soit, en faisant fi de ces tares, musicalement, ce quintet originaire du Panama aura quelques qualités à faire valoir. Sans volonté aucune de bouleverser l'ordre établi du genre, bien évidemment.

En outre la formation démontrera même ici quelques velléités plus nuancées pas totalement inintéressantes comme sur le break aux parfums andins de ce premier morceau, Never Fades, à la quiétude apaisante, au souffle délicieux, est très intéressant ou comme la musicalité exotique et orientale de ce second, Culture War, Pt. 1: Dunas (dont le passage final au piano est relativement séduisant). Autant dire, d'ailleurs, qu'il y a dans l'expression de ce groupe une propension aux dépaysements et une invitation au voyage qui n'est pas toujours d'une efficacité redoutable mais qui a, à minima, le mérite de rendre l'art de ce collectif légèrement moins conventionnel que celui de certains de ces petits camarades adeptes convaincus de cette musique du vieux continent. C'est sans doute dans cette voie consistant à cultiver ces différences-là que Jose Chang et ses comparses devraient s'employer davantage. Ils y gagneraient peut-être une identité propre qui, pour l'instant, leur fait cruellement défaut.

Mais ne noircissons pas exagérément le tableau et disons que des pistes telles que Culture War, Pt 2 : Reconquest, Umbra Wars, Fight with Time ou encore par exemple Corruption, à défaut d'être inoubliables, nous proposent des moments appréciables.

S'agissant du travail mélodique proposé ici il faudra également dire qu'il est parfois, en de rares fois, curieux. Pas nécessairement raté mais insolite dans cette volonté d'aller puiser en des inspirations, un peu, décalées. Citons, par exemple, Trivial et ses couplets assez déconcertants.

Vision of Fire est donc un album qui, malheureusement, aura de nombreux défauts mais qui néanmoins laissera entrevoir quelques vertus pas toujours déterminantes, pas toujours originales, pas toujours efficaces mais pourtant bien réelles.

3 Commentaires

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Insmomnium - 17 Juin 2014: Une bonne chronique comme toujours malgré quelques fautes d'orthographe que je me fais un devoir de relever non pas pour te dénigrer mais pour rendre à ta chronique toute la beauté visuelle que tu lui aurais voulue:
- "la production de ce manifeste est quelques peu déséquilibrées" - "mettant un peu top en avant" - "Souvent cantonner dans un registre"
- "le manque de moyen"
- "quelques velléités plus nuancés pas totalement inintéressante"
- "que celui de certains de ces petits camarades"
- "adeptes convaincu"
- "des pistes [...] à défaut d'être inoubliable"
Peut-être en ais-je oubliées. Enfin je te laisse le loisir de les corriger, après tout c'est ta chronique ;)
dark_omens - 17 Juin 2014: Merci à toi... J'essaye d'être vigilant mais je ne suis pas infaillible...loin s'en faut...
krashno - 03 Août 2014: ça fait plaisir de lire une chronique où le groupe qui sort une première œuvre sans trop de moyens n'est pas mis en pièce gratuitement. Tes critiques sont objectives et de bons conseils, ça me donne envie d'écouter cette œuvre imparfaite.
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