Verisaarna

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17/20
Nom du groupe Kryptamok
Nom de l'album Verisaarna
Type Album
Date de parution 30 Mai 2020
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1.
 Loputon, Totaalinen Sota
 03:50
2.
 Apokalypsin Epilooki
 04:38
3.
 Saastan Rekviemi
 05:12
4.
 Susien Äitee
 04:19
5.
 Pimeyden Tyranni
 04:17
6.
 Rottien Reformaatio
 06:02
7.
 Tämä on Enne ja Kuolema sen Lupau
 05:28
8.
 Verisaarna
 03:58

Durée totale : 37:44

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Kryptamok


Chronique @ Icare

06 Juillet 2020

Un parfait condensé de black scandinave constituant un bloc à la fois glacial, brut, mordant, cruel et épique.

Force est de constater que depuis ses premiers balbutiements il y a maintenant quatre décennies, le black metal est un genre qui a largement évolué et connu de nombreuses mutations. Style volontairement cru, régressif et sauvage au départ, la deuxième vague des 90’s a vu l’émergence de plusieurs sous-genres dont certains semblaient largement s’éloigner de l’esprit d’origine, minimaliste et blasphématoire. Ainsi, après l’éclosion des courants avant-gardistes et symphoniques entre autres, les années 2000 voient le black redéfinir ses propres frontières sonores, allant toujours plus loin dans les expérimentations, et se plaisant à croiser le metal noir à d’autres styles lointains pour accoucher d’étranges hybrides musicaux (citons entre autres les mélanges black musique/baroque, black/rap, black/techno, black/musique orientale, black hardcore, black/jazz, black/shoegaze...). Aujourd’hui donc, il est bien difficile de réussir à innover dans un style qui a été décliné d’innombrables fois et dans lequel tout semble déjà avoir été dit…

Tout ça, Kryptamok paraît l’avoir compris : voici un combo de black finlandais qui ne cherche pas à révolutionner le genre, et Verisaarna, premier full length du one man band après une unique démo en 2018, recèle huit compos glaciales et envoûtantes parfaitement respectueuses de la grande tradition des 90’s. Hex Inferi, seul maître à bord, a joué dans une pléthore de groupes locaux, dont Vordven et Horna, et l’expérience du bougre s’exprime largement dans ces huit compos parfaitement composées, exécutées et produites.
Si Kryptamok vient de Finlande, l’affiliation à la scène nationale ne saute pas toujours aux oreilles, c’est d’ailleurs un Loputon, Totaalinen Sota d’obédience norvégienne qui nous colle d’emblée une grosse mornifle, morceau musclé au riffing roulant et efficace appuyé tantôt par de gros blasts tantôt par ce rythme binaire propice au headbang et par le chant parfaitement arraché et intense du musicien. La fin du titre se fait plus atmosphérique, avec ces claviers froids et envoûtants qui soufflent un vent de mystère, tandis qu’Apokalypsin Epilooki débute sur les chapeaux de roue, propulsant un black brutal à la suédoise, dont l’excellent refrain, plus lent et épique, nous enveloppe dans une bourrasque enneigée.
Le Finlandais sait judicieusement ralentir la cadence, comme sur la fin d’Apokalypsin Epilooki, Tämä On Enne Ja Kuolema Sen Lupau ou Saastan Rekviemi, mid tempo fier et guerrier dont le début évoque la marche des troupes vers le champ de bataille et la deuxième partie rappelle la marche solitaire du dernier survivant dans une immense plaine enneigée et jonchée de cadavres balayée par un impitoyable blizzard… On retrouve également des passages plus épiques et mélodiques le long de ces 37 minutes (la deuxième partie de Saastan Rekviemi, dramatique et cérémonielle, avec cette basse bien en avant et des claviers imitant les sonorités d’un violoncelle, la fin de Susien Äitee avec ce riffing atmosphérique et ces chant clair grave et sacré, certains passages de Rootien Reformaatio et Tämä On Enne Ja Kuolema Sen Lupau, avec ces chœurs solennels et ces lourdes sonorités de cuivres qui couvrent le ciel de nuages noirs…).

Bref, il y a de tout dans ces huit titres (le début acoustique et la lente montée en puissance hypnotique de Rottien Reformaatio font indéniablement penser à Dissection, tandis que l’entame de Tämä On Enne Ja Kuolema Sen Lupau renvoie au black orthodoxe des années 2000 avec ces notes dissonantes et ces chuchotements impies), et si les compos ne se ressemblent pas, elles sont toutes bonnes, solides et variées, possédant chacune leurs moments forts. Le tout compose un parfait condensé de black scandinave, une excellente synthèse de ces différents sous-genre, tour à tour true black, brutal ou plus atmosphérique, constituant un bloc à la fois glacial, brut, mordant, cruel et épique.
Bref, si vous cherchez un opus original, vous pouvez passer votre chemin, mais si vous voulez du bon black metal respectueux de la tradition et fait avec le cœur, l’âme et les tripes, Verisaarna devrait vous convaincre sans problème. Hail Finland and hail Kryptamok !

2 Commentaires

3 J'aime

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kalysto - 06 Juillet 2020:

Salut Icare et merci pour cette enième chro de qualité.

Je l'ai remarqué il y a pas longtemps cet album et j'ai immédiatement accroché : c'est très bien fait, on se laisse facilement prendre à l'écoute et au final on passe un bon moment.

Oui rien de nouveau mais comme tu dis c'est fait avec le coeur et dans le respect des anciens et rien que ça aujourd'hui c'est beaucoup.

DoudouKiller - 23 Octobre 2022:

très bonne chronique (merci Icare) et une super découverte!! Un album varié et vraiment plaisant à écouter!!!

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