Vendetta

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19/20
Nom du groupe Celesty
Nom de l'album Vendetta
Type Album
Date de parution 11 Mars 2009
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album56

Tracklist

1. Prelude for Vendetta 01:26
2. Euphoric Dream 05:02
3. Greed and Vanity 04:16
4. Like Warriors 04:44
5. Autumn Leaves 04:06
6. Feared by Dawn 04:53
7. Lord (of This Kingdom) 05:00
8. New Sin 05:27
9. Dark Emotions 05:16
10. Fading Away 03:59
11. Legacy of Hate (Part 3) 14:06
a/ Candlelight
b/ Shadow Land
c/ Chaos and Destruction
d/ Feelings
Bonustrack (Japanese Release)
12. Gates of Tomorrow 05:15
Total playing time 58:15

Chronique @ skydreamer

01 Octobre 2009
Un jour de désœuvrement comme l'être humain peut quelquefois en vivre, j'ai eu une forte envie de découvrir un nouvel album de metal symphonique.
Tout de suite.
Comme ça.
Un peu à la manière de Madame qui exige des fraises à 4 heures du mat'.
Oui, mais voilà, où trouver un bon album de ce type en cet an de grâce 2009 ?

Certes, le genre n'est pas si vieux. Malgré quelques essais dans les années 80, notamment avec les talentueux Savatage, ce courant a réellement pris corps en 1996/1997 avec Rhapsody, Nightwish et Therion. Très vite, dès 1998, il s'est imposé dans le paysage avec l'apparition dans les bacs du fabuleux Symphony Of The Enchanted Lands des maîtres italiens Rhapsody.

Après ce fut l'orgie. Les groupes se bousculèrent pour avoir leur quart d'heure de gloire symphonique. Même des célébrités bien installées s'essayèrent avec un certain bonheur à l'exercice : Metallica forgea son S&M en 1999 et même Scoprions dans un style plus hard que metal concocta un Moment Of Glory en 2000 qui, s'il n'est pas glorieux, reste un bon moment quand même.

Mais voilà, très vite, il y eu embouteillage. Certains ténors, comme Rhapsody, développèrent une légère tendance à la redite. D'autres pondirent des œuvres qui furent plus humoristiques et/ou pathétiques que symphoniques, genre j'appuie sur le bouton "pêche de violons" sur mon Bontempi et voilà que je sors moi aussi mon skeud certifié 100% sympho.
Il faut dire que ce style demande quelques menues piécettes pour payer des violonistes tirés à quatre épingles, un brin de connaissances musicales et une bonne production. Ce n'est quand même pas donné à tout le monde.

Du coup, tout ce joyeux petit monde tourna bien vite en rond. D'où un essoufflement visible.
Les sorties dans le genre se font donc plus discrètes et même le combo rital emblématique est aux abonnés absents. Il paraît que Luca Turilli est en fuite dans un pays enchanté.
Alors, sur quel groupe et quel album jeter son dévolu ?
Après avoir surfer de ci de là, mon intention se porta sur Celesty, groupe de seconde zone mais dont le dernier album en date, recueillait quelques critiques sympathiques sur la toile. Banco, je tente ma chance. Mon côté joueur, que voulez-vous.

Celesty est donc un groupe de power symphonique qui grave avec Vendetta son quatrième skeud. Dès l'intro de rigueur fidèle aux principes, on devine que ce ne sont pas des génies. Celesty n'invente rien. Il n'est pas là pour cela. Amateur de nouvelles sensations, passe ton chemin. La seule surprise est l'apparition d'un chant black quelques secondes sur le dernier titre fleuve. Sorti de cela, pas de quoi fouetter un chat. Mais, si l'originalité n'est pas la bienvenue sur la galette, Celesty se révèle un élève appliqué, studieux, intelligent et même finaud sur les bords.

Tout d'abord, le groupe n'oublie jamais que dans power symphonique, il y a power. Jamais le côté classique ne va prendre le pas sur la guitare. Et c'est tant mieux. Déluge de riffs incisifs allant du metal tradi au power, en passant par le thrash, chant grave légèrement éraillé et agressif, chœur guerrier, bourrinage de batterie en règle : l'attirail est ici au complet.

Sur cette base somme toute sympathique, le combo pose des mélodies identifiables qui l'ont peut fredonner sous la douche ou en explosant la tronche de ses ennemis sur un champ de bataille, au choix. Un bon paquet de mélodies font mouche, comme l'entêtant "Like Warriors". Comme tout bon élève, on prend exemple sur les maîtres pour pondre des bons petits refrains des familles : Rhapsody, bien sûr mais aussi Helloween ou Manowar pour ne citer qu'eux. On a vu pire comme références.

Enfin, comme il sied au style, Celesty saupoudre le tout avec les interventions d'un orchestre symphonique. Un véritable orchestre. Pas un clavier Bontempi donc. Ce dernier va enrichir considérablement la musique, la rendre plus puissante et épique sans pour autant la rendre pompeuse, sans la surcharger d'effets superfétatoires, sans écraser les instruments électriques.

Le tout nous donne un album d'une excellente qualité gorgé d'hymnes. La galette possède son compte de moments jouissifs. Pas de prise de tête, pas d'expérimentations hasardeuses, certes, mais un cocktail savamment dosé et donc une belle réussite qui mérite que les amateurs y jettent une oreille.

Quelques critiques pour terminer. On regrettera quelques riffs assez plats qui gâchent un peu l'ensemble. Ensuite, être influencé, ce n'est pas un mal en soi, mais, quelquefois, on est plus proche de la copie que de l'influence. Les couplets de Lord Of This Kingdom sont un bien bel exemple : on jurerait entendre Manowar dans ses œuvres. Oui, enfin, pas le Manowar de Gods Of War. Celui d'avant. Quoi qu'il en soit, c'est quand même un brin embêtant.
Celesty maîtrise son métier, c'est un fait indéniable. Il lui reste maintenant à acquérir plus de personnalité et s'éloigner de ses références. Plus facile à dire qu'à faire. Rendez-vous au cinquième album les gars !

En tout cas, il y a des jours qui commencent dans le désœuvrement et finissent par vous filer la trique. C'est Madame qui va être contente. D'ici quelques mois, je sens qu'elle va me redemander des fraises à 4 heures du mat'.

7 Commentaires

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DragonMaster - 09 Octobre 2009: Bien bien, le dernier Celesty m'avait fait abandonné le groupe, mais j'ai l'impression qu'un petit écoute s'impose cette fois ci.
 
Arkwright - 19 Décembre 2009: Moi personnelement j'ai adorer cet album surtout le debut de Fading Away sa ma fait frisonner
bodyblazer - 28 Décembre 2009: Après l'écoute de "Fading Away" et de "New Sin", je n'ai plus qu'une envie: pas les fraises à 4h du mat, mais faire l'acquisition de "Vendetta" avec les Bons Fnac que le Gros Barbu Vêtu de Rouge m'a apporté!
Merci pour cette chro alléchante!
Tiens ma chérie, reprends des fraises ;)
bodyblazer - 08 Janvier 2010: Reçu "Vendetta" ce matin: cet album est sublime! A se demander si le choix du nom du groupe a été fait sciemment? Ce ne sont qu'envolées vocales, claviéristiques et guitaristiques! Ces mecs sont vraiment célestes!
A recommander fortement!
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Chronique @ belzaran

30 Novembre 2010
Celesty est un groupe finlandais de power-metal mélodique. Pour leur quatrième opus, « Vendetta », le groupe s’est doté d’un véritable orchestre symphonique afin de magnifier sa musique et son côté épique, inhérent au style. Si cette démarche n’a rien d’original aujourd’hui, elle n’est pas pour autant toujours convaincante, l’orchestre servant parfois à cacher la misère de mélodies moyennes derrière une masse imposante de violons.

Heureusement, ce n’est pas le cas ici. Les orchestrations apportées sont riches et variées, conférant au groupe une véritable touche, rappelant évidemment Rhapsody of Fire, pilier du genre. A l’orchestre sont également ajoutés des chœurs magistraux. L’album démarre d’ailleurs sur une introduction purement instrumentale de bonne facture, avant de lâcher les chevaux sur « Euphoric Dream ». Double pédale, guitare lourde, chœurs, orchestre, chant mélodique, énergie. Tout au long de l’album, on retrouvera ces éléments plus ou moins mis en avant.

Cependant, l’orchestre, bien qu’omniprésent, est plus ou moins envahissant selon les morceaux. S’il est primordial dans certaines chansons (« Euphoric Dream », « Like Warriors », « Autumn Leaves », « Lord of this Kingdom », « New Sin »), il sait se faire plus discret pour d’autres (« Greed & Vanity », « Feared by Dawn », « Dark Emotions »). Cette alternance régulière de morceaux très orchestraux avec d’autres plus directs est très appréciable. Cela permet au groupe d’apporte un peu d’agressivité salvatrice et de reposer l’auditeur entre deux passages (très) grandiloquents.

Ajouter un orchestre à un album metal est un véritable défi sur le plan du mixage. Si ce dernier est plutôt réussi, il l’est aussi à cause de la fâcheuse tendance du groupe à laisser l’orchestre dicter la mélodie (« Like Warriors »). Dès que ce dernier est présent, les riffs de guitare se font simplistes, servant uniquement accompagnement. Et il faut attendre les morceaux les moins orchestraux pour voir surgir des riffs très accrocheurs (« Dark Emotions »). Or, comme le groupe est très adepte du mid-tempo, l’énergie pure se fait un peu trop rare par moment. Quelques accélérations supplémentaires n’auraient pas été un luxe.

Il serait pourtant cruel de reléguer « Vendetta » à un album moyen. De nombreux morceaux sont très accrocheurs. « Greed & Vanity » est un mid-tempo très accrocheur. « Lord (of this Kingdom) », bien qu’assez classique dans l’ensemble, vous captera par la grandiloquence de ses arrangements. Les morceaux les plus originaux restent ceux qui mélangent au mieux les influences à la fois orchestrales (arrangements complexes, chœurs travaillés) et metal (attaques à la double-pédale, riffs accrocheurs) comme « New Sin », « Euphoric Dream » ou « Feared by Dawn ».

Il faut aussi saluer le travail du chanteur, Antti Railio (qui a malheureusement quitté le groupe après cet album). Sa voix éraillée, plus grave que les pontifes du genre, apporte beaucoup au groupe. Ses mélodies vocales et l’interprétation qu’il leur donne font mouche tout au long du disque. Là où beaucoup de groupes se retrouvent souvent avec des refrains un peu bateau, Celesty frappe toujours juste. Le groupe a aussi la particularité d’avoir des chœurs très féminins, beaucoup moins graves et puissants que d’autres formations. Bien qu’un peu perturbant aux premières écoutes, mais cela fonctionne très bien avec les orchestrations toujours très aériennes du groupe.

L’album se conclut sur un morceau fleuve de 14 minutes, « Legacy of Hate Pt.3 » (suite de deux morceaux sortis sur l’album « Legacy of Hate »). Sans être transcendant, il est appréciable que le groupe ait fait l’effort d’apporter une touche progressive à son album.

Malgré ses petits défauts, « Vendetta » est un album très intéressant. Sous ses abords symphoniques, l’album se révèle plus subtil qu’il peut y paraître aux premières écoutes. Le groupe a su intercaler des morceaux moins grandiloquents au milieu des plus orchestraux, apportant une variété réelle dans le propos. Pour peu que vous aimiez le metal orchestral, lancez-vous sans tarder dans « Vendetta ».

5 Commentaires

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bodyblazer - 01 Décembre 2010: Excellente chro qui retranscrit parfaitement mon ressenti vis à vis de cet album.
Vendetta est un des albums que tout fan du genre se doit de posséder.
J'ignorais qu'Antti avait quitté le groupe. Dommage, il possédait une présence assez remarquable.
Apophis2036 - 01 Décembre 2010: Merci pour cette chronique, détaillant au mieux ce que ce Vendetta peut apporter comme bienfait à qui se donnera la peine de se laisser tenter par ce Celesty cru 2009.
bodyblazer - 02 Décembre 2010: Attendons de voir, ou plutôt d'entendre,ce que donne Tony Turunen. En espérant qu'il ne soit pas aussi "capricieux" que sa soeur...
rickycosy - 06 Mars 2011: c'est peut-être une idée mais je trouve que, par moment, la voix d'Antti ressemble un peu a celle d'un certain James Hetfield !!!
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