Attention, nous sommes en presence d’une bombe. Je n’ai jamais entendu un tel niveau dans le grindcore depuis la fin de
Carcass. Justement, To separate the flesh from the bones ( ouf que c’est long ) est plutôt un groupe pour le style visant à glorifier les deux premiers albums de
Carcass. D’ailleur nous trouvons en guest vocals, le chanteur mythique de
Carcass( RIP ) Jeff Walker et Lee Dorian de
Cathedral. TSTFFTB est aussi le groupe d’un ex
Amorphis ( Pasi Koskinen ). Formé par
Herr Arschstein au chant,
Rot Wailer ( lol sacré jeu de mot ) à la bass et
Pus Sypope à la batterie, TSTFFTB sort fin 2004 ce
Utopia Sadistica, pur himmage à
Carcass. Leur musique est donc un grindcore énorme, excellent, splendide ( ouais étant très fan des deux premiers
Carcass je suis très enthousiaste ) rapide, brutal et dévastateur. Comme il faut quoi.
Signé sur le label Spikefarm records ( filière extrême de l’imposant et puissant spinefarm records ), enregistré par Nikk Bingo au CCPC Studios d’Helsinki,
Utopia Sadistica est doté d’une production très imposante, puissante, très bonne pour du grindcore en tout cas. Elle est largement meilleur que celle de Symphonies of sickness par exemple ( deuxième album de
Carcass pour les novices ).Bref, du bon travail.
Musicalement, les riffs de guitares ressemblent ou même imitent ceux de
Carcass. Walker dit même que c’est du pompage mais qu’est ce que c’est bon. Enfin pompage, c’est pas les mêmes mélodies non plus hin. Et puis les riffs sont très entraînants, ultra puissants et assez punk ( plus punk que
Carcass ) à l’image d’un
Napalm Death. Les grooves sont présents et sont excellemment lourds. Bref, les mélodies et ambiances gore sont bien présentes pour notre plus grand plaisir. La batterie est ultra rapide la plupart du temps en blast beats même si les mid tempos occupent une place non négligeable ( et oui moments groovy obligent ). Le chant possède deux facettes ( ou trois vu que l’on a trois chanteurs ). Lee Dorian possède une voix plutôt dans le trip death metal guttural et ne la pose que très rarement. Jeff Walker a une voix que l’on reconnaît facilement. Une voix ni trop hurlée, ni trop gutturale. En tout cas il n’a pas changé, toujours aussi brutal.
Herr Arschstein, le chanteur principal possède une voix plutôt toujours vers celle de Jeff Walker en un peu plus modifiée et traficotée. Bref, tout ça donne un Grindcore magnifique et terrassant.
Textuellement, c’est du gore, des tripes, et des cadavres en putréfactions.
Bref, voici pour moi le meilleur album de grindcore de l’année, la relève du légendaire et regretter
Carcass. Un album excellent à posséder pour tous les fans de grindcore et nostalgiques ( comme moi ) de la belle époque du grind.
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