Undead Legacy

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10/20
Nom du groupe Bewized
Nom de l'album Undead Legacy
Type Album
Date de parution 28 Octobre 2013
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 War I Wage
 
2.
 Medusa's Head
 
3.
 Pray Last Sin
 
4.
 Monster in Your Closet
 
5.
 The Tempest
 
6.
 Heart Bled Dry
 
7.
 Crus[he]ader
 
8.
 The Prodigal Son
 
9.
 Judas Kiss
 
10.
 Break of Dawn
 
11.
 Vindication
 

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Bewized


Commentaire @ Mr4444

16 Avril 2014

Bewized livre une prestation très bancale sur ce dernier album

Bewized, quatuor grec évoluant dans un Metalcore très classique, a sorti fin 2013 son deuxième album. Arborant le visage de Meduse sur sa pochette, ce disque racontera à sa manière une grande époque de la mythologie grecque : les histoires d’Ulysse, de l’Iliade à l’Odyssée. Mais hormis ce petit point historique, ce second album ne brillera pas par sa diversité et son génie.

Il se distinguera au fond comme un album de Metalcore somme toute classique, avec rythmique mélodique et agressive accompagné d’un chant growlé auquel répondra un chant clair toujours assez insignifiant. « War I Rage » est donc un parfait stéréotype de la scène. Nous y trouverons une batterie rapide et métronomique, mais manquant vraiment de profondeur. Une voix grave et hurlée, mais terriblement monotone. Un chant clair pop et sucré, mais sans émotion. Quelques élans mélodiques assez mal incorporés et un solo sentant vraiment la non-prise de risque.

Ainsi, beaucoup des pistes de l’album ne surprennent pas. « Pray Last Sin », ses simili-blast, ses riffs en répétitions, ses parties mélodiques sacrément clichés et son break piano très quelconque et le tout pas aidé par une production paresseuse ne mettant pas vraiment en valeur un instrument plutôt qu’un autre. De même sur « Crush[he]dear ». On sent une certaine volonté d’essayer de nouvelle chose, mais les transitions sont très mal jaugées. On retiendra les refrains qui passent mieux quand le chant clair (comme sur la martiale « The Tempest ») est en arrière-plan et cet ensemble de riffs avec quelques mini consonances exotiques.

Clairement, le chant clair sera le point faible principal de cet album, ainsi sur « Monster In Your Closet », malgré une double manquant vraiment de puissance, l’instrumentation tiendra plutôt pas mal la route, les mélodies des claviers s’accordant plutôt bien avec les guitares. Le problème viendra de ce chant clair : mielleux, faux et surtout très exagéré. Même remarque sur la doublette « The Prodigal Son » ambiante et servant d’introduction à « Judas Kiss », où le chant clair paraîtra trop souvent à côté du rythme. On trouve tout de même plusieurs moments intéressant, notamment ce passage de basse, ces refrains (et les éternels chœurs qui vont avec) ou quelques élans mélodiques sur le final. Malgré la volonté évidente de diversifier le propos avec un « Break of Dawn » sous forme de ballade interprété uniquement au chant clair, la platitude ambiante fait de ce long morceau un raté retentissant. La mélodique peine à emballer les débats, le rythme est soporifique et le chant clair relativement désagréable.

Pour réveiller le tout, nous trouvons deux featurings sur cet album. La rythmique lente et plutôt ambiancé des claviers de « Medusa’s Head » permet à Jon Howard (Threat Signal) de dégainer ses growls retentissant pendant que des gros relents Linkin Park parsèmeront des refrains un peu bancals. Sur « Heart Bled Dry », Bjorn Strid compose une chanson très Metalcore à même de figurer sur un des albums de Soilwork. Si les couplets agressivement saccadés et joliment hurlé (et accompagné de court, mais chouette, solo), le duo entre une voix parlée très grave et un chant clair plus restreint rendront les refrains plutôt agréables. Quant à la « Vindication » finale, le tout sonnera quand même Metalcore simpliste, manquant énormément de punch et paraitra régulièrement à côté de la plaque, encore plus sur l’espèce de coupure Dubstep à la fin.

Ainsi, Bewized livre une prestation très bancale sur ce dernier album. Si quelques éclairs intéressant se propageront de temps à autre lors de l’écoute de ce « Undead Legacy », il en résulte un disque (encore une fois) clichèsque au possible et se contenant d’un Metalcore des plus basiques, multipliant les fautes de goût et les interventions mélodiques peu intéressantes.

1 Commentaire

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Apophis2036 - 16 Avril 2014: Et dire que tout ça n'a rien à voir avec une quelconque intervention de la Méduse qui les aurait tous figé sur place lors de la conception de cet Undead Legacy. Critique sévère mais juste d'un disque passable de plus dans le giron de la scène Metalcore.
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