Unconquered Abysses

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14/20
Nom du groupe Into Coffin
Nom de l'album Unconquered Abysses
Type Album
Date de parution 29 Novembre 2019
Style MusicalDoom Death
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Antediluvian Flames
 14:09
2.
 Unconquered Light of Nothingness
 14:29
3.
 Catacombal Echoes from AB.ZU.
 23:24
4.
 Archetype for the Total Ruin
 23:03

Durée totale : 01:15:05

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Into Coffin


Chronique @ Armel_Avry

16 Décembre 2019

Abysses totales

Les abysses, ces zones souvent méconnues, inexplorées et mystérieuses. Quels secrets abritent-elles ? Quelles créatures fantastiques peuplent leurs plus profonds recoins ? La fascination qu’exercent ces espaces marins, et par extension mentaux, a inspiré de nombreux artistes (Jules Verne, H.P. Lovecraft, James Cameron) et aussi fourni un terreau fertile à moult formations métalliques.

Un peu comme leurs compatriotes d’Ahab, ce trio italo-allemand, formé en 2015 à Hesse, s’oriente d’emblée sur un doom/death à tendance funéraire. Mais si les adeptes de Melville restent attachés à l’univers maritime, Into Coffin tire son essence des mondes parallèles et autres fosses cyclopéennes peuplées d’indicibles terreurs chères au Maître de Providence. Plutôt actif, le groupe a publié depuis sa création une démo,son premier full-length en 2016 Into a Pyramid of Doom, suivi par un EP et deux splits. Signé par le label italien spécialisé Terror From Hell Records, les voici prêts à répandre leur lente noirceur sur le monde.

Pour son 2ème album, Unconquered Abysses, Into Coffin n’emprunte pas quatre chemins pour affirmer son propos mais seulement quatre pistes pour un total d’1h15. Oscillant entre 14 à plus de 20 minutes, chaque titre dispose d’une durée parfois plus que nécessaire pour développer son propos.
L’entame de l’inaugural Antediluvian Flames s’emballe sur un death metal opaque et très rapide pour s’apaiser sur des plages très lourdes, où les organes de Giona et Sascha entremêlent growls carverneux et cris déchirants. Cette alternance entre lourdeur et vélocité rythme l’ensemble du morceau, à qui il manque une petite étincelle pour vraiment écraser et emporter l’auditeur.

Cette étincelle est toutefois présente sur le morceau suivant, Unconquered Light of Nothingness. Très lourde et suffocante, cette lente descente dans les profondes ténèbres est magnifiée par des arpèges subtils et aussi une accélération des pulsations rythmiques dans le dernier tiers, ce qui accentue la sensation de chute éperdue. L'opacité, maîtresse des lieux, est à peine altérée par les vocaux très lointains.

Si le 3ème titre rebondit également sur cette alternance rythmique avec un double pédalage abrasif, le groupe le truffe d'un riffing assez inquiétant, parsemé de dissonances chères aux groupes comme Portal. Cependant, tout n'est pas pleinement convaincant sur ses 23 minutes et une certaine lassitude s'empare alors du chroniqueur. Le dernier titre, Archetype for the Total Ruin, bien que bâti sur le même modèle, propose un tant soi peu plus de variété tout le long de sa durée similaire. Les 10 dernières minutes sont particulièrement poignantes, vous traînant de force pour un hypnotique voyage sans retour dans l'obscurité quasi absolue, avec des sons finaux évoquant d'inquiétants léviathans. Ce titre, le meilleur de l'album pour ma part, démontre les qualités d'écriture du combo.

La thématique de descente dans les abysses est reprise dans l'artwork simpliste et efficace, avec ce vortex noir et rouge qui dévore les âmes égarées. La production soignée dote l'album d'un son sépulcral, où les instruments forment un « tout » cohérent.

Album plutôt extrême pour une formation qui rend honneur à son nom et au style choisi, il faut cependant s'armer de patience et de persévérance pour s'immerger dans ce funeral doom/death opaque et tortueux. Même si pour ma part un peu plus de concision n'aurait pas été superflue, je dois souligner les efforts fournis par le groupe en terme d'écriture et d'ambiance. Typiquement le genre d'album qui a besoin d'être mis en lumière (aha!!) pour se faire remarquer.

1 Commentaire

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Y_RPLEUT - 29 Mars 2020:

Arf, ta chro donne envie autant qu'elle rebute. 

Vais je passer un bon moment immersif comme dans le trou de balle rouge de la pochette ou vais je avoir droit à des décrochages mentaux digne de mon age?

J'irais faire un tour sur Bandcamp pour jauger si l'achat vaut le cout

 

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