Uit Oude Grond

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Nom du groupe Heidevolk
Nom de l'album Uit Oude Grond
Type Album
Date de parution 26 Mars 2010
Style MusicalFolk Pagan
Membres possèdant cet album93

Tracklist

1. Nehalennia 05:19
2. Ostara 04:39
3. Vlammenzee 03:57
4. Een Geldersch Lied 04:09
5. Dondergod 04:04
6. Reuzenmacht 05:19
7. Alvermans Wraak 05:13
8. Karel van Egmond, Hertog van Gelre 05:16
9. Levenslot 04:26
10. Deemstering 03:14
11. Beest bij Nacht 04:48
Total playing time 50:21


Chronique @ Stark

26 Avril 2010
Après deux ans et l’excellent Walhalla Wacht, les néerlandais de Heidevolk nous reviennent avec un troisième opus Uit Oude Grond, sorti tout droit des terres ancestrales des terribles vikings du Nord.
Il faut dire qu’après deux albums très convaincants, notamment grâce à une ambiance festive et guerrière entrainante, ce troisième album était attendu au tournant par de nombreux fans de Folk Metal. Et bien je dois dire qu’au moins le contrat est rempli. Heidevolk ne s’est pas lamentablement viandé !

La première chose qui m’a frappé en écoutant l’album, fut premièrement le fait que tous les instruments folk ont été mis de côté pour laisser place à l’essor du violon. Cela est d’ailleurs bien dommage, pas pour le fait que le violon est très présent, mais bien pour le fait que flutes et guimbardes ont été rangées au placard pour l’occasion. Ensuite, l’album est plus long que ses prédécesseurs, et cela montre l’évolution du groupe vers des morceaux plus développés (puisque le nombre de titres n’a pas considérablement augmenté).
Décidément, la majorité des groupes se sont donné le mot pour placer leur meilleure chanson en début d’album. Nehalennia, ne fait pas exception à la règle. C’est un titre puissant qui nous met dans l’ambiance dès le début et qui reste tout à fait dans la lignée des albums précédents avec des chœurs guerriers et une distorsion « sale » sur la guitare, qui nous plonge dans un univers d’acier et d’eau salée. Une introduction très plaisante donc pour les fans des premiers albums. S’ensuit un titre, Ostara, à l’image du premier, au rythme d’une marche guerrière.
Le rythme s’emballe quelque peu avec Vlammenzee (« enfer »), à l’image de Het Wilde Heer, dans l’album précédent, titre très efficace, liant riff rapide et intermède plus calme.
S’ensuit trois titres, pas mal du tout, plus posés, mais toujours dans le même style.
Et puis arrive le premier titre instrumental de l’album et là, je dois dire que je me suis mis à regarder bêtement le curseur de la barre de lecture d’iTunes : énormissime ce titre ! Alvermans Wraak réinvente la fête médiévale, on a soudain envie de boire de la bière, d’engloutir des porcs baignant dans leur graisse et de bondir sur la joyeuse mélodie du violon, très vite remplacée par la guitare électrique et un solo jouissif ! J’espère ne vexer ni n’indigner personne en disant que c’est sans doute mon morceau préféré dans cet album. Le fait qu’Heidevolk nous plante un morceau instrumental tel que celui là (ce qui n’est pas dans leur habitude, mis à part Dageraad dans l’album précédent, qui était plutôt une Outro douce pour s’endormir calmement) est véritablement bien joué, puisque ce morceau relance littéralement l’entrain de l’album.
La suite passe toujours aussi bien avec une présence plus marquée de la batterie et donc d’un rythme plus lourd et pesant, notamment sur Karel Van Egmond, Hertog Van Gelre.
Enfin, l’album se termine sur deux très bon titres. Le premier Deemstering, est le second titre instrumental de l’album. Contrairement, à Alvermans Wraak, il est beaucoup plus apaisant mais n’est pas ennuyeux pour autant. La forte présence des violons (qui est également un fait marquant dans tout l’album) donne une couleur magique à la mélodie. La dernière chanson, Beest Bij Nacht, décide de terminer sur une démonstration de puissance, une explosion de feu et de glace, un riff saccadé, très folk ‘n’ roll !!

Un très bon moment passé, durant cette écoute, même si la déception due à l’absence de flute n’a pu être effacée par l'apparition de parties instrumentales de génie.

1 Commentaire

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AlonewithL - 26 Avril 2010: M... j'ai soumis la même chrono et ça fait un moment déjà. J'en suis arrivé à la même note que toi

Bonne chrono en tout point.
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Chronique @ AlonewithL

27 Avril 2010

Heidevolk nous entraîne une nouvelle fois et encore plus physiquement

Après avoir brûlé et envahi nos chaumières, les barbares saxons venus de Hollande reviennent avec un 3ème opus intitulé sobrement « Uit Oude Grond », que l’on pourrait traduire par « De l’ancienne terre ». « Heidevolk » nous entraîne une nouvelle fois et encore plus physiquement, dans leur univers mythologique païen, typique des Pays-Bas. Plus exactement de celui de leur terre de prédilection, le « Gelderland », en français le « Gueldre », région située à l’est de la Hollande. D’ailleurs le groupe consacre dans le livret de l’album, quelques indications sur les divinités, héros et événements qui marquent ce folklore mythologique.

Assez parlé d’Histoire-géographie, parlons de l’album en lui-même. D’entrée, Heidevolk montre qu’il n’est pas là pour rigoler. Le premier titre venant aux écoutilles, « Nehalennia » arrive tout en puissance. Les instruments sont pris de frénésie et notre sang se met brusquement à chauffer. Il y a une prédominance de la guitare. Le son est, pour ainsi dire, plus metal, bien que la partie folk ne soit pas totalement en reste avec quelques passages de violons. Ce titre est en soit un vif aperçu de l’album en son entier, tout en force et en finesse. « Uit Oude Grond » se caractérise, lui, par la marque de fabrique « Heidevolk » qui consiste toujours en ce double chant caverneux dans cette belle langue si rugueuse et germanisante qu’est le néerlandais.

Néanmoins, comme il a été envisagé précédemment, c’est un album qui se veut davantage metal que folk (dans une première partie), par rapport aux opus précédents de la formation. On pourra remarquer une certaine évolution, disons plutôt une influence. Sur la fin du titre « Ostara » et sur le titre « Vlammenzee » le tempo s’emballe. Il devient tapageur, frôlant même parfois la crise cardiaque et le blast; une caractéristique du metal extrême en général. On prend ainsi ici conscience de l’influence d’autres formations de folk/pagan qui œuvrent davantage du côté du metal extrême (black/death). On pourra même entendre un ou deux grognements qui finissent par avérer nos soupçons. Cela paraît insignifiant, une fois l'événement passé ; cela ne perd en rien niveau qualité, mais on reste sur nos gardes pour les passages suivants.

Le reste de l’album est dans l’ensemble très bon, de manufacture plus classique. C’est du « Heidevolk » tout craché. Les deux énormes voix de Mark et Joris rythment merveilleusement la suite de l’album, sauf sur deux morceaux, où celles-ci seront assurément absentes. C’est normal, ce sont deux titres instrumentaux. Et quels titres ! « Alvermans Wraak » est une superbe cavalcade dans un univers de plaines boisées. Il démontre dans le même temps que Heidevolk peut très bien s’en tirer, même en l’absence de chant. Le groupe réitère l’exploit instrumental sur « Deemstering » en proposant cette fois-ci un autre registre. Cela se veut plus tendre, plus sentimental en introduisant le violon et la guitare acoustique dans une ambiance de bruits nocturnes.

Décidément, rien n’est à jeter dans cet album et surtout pas « Nehalennia » et « Reuzenmacht », des titres qui finiront sans doute dans une possible compilation. « Heidevolk » tente de se tailler une place plus grande dans la sphère folk metal, en agrémentant leur sauce et en faisant preuve d’une certaine audace farouche. « Uit Oude Grond » ajoute ainsi un mur porteur à leur édifice.

17/20

3 Commentaires

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Stark - 28 Avril 2010: Désolé je me serais abstenu si je l'avais vu mais apparament il y e eu deux ou trois bug dans les mises à jours ! Ca prouve que l'album nous a mis d'accord !
hmp74 - 16 Mai 2011: J'ai découvert ce groupe grâce à toi, merci AWL! :P

Très bonne Chro', comme d'habitude ;)



1 an de retard je sais, mais j'ai jamais été très ponctuel ^^
AlonewithL - 16 Mai 2011: merci à toi hmp74. Cet album est de loin le plus intéressant du groupe, même si l'entrée en matière est quelque peu fructueux.
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