Twelve Year Silence

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17/20
Nom du groupe Dark New Day
Nom de l'album Twelve Year Silence
Type Album
Date de parution 14 Juin 2005
Style MusicalMetal Alternatif
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Taking Me Alive 04:42
2. Brother 03:52
3. Free 04:38
4. Pieces 04:26
5. Bare Bones 03:56
6. That's Enough 04:30
7. Fill Me Again 03:15
8. Lean 04:02
9. Evergreen 03:24
10. Heal in Time 04:15
11. Follow the Sun Down 04:17
Total playing time 45:23

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Dark New Day


Chronique @ Hacktivist

02 Fevrier 2014

Dark New Day est un supergroupe disposant de suffisamment d'identité et d'influences pour marquer son auditeur.

Inspiré par des formations de haut vol très souvent qualifiées de supergroupes du fait de leur line-up légendaire voire charismatique pour citer par exemple Temple Of The Dog, Audioslave ou encore Mad Season, Dark New Day n'en reste pas moins un de ces combos, bénéficiant d'une expérience déjà solide, partageant des influences communes entre les cinq membres et créant de ce fait, une ambiance, un style se détachant du reste de la scène alternative.

En passant volontiers d'influences néo comme laisse le suggérer un ex-Sevendust (Troy McLawhorn) ainsi qu'un membre officiant actuellement dans ce groupe (Clint Lowery) à un post-grunge inspiré par Creed sans toutefois cet aspect sombre, les Américains de Dark New Day, réunis depuis 2004, ont bel et bien l'intention de marquer leur passage avec ce premier album au nom étrange de "Twelve Year Silence". Il est à noter également que le vocaliste de la bande, Brett Hestla, a rejoint les rangs de Creed durant quatre ans comme bassiste live après le départ de Brian Marshall en 2000.

En effet, l'artwork nous donne de nombreuses pistes quant au style et à ambiance qui pourrait être mise en avant sur cet opus. Celui-ci est dans des tons très sombres et oscille entre vert, noir et jaune avec un piano blanc au-devant de la scène ainsi que deux jeunes enfants à l'air innocent. L'intro glaciale et dramatique de "Taking Me Alive" viendra ainsi, confirmer ces premières impressions. De ce fait, c'est bel et bien cet aspect lourd et sombre qui entretient la différence avec des groupes de metal alternatif tels que Nickelback ou même Breaking Benjamin même si pour ce dernier, un côté sombre voire heavy peut parfois être remarqué (sur "So Cold" par exemple).

Par conséquent, "Lean" s'imposera comme un véritable hommage à l'artiste invétéré et l'icône du grunge qu'était Layne Staley, décédé trois ans plus tôt au berceau du genre, c'est-à-dire à Seattle. Ainsi, on aurait presque l'impression d'entendre du Alice In Chains tant la lourdeur de l'instrumentation reste présente (sans bien sûr y retrouver les fameux solos de Cantrell) et le timbre vocal de Brett Hestla, étrangement similaire à celui de Staley.

D'autre part, se mêlent dans cet opus, des morceaux dont les influences s'orientent plus vers le néo-metal comme sur la très efficace "Fill Me Again" ou encore sur le titre d'ouverture "Taking Me Alive" ayant hérité de nombreux sons à la Sevendust. Quant au découpage du hit "Brother" - on pourrait très justement dire qu'il s'agit du calme avant la tempête. A savoir, la voix posée et mélodique de Hestla contrebalançant avec l'intro très sombre dominée de gros riffs puissants et sur le refrain, un enchaînement de screams enragés avec bien sûr, l'ouverture de son vocaliste. De plus, le guitariste Clint Lowery s'invite sur les couplets avec une empreinte vocale, musicalement très proche de celle du chanteur principal se couplant parfaitement entre elles (on peut aussi le retrouver sur "Follow the Sun Down" notamment).

En dépit de quelques titres moins intéressants comme "Evergreen" ou "That's Enough" qui n'enlèvent pourtant rien à la qualité de ce "Twelve Year Silence" - les prestations acoustiques proposées se veulent néanmoins de bonne facture. Que ce soit avec la pièce semi-acoustique "Free" dans une dynamique assez sombre se finissant sur des notes hard-rock chaotiques ou avec la très agréable et mélancolique "Follow the Sun Down" (où on observera la montée en puissance de l'instrumentation après le break à 03:08) - chacun de ces titres propose quelque chose de cohérent, à défaut d'être purement original.

Au risque de se perdre sur l'oppressante "Pieces" avec ces screams étouffés et ces breaks violents, ce "Twelve Year Silence" (signé chez Warner Bros. Records) démontre pourtant que Dark New Day est un supergroupe disposant de suffisamment d'identité et d'influences pour marquer son auditeur. En fin de compte, le quintet nous propose un savant mélange entre metal alternatif/post-grunge et quelques touches allant du heavy au néo-metal dans un registre tout aussi sombre et percutant.

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