Soyons des plus clairs, sans vouloir effectuer des tirades d'une interminable longueur, cet unique album que nous a pondu Helnakstav ne retient en rien l'attention. Elle fait partie de cette longue lignée d'oeuvres où l'inspiration s'en est allée, ne nous léguant que 9 titres d'où ne s'écoule qu'un flux musical peu véloce (bas de gamme dirait certains).
Aucune donc des neuf compositions laissées aux amateurs de Raw Sympho Black ne vient amorcer un quelconque intérêt à nos oreilles, que ce soit un
Blasphemous Flame (#2),
Unholy Forest (#3),
Evil Transfert (#4)... bref toutes soporifiques car linéaires d'un bout à l'autre. Et n'évoquons même pas les 2 premières parties signées
Winds of
Curse qu'un timide clavier nous égraine d'un pauvre flux de pensées sommaires, tout en n'oubliant pas d'évoquer la troisième partie ayant comme titre A
Wolf Near the Black Valley, alors là c'est le festival : Helnakstav nous gratifie d'un sample de loup implorant (le même durant deux minutes douze secondes sur les trois minutes douze de ladite piste, je vous laisse imaginer la torpeur qui nous envahit à ce moment précis.......), tout cela accompagné d'une basse amorphe et d'une gentille rivière s'écoulant paisiblement (malgré le tonnerre qui gronde au loin), insupportable dès lors que vous amorcerez une deuxième écoute de ce skeud (j'aime autant vous prévenir d'emblée).
De plus, comme le timbre de voix d'Helnakstav ressemble à s'y méprendre à un chat tant elle porte peu, elle nous donne l'impression de marmonner sans discontinuer, ne nous apportant aucune variante salutaire, et c'est ce qui saoule au bout d'un moment. Ajoutons à ce plaisant tableau des tares une guitare incisive certes mais très peu véloce, nous martelant de très peu de riffs dignes de ce nom, une batterie (ayant un fort air de programmée) qui ne vient pas redonner un coup de booster et se contente d'apporter sa maigre pitance, tout est donc destiné à nous faire pâlir d'angoisse me direz-vous. Attention, la production n'est pas non plus à la ramasse, cela s'en sort plutôt bien, sans grésillements latents ou d'instrument étouffé par les autres (ou devrais-je dire l'autre ?), seulement ça ne casse réellement pas des briques... ça effleure un quelconque arbre sans y laisser une quelconque trace, une odeur tenace, pas brillant tout ça.
L'on aurait pu un tant soit peu être indulgent à propos de ce CD si son auteur s'était surpassé en nous gratifiant d'un 2e album un peu plus convaincant et soigné (l'on est humain après tout) mais comme ce n'est pas le cas, et bien cela ne restera pas brillant. Même s'il se trouve à des encablures des lieux de ponte de cette scène musical (étant coréen), il n'empêche qu'il aurait du apporter sa propre self-touch histoire d'obtenir sa propre identité qui aurait rehaussé ce
Triumph of the Glorious Blasphemy, mais au lieu de cela il a juste tenté de refaire passablement ce qu'il a pu entendre de part tous les continents écoulant à foison ce style musical si particulier, infiniment dommageable.
Repose en paix.
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Apathique
Apophis2036 / Summonight
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