A propos de cette sortie, il s'agit d'un split album avec le groupe de Black
Metal français Amaritudo et Morildraugen du Danemark, une oeuvre réalisé en CD par le label français
Acid Vicious.
Morildraugen livre un Raw Black
Metal de qualité, brut et primitif avec quelques sorties de
Dark Ambient/
Dungeon Synth, mais surtout dans un registre Black
Metal pour la bonne partie de ses albums comprenant de nombreux singles. Elle joue de l'excellent Black
Metal blindé d'émotions, brut avec des sentiments sincères et très profonds. Ses titres sont vraiment atmosphériques, violent, et hargneux à la fois avec de brefs passages d'Ambient.
Amaritudo joue du Black
Metal dans un riffing très primitif, brut et dur avec des lignes de batterie pulsives, très crues, une bonne ambiance vraiment glaciale, le chant est haineux, écorché, l'atmosphère est gelée et froide, bien sombre et dans la veine des légions noires des années 90, avec un son purement crasseux, des riffs minimalistes et totalement anti-humain, dense comme la pénombre. Ce dernier change radicalement de thèmes sur ce disque, auparavant orienté vers la guerre, la destruction, la pyromanie et le barbarisme pour aborder d'avantage des sujets comme la nature, la noirceur ou la solitude.
Globalement, on a affaire à du Raw Black
Metal purement bon, âpre et pur, avec une excellente ambiance, vraiment agréable à entendre, froid et nocturne, profond et vraiment forestier. Martial, très mélancolique et violent à la fois avec d'excellents riffs, un chant hanté des profondeurs, un son caverneux, implacable avec à la fois une bonne part de violence. Pour ainsi dire, aucun réel reproches sur les deux parties du split album, un chant hanté, et rugueux avec des riffs primitifs.
Pour conclure cette chronique, ce disque est réellement excellent, les deux groupes jouent du très bon Black
Metal véritablement misanthropique, blindé de désespoir et de haine, et la pochette résume ce côté d'isolement illustré par une maison dans les bois en noir et blanc au milieu de nulle part. Vraiment un super disque et
Triumph of Death est une oeuvre incontournable.
Dans l'ombre, la pénombre
Je me voile dans la nuit sombre
Dans mon antre de ténèbres
Celle de mon reflet,
Se dessinant dans les marais
Où j'y voie ma silhouette,
Celle d'un esprit lugubre, crade
Mortuaire et macabre
Que seul les rayons du ciel
Semblent illuminé
Une âme damnée condamné à errer....
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