Trapped in a Sleep

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13/20
Nom du groupe Apostate (UKR)
Nom de l'album Trapped in a Sleep
Type Album
Date de parution Octobre 2010
Style MusicalDoom Death
Membres possèdant cet album3

Tracklist

Re-issue on oct, 31, 2011 by Metallic Media inNorth America
1. Intro
2. Earth Escape Plan
3. Worm
4. Trapped in a Sleep
5. Filling the Void
6. Sisyphean Struggle
7. Eternal Return

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Apostate (UKR)


Chronique @ Matai

27 Janvier 2013

Apostate devra se démarquer davantage et éviter le remplissage s'il veut éviter de passer à la trappe

Etrange carrière qu'est celle des Ukrainiens, avec une formation en 1993, un split up en 1998 pour former un autre projet, une reformation l'année d'après puis un nouveau split up en 2001 pour une réorientation musicale. Et enfin la résurrection en 2009 par Oleksandr. C'est donc treize ans après l'EP «  A Song to the Dead Lake » que sort « Trapped in a Sleep » en 2010 chez les Américains de Metallic Media.

Nul besoin de revenir sur la qualité de la scène ukrainienne, qui vaut son pesant d'or. D'une certaine manière, on peut dire qu'Apostate fait partie du décor. Ses compositions sont de qualité mais ne sont pas suffisamment percutantes, et ce, à cause d'un problème d'identité. Dans un style doom/death, le quintet peine à varier ses riffs et se contente un peu trop de manger à tous les râteliers. Il se rapproche du vieux Paradise Lost et de Draconian avec « Earth Escape Plan ». Il touche au sympho dans « Worm » ou l'éponyme « Trapped in a Sleep » dans un death metal « ralenti » et non doom, car il manque cette mélancolie et ce côté pesant. Il s'essaie aux instrumentaux épiques avec « Eternal Return » et arriverait presque à s'assimiler au « Sahara » d'Orphaned Land avec les premières minutes de « Sisyphean Struggle », notamment au niveau de la mélodie principale à la guitare accompagnée d'un chant clair presque sacré à la Kobi Farhi.

Ceci dit, chaque titre à un passage que l'on remarque, pris entre deux parties mollassonnes. On appréciera le mélange de la lourdeur de la guitare à la profondeur du growl et à la puissance du clavier sur « Earth Escape Plan », ou le côté quasi épique et sombre à la Dominia de « Trapped in a Sleep », parfois paradé d'éléments black metal. Toutefois la longueur des morceaux nous empêche de pleinement apprécier l'ensemble de l’œuvre. Faire « comme les autres » n'est pas suffisant si on ne prend pas suffisamment de risque et c'est ce qui manque à Apostate, de la prise de risque et des moments forts. La répétition des riffs sur l'éponyme ainsi que l'inutilité de l'intro et la lourdeur de « Filling the Void » créent une barrière qui nous coupent dans notre élan.

Pour un prochain opus, Apostate devra se démarquer davantage et éviter le remplissage s'il veut éviter de passer à la trappe, ce qui serait dommage, car il y a tout de même des bonnes choses dans cet album, ainsi que de la bonne volonté. Seulement, c'est la linéarité et le manque de personnalité qui lui font défaut. S'accrocher serait donc de rigueur.

3 Commentaires

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furaxyn - 27 Janvier 2013: "Il touche au sympho dans « Worm » ou l'éponyme « Trapped in a Sleep » dans un death metal « ralenti » et non doom, car il manque cette mélancolie et ce côté pesant."

Ah ? Pour toi le Doom est un style par essence mélancolique ?
Matai - 28 Janvier 2013: Surtout dans le doom/death je dirais...tout les groupes que j'ai pu entendre laissaient transparaître cette mélancolie et cette lamentation, sur un rythme lourd et lent et une atmosphère pesante...ça ne se fait pas du tout ressentir sur les morceaux cités. ;)
furaxyn - 28 Janvier 2013: Dans le Doom/Heavy (surtout à consonance épique), je ne perçois pas cet aspect, d'où ma question ;)
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