Transformalin

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Nom du groupe Diagnose : Lebensgefahr
Nom de l'album Transformalin
Type Album
Date de parution Août 2006
Style MusicalDrone
Membres possèdant cet album29

Tracklist

Re-Issue in 2012 by Infinite Fog Productions with a different cover.
1. The Level Beyond Human 01:54
2. Transformalin 08:40
3. Flaggan på Halv Stång I Drömmens Västergård 08:58
4. Upon the High Horse of Selfdestruction 04:56
5. Situazion : Lebensgefahr 07:34
6. Anoxi 05:43
7. The Last Breath of Tellus 06:31
8. Mani vs. Apati 04:15
9. Tillsammans Men Ensam I Stillhetens Kapell 07:05
10. Obducentens Dröm 04:27
11. De Vårdar Mig In I Döden 08:47
Total playing time 1:08:50

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Diagnose : Lebensgefahr


Chronique @ enthwane

15 Novembre 2010
Pour beaucoup, Nattramn se résume à un timbré aux tendances suicidaires hurlant des hymnes à la mort, d'une voix à mi-chemin entre la vierge effarouchée et porcinet se faisant découper en tranches. Bien que tout ne soit pas faux (surtout pour la voix, ceci dit), il serait réducteur de cantonner le personnage à un simple dépressif de plus.

Il en court, des rumeurs, sur le bonhomme. On l'a dit fou, mort, mort-vivant, l'incarnation de Satan (véridique, petite perle trouvée sur un forum), enfin bref, on l'a qualifié d'à peu-près n'importe quoi. Fou, cet homme l'est sûrement. Interné dans un hôpital psychiatrique, cet unique album, réalisé sous le nom de Diagnose : Lebensgefahr ("Diagnostic : Danger pour la vie" pour les non-germanophones), aurait-été, selon la rumeur qui paraît la plus pausible, enregistrée d'un commun accord avec le médecin du bonhomme, dans le cadre de sa thérapie. Peut-être a-t-il tout simplement été enregistré dans une scierie, ou dans une cave quelconque, qu'importe. Je préfère la version de l'asile, qui ne fait qu'ajouter de la force à cet enregistrement.

Quoiqu'il en soit de ce "Transformalin" et de ses conditions de naissance, il en reste un album effrayant. Loin de la tristesse véhiculée par "Death : Pierce Me", unique album de Silencer (décidement, Nattramn a du mal avec les successeurs), "Transformalin" est profondément dérangeant. La pochette nous met directement dans l'ambiance : nous sommes à la place du patient, cobaye dont la folie est observée par quelques étudiants ès médecine. A l'image de cet artwork, dépouillé et minimaliste, ce disque est froid. Froid comme la mort, froid comme des draps d'hôpital, froid comme l'aiguille du catalyseur qui vous rentre dans la veine.

Au croisement du Dark Ambient le plus noir, du Drone le plus dissonant, et du Noise le plus grésillant, "Transformalin" est un disque changeant de formes au gré des pistes, qui sont autant d'étapes tout au long de ce chemin menant vers la folie. De traumatismes en traumatismes, l'auditeur est torturé par un chaos de sons industriels très désagréables à l'oreille, ou encore par des pistes très simples, à l'image de "Upon the Horse of Self-Destruction", simple ligne de clavier étouffée que couvrent les respirations rauques de Nattramn, et de choeurs spectraux vers la fin du titre. "Throw my bones to the pigs". Cette dernière phrase, prononcée d'une voix neutre, vous glaçera le sang.

Car oui, exit la voix suraiguë de Silencer. Notre homme se contente, à de très rares occasions, de scander ses discours d'une voix plate, monotone et très grave. Ne pensez cependant pas que cela enlève quelque chose à ce "Transformalin", au contraire, le côté impersonnel et froid de ces aphorismes ne fait que servir cet enregistrement.

Certains titres sont très calmes, permettant à l'auditeur de reprendre son souffle entre deux crises de démence. Calmes, mais loin d'être reposants. Bien au contraire, ces titres assez Ambient dissimulent très mal la tension incroyable qui pèse sur celui écoutant ce disque, ne sachant pas quand et comment la prochaine salve va lui claquer dans la figure.

"The Last Breath of Tellus", ou Nattramn hurle (de douleur, de folie ?) comme un dément, est réellement glaçant. Sans parler du terrifiant "Anoxi", pleurs d'enfants recouvrant à peine une ligne de son très bruitiste et répétitive, pour s'embraser en fin de titre, dans les pleurs et les cris de douleur de ce même bambin. A ne pas écouter avant de dormir : vous ne fermerez pas l'oeil de la nuit. Bien au contraire, vous réecouterez cet album.

Car, et c'est le dernier point que je développerais, "Transformalin" possède une véritable force d'hypnose. Celui pour qui la mayonnaise prend (comme moi) sera fasciné par ce déchaînement d'insanité et de folie, et n'aura qu'une seule envie : croquer à nouveau le fruit interdit.

Il est impossible de mettre une note à ce projet. Témoignage de la folie d'un homme, véritable Catharsis, impossible d'évaluer ce qui ressemble d'avantage à une thérapie qu'à une oeuvre d'art. On aime ou on aime pas, mais "Transformalin" ne laissera jamais personne indifférent : certains verront dans ce disque un simple amas de bruits allant du pot d'échappement à la douce mélodie du chantier du coin. D'autres verront un disque incroyablement malsain, qu'il convient d'écouter avec précautions. Prenez bien soin de vous.

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enthwane - 15 Novembre 2010: Des sabots de porc, je connaissais plutôt. Ces rumeurs ont au moins le mérite de le maintenir "vivant", vu qu'on ne sait pas exactement ce qu'il devient...
utumno666 - 15 Novembre 2010: Drôle que tu le,chroniques, on l'a beaucoup écouté en boucles avec Krypt ces temps, et le Throw my bones to the pigs est assez kvlt! ^^ plaisanteries à part, tu ne parles presque pas des morceaux d'ambient plus légers qui y figurent, autant d'accalmies pour reprendre son souffle avant de retourner se noyer dans la noirceur de cet album. Je le trouve très bon, moins lassant que Silencer. Cool que tu le chroniques =)
ps : lebensgefahr signifie en fait danger de mort en français, même si littéralement leben signifie vie, on ne dit pas totsgefahr.
boninometal - 17 Novembre 2010: J'ai un sérieux faible pour Anoxi. Une piste comme ça devrait durer un quart d'heure. Très bonne chronique à mon gout.
Stworzenie - 04 Mars 2011: La chronique m'avait déjà bien emballée, et j'ai été agréablement surprise de constater qu'effectivement, elle était fidèle à l'ambiance de l'album. Une bonne khronique pour un album glauque et envoutant à souhait.
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Chronique @ thedeath666

27 Avril 2012

Welcome to beyond human... The last call.

Pas de guitare, pas de batterie, pas de basse, pas de growl ou de chant hurlé en général.
Et là tu te dis: « Mais que fout ce groupe ici? ». La réponse tient en un seul mot : Nattramn. Là, c’est le moment du fameux: « Ah d’accord, ça explique tout ». Enfin je crois…
Mais si enfin… Nattramn… Non ? Vraiment pas ? Vous vous souvenez, il y a 11 ans, du groupe de DSBM appelé Silencer? Allez, en 2001… Ils n’avaient sorti qu’un album, avec un vocaliste à la Bethlehem, époque Dictius Te Necare… Voilà… Eh ben c’est lui! 5 ans plus tard, le revoilà.
Là, un petit coup d’œil sur la page SoM du groupe t’indique que Diagnose Lebensgefahr, ben c’est du Drone. Le rapport DSBM/Drone ? Aucun. Comme ça c’est clair. Pas de son saturé, pas de voix suraigüe, pas de Blast continu, nein.

Mais je ne suis pas là pour vous expliquer ce que n’est pas Diagnose Lebensgefahr, mais plutôt ce que c’est.
« Welcome to beyond human… The last call. »
Parce que oui, le Monsieur n’a pas d’autre prétention que de nous amener au niveau au dessus de l’Homme. C’est d’ailleurs en accord avec le médecin traitant de l’asile où Nattramn a été interné (à savoir : St Sigfrid) que le Fantôme de Corbeau a sorti cet album. Ça c’est pour l’anecdote croustillante, à ressortir dans les dîners mondains.

On va commencer par le schéma de l’album. Car oui, le disque est parfaitement organisé.
L’album est divisé en 3 parties. Une partie qui « bouge », où l’on retrouve sons Indus’, voix ultra-grave, et rythmiques présentes. Cette partie regroupe les pistes 4 à 7. Une partie léthargique, qui nous emmène, à travers des sons de claviers, vers l’infini (et au-delà), et qui, avec le strict minimum, change l’humeur de ta journée. Cette partie regroupe les titres 8 à 11. Il nous reste une partie qui sert de présentation aux deux autres, avec une intro, un titre qui représente la première partie, et un autre qui représente la 2ème. Cette partie, si vous faites un rapide calcul, regroupe les titres 1 à 3, donc.

Après une courte introduction nous plongeant parfaitement dans l’univers de Transformalin, le titre éponyme arrive. Et là, la claque. Des bruitages machinistes, une programmation simple mais efficace, et un rythme marqué au fer rouge. Mélodies? Surement pas! Je vous ai parlé de la voix? Un timbre grave, à des années lumières de ce que l’on connaissait du travail de Nattramn au sein de Silencer. Des vocaux aussi solides que fragiles, aussi déterminés que désespérés, aussi fous qu’ancrés dans la vérité. Ces adjectifs, nous pouvons aussi les appliquer aux paroles, que je vous invite fortement à lire, même si les mieux écrites, à savoir celles de la dernière piste, De Vardar Mig in Döden (ils me soignent jusqu’à la mort), ne sont pas inclues dans le livret.

Revenons-en à la musique. Les titres, à l’intérieur même des parties précédemment citées, sont vraiment variés. Ainsi, Upon the High Horse of Self-Destruction ralentit le tempo, Situazion: Lebensgefahr l’appuie, (nous passerons sur le fait que le personnage nous gratifie d’un chant nazi à la fin de la piste…), Anoxi et ses pleurs de fillette crée en nous un véritable malaise et The Last Breath of Tellus est absolument frais et électro, Nattramn nous faisant profiter d’un chant clair(!) avant d’enchaîner sur quatre minutes absolument entraînantes. Mon titre préféré.

Passons maintenant à la partie gentiment appelée par mes soins « léthargique » (private joke: décidemment, ce mot revient souvent…), elle aussi riche en changements. Elle est composée de pistes ambiantes relativement longues, reposantes et qui nous transportent avec une force d’immersion vraiment incroyable. Le titre « représentatif » de la partie, Flaggan På Halv Stång I Drömmens Västergård, ne peut être décrit que par la phrase précédente, preuve que l’artiste sait pertinemment où il va, et nous avec. Tout nous paraît alors lointain, et nous sommes comme piégés, anéantis par le vague espoir d’une possible issue. La formule est reprise par la 9ème piste, mais on note néanmoins de grandes variations comme par exemple sur Man vs Apati qui propose une voix parlée recouverte par des sons machinistes, tout en restant dans un calme terrifiant, tout comme Obducentens Drom (à vos souhaits, l’artiste semble aimer les noms barbares…) et son piano hypnotisant.

Le titre final termine le travail avec brio. Cette montée en puissance (comprendre : « Aux Enfers ») est prenante et en devient presque transcendante. On ressent à travers la musique de Nattramn une certaine folie… Je dirais même une folie certaine.
Puis le voyage s’achève. Voilà. Qu’en est-il alors de nous ? Rien… Et c’est peut-être là l’objectif que s’était fixé l’ex-Silencer. Nous détruire. Nous réduire à néant. Et si c’était cela, le niveau au-dessus de l’Homme? Et si…
Transformalin est un disque exceptionnel, par un très grand monsieur, doté d’une production absolument titanesque (merci Tobias Lilja) que je ne peux que recommander de toute ma force.

For all the non-humans… And with a pigface!

TheDeath.

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Chronique @ Stworzenie

06 Mars 2011

Ce projet solo, du chanteur de Silencer – qui n’a malheureusement produit qu’un seul (bon) album – est la pure et simple Catharsis d’un être souffrant, qui couche de façon musicale ses maux. Il faut bien le dire, le « DeathPierce me » de Silencer et le « Transformalin » de Diagnose : Lebensgefahr n’ont rien à voir, de façon stylistique. On quitte l’univers du Black Metal pour être noyé dans les eaux sombres de l’ambiant de Nattramn.

L’ambiance est lourde, pesante. Chaque silence a sa signification à travers ces longs instants torturés d’ambiant. On peut éprouver un certain malaise en écoutant cet album, c’est certain. Les gémissements d’agonie du « patient » vous font frémir, vous vous rendez même compte que ces instants de litanie sont pénibles, véritablement pénibles. La voix rauque mais claire du chanteur se partage entre cris et paroles récitées avec une lenteur malsaine, comme un discours désespéré. On entend presque le glas monotone des églises prises sous la neige de Suède, qui se répète interminablement dans les profondeurs nocturnes des bois. C’est cliché, mais c’est ce que j’ai ressenti aux toutes premières pistes de Transformalin. On oscille entre des morceaux électroniques typés « indus » et la voix de ce bon Nattramn.

Sans faire du piste par piste, je vais tâcher de ne retenir que l’essentiel à interpréter.

Comment passer à côté du fameux « Throw my bones to the pigs » que répète avec lourdeur ce cher Nattramn ? La phrase en elle même est significative de son « dérangement » mental. Il est vrai que « l’histoire » attitrée à cet album et au chanteur forme déjà tout un sombre halo qui hypnotise les auditeurs. Le patient fou, Nattramn, qui réalise ce projet vivement conseillé par son médecin, dans le cadre de sa thérapie psychiatrique : mythe ou réalité ? Personne ne connaît la réponse, mais qu’importe ! L’écoute de cette œuvre n’en est que plus intéressée pour les plus « fous » d’entre nous.

Cependant, il est une piste, presque épique de l’album, qui m’a malheureusement rappelé un certain courant NSBM : « Situazion : Lebensgefahr ». Je pense pourtant que ce n’est qu’une interprétation personnelle mais le chant des tambours, l’écho des bottes contre les pavés - où l’on peut sur le même fond entendre les acclamations de la foule de plus en plus fortes -, et le discours froid de Nattramn où à un certain moment, je crois entendre un morceau du discours d’Hitler, qui se termine en cris porcins très dérangeants, - voix modifiée avec impression de discours dans un micro, of course - le tout sur fond de trompettes… à quoi penser d’autre que les marches hitlériennes ? C’est l’une des seules pistes où le chanteur se fait véritablement entendre sur presque la totalité du morceau, ce qui se différencie du reste de l’album.

De cette marche militaire, découle « Anoxi. » « Mon Dieu quelle horreur. » pourrait-on se dire. Les sanglots étouffés de fillette se mêlent à une ambiance si glauque qu’on est forcément plus ou moins perturbé. Les cris sourds qui se répercutent deçà delà contre les murs de cette pièce noire dans laquelle on est plongée à l’écoute, donnent une réelle impression de « calvaire » face auquel on est confronté ou pire même, que l’on vit. Une salle de torture, où à un moment donné, de petits bruits métalliques font penser à la pluie battante contre les fenêtres… pourtant, on peut se dire que dans un tel endroit, il n’y en a aucune, de fenêtres… Et la fin, ces véritables cris de frayeur et de terreur, déchirants de la jeune fille achèvent le supplice qu’on fait endurer à notre esprit.

Pour poursuivre, Nattramn se fait presque religieux sur les quelques pistes 07 et 08 suivantes. Seulement, ses prières finissent toujours en chaos émotionnel. Je dois bien avouer que j’imagine le chanteur dans une cellule capitonnée, en camisole, sautant contre les murs comme un fou en scandant ces quelques phrases haineuses. Oui oui, je sais, c’est encore assez cliché mais tellement vrai comme image !
Et pour trancher avec cette image, on est confronté au « Tillsammans Men Ensam I Stillhetens Kapell » qui est véritablement envoûtante, évanescente. C’est LA coupure de l’album, on a presque l’impression qu’elle n’a rien à faire ici.
Mais la chute de celle-ci clôt l’élévation – spirituelle - de l’auditeur, tout en douceur. Rien n’est brusque : pas de cris, pas de pleurs, pas de phrases dépressives ou abyssales. C’est un morceau reposant, loin de la démence de Nattramn, étranger au reste de l’album.

Évidemment, ce n’était que de simples petites minutes de répit, celles où l’auditeur prend son thé et son spéculos, avant d’être confronté à l’angoisse pure et dure des deux dernières chansonnettes. Il est dérangé par l’ambiance de « Obducentens Drom » et « De Vårdar Mig in I Döden ». La première citée représente une angoisse claustrophobe, le malaise étouffé de l’auditeur. Il entend des conversations incompréhensibles et répétitives sur fond de piano sale et désaccordé qui finit par mourir lentement, touche après touche, de la même façon que les interlocutions entêtantes. On a l’impression d’être enfermé avec tous ces gens, et que l’issue est inexistante. Poussées d’angoisse garanties.

Nattramn ne saurait conclure son album sans concrétiser sa « mort. » C’est ce qu’il fait avec l’angoisse de « De Vårdar Mig in I Döden .» Cette fois ci, vous êtes à l’extérieur, il neige et le vent est terrible. Dans cette blancheur démoniaque, se tient une ombre, une silhouette noire comme la nuit et elle agonise. Au départ elle parle, exprime sa peine et sa souffrance. Mais la bête finit par vociférer son agonie, elle hurle toute sa douleur, la scande avec rage comme si elle en voulait au monde entier. Puis elle finit par s’évanouir dans la tempête. Cet album s’achève, comme le chanteur, sur une note mystérieuse et lourde. Où est-il ? Est-il toujours vivant ? Je vous avoue que j’aimerais avoir la réponse à ces deux questions, histoire de savoir si j’ai des risques de le croiser un jour…

Je n’irai pas jusqu’à dire « Âmes sensibles, s’abstenir ! » mais en toute franchise, je pense que cette œuvre est un concentré amer de tous les maux possibles de Nattramn. Il faut le prendre avec des pincettes ou un certain recul.

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enthwane - 07 Mars 2011: Très, très belle chronique pour un disque très difficile à décrire. Cependant, il y a un point ou je souhaiterais intervenir, c'est le passage concernant ton interprétation du "Situazion : Lebensgefahr".

Je ne remets pas en cause ton ressenti, cependant, je pense que c'est un peu rapide de comparer l'ambiance très martiale du titre avec les parades du III° Reich. Ce n'est que mon humble avis.

J'aime beaucoup ta description d'Anoxi, qui reste pour moi la pièce votive de ce disque, avec "The High Horse of Self-Destruction". Un morceau que j'ai eu l'occasion d'écouter dans une ruine d'usine - et à côté de tas de ferraille à l'abandon, dans une lumière poussiéreuse et au milieu de la rouille, putain, j'en ai eu des frissons d'horreur.

J'espère pouvoir lire d'autres chroniques de toi, j'aime beaucoup ta plume et ta sensibilité. Au plaisir !
Stworzenie - 07 Mars 2011: C'est sans doute un ressenti assez précipité, je le reconnais. Je suis bien d'accord avec ton avis, mais j'ai quand même tenu à l'exprimer.

Ton expérience sur Anoxi et The High Horse of Self-Destruction a dû être extraordinaire, je t'envie même à vrai dire. C'est un des albums qui se prête bien à ce genre de "jeux" et "d'expérience."

Merci pour ta critique, au plaisir !
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Commentaire @ 870621345

25 Juin 2008
Alors comment présenter brièvement ce projet qui est entouré de pléthore de rumeurs plus ou moins extravagante?
Mis sur pied par Nattramn, chanteur émérite de feu Silencer, interné dans un asile psychiatrique, Diagnose: Lebensgefahr aurait pris naissance afin d'effectuer la thérapie de Nattramn.
Je ne confierais pas mes gosses à un médecin pareil, parce qu'en toute honnêteté, si la rumeur s'avérait fondée, la thérapie semble bien pire que le mal.

N'attendez pas néanmoins de ce skeud un Death-Pierce me bis mais bel et bien un projet tout à fait personnel extrêmement hypnotique, au rendu bien plus poisseux dans la production que ce à quoi Nattramn nous avait habitué.

Que ceux pour qui la voix de Silencer était un obstacle à l'adoption de Silence se rassurent.
Ici pas de voix d'écorchés vifs, mais plutôt une voix rauque, grave et extrêmement inquiétante.
Diagnose: Lebensgefahr est une succession de chaos machinique, d'atmosphères lénifiantes et de torture electronico-industrielle.

Les interventions vocales se font rares mais sont diablement efficaces, et force est d'admettre que quand bien même Nattramn serait fou à lier, il sait exploiter son potentiel à bon escient et puise son inspiration au creux de sa démence.
La terrifiante Anoxi et son final à vous faire dresser les poils de nez est l'exemple de l'aliénation de Nattramn, et le morceau qui suit, nettement plus industriel et rythmé laisse libre cours à l'expression de la folie du chanteur par la montée en puissance de ses hurlements torturés.

L'ensemble de l'album est un parcours difficile et sinueux qui étonne par la diversité de ses ambiances, parfois martiales, parfois planantes mais jamais faciles ni irréfléchies, et ô grand jamais saine d'esprit.

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Commentaire @ VariaMosuk

31 Mars 2011

Diagnostic : Danger pour la vie

Voila un projet intéressant et qui sort de l’ordinaire de la part de Nattramn, le fameux chanteur schizophrène de Silencer.Ne vous attendez pas à entendre une musique black dépressive de sa part car cette fois, notre cher Nattramn va nous offrir un voyage tout à fait personnel et hypnotique dans son monde mélancolique et thérapeutique. Transformalin a une histoire différente de celle de Silencer, il a l'idée de créer une sorte de thérapie musicale pour le quartier psychiatrique Växjö en Suède (c'est là que ça se passe le traitement de Nattramn) et on raconte même qu'il a été autorisé à écrire et à enregistrer de la musique (Sympa!). Bref!, une sorte de coopération entre lui et le quartier Psychiatrique. Cet album ne devrait pas être considéré comme une seconde partie de Silencer, mais plutôt "le second visage" dans la transformation de l'esprit et le corps de Nattramn.

La musique est assez troublante, ce n'est pas du métal, sons atmosphériques, matériaux industriels pour créer une ambiance malsaine et bien sur la voix de Nattramn (Non pas celle de Silencer!) mais une voix stressante et inquiétante qui vous prend sur le bord du désespoir. Les mots ne suffisent pas à décrire les sentiments et l’atmosphère froide et oppressante que Transformalin nous livre, on entend Nattramn qui hurle comme un enragé dans la chanson "The Last Breath of Tellus", "Anoxi" pleurs d'enfants accompagnés d'une ambiance qui vous donne du malaise, plus encore des étranges disputes qui tournent au drame dans "Mani Vs Apati" et " Tillsammans Men Ensam i Stillhetens Kapell" (J'adore ce morceau) donne une ambiance froide, sans vie, dépressive et triste qui vous plonge dans une sombre mélancolie infinie. Le reste de l'album est un parcours psychologique pour l'auditeur, il a l'impression d’être un témoin d'une des situations que Nattramn est en train de vivre dans sa vie comme dans le morceau "Obducentens Dröm" où il nous donne l'impression qu'il raconte sa vie (en suédois car ça ne se comprend pas) puis il y a le piano classique sobre et calme qui vient réchauffer ce beau récit triste.

Au final, on reste sans mots pour cet album, on arrive pas à trouver des explications claires pour décrire ce qu'on ressent vraiment de cette musique, il est difficile de la juger parce que tout simplement on est pas ceux qui ont vécu ce genre d’évènement dans ce quartier psychiatrique...non seul Nattramn l'unique témoin de sa propre folie suicidaire peut l’expliquer et la décrire à travers sa musique. Tout ce qu'on peut dire à cet artiste c'est...Chapeau!

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maggot4ever - 31 Mars 2011: Génial ce groupe, je recherche un artiste qui n'appartient pas à la conformité, je l'ai trouvé...


bonne chroniques ;)
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