L’été, ça fait du bien d’écouter du
Dark Ambiant, parce que ça rappelle l’hiver. Remarquez, ce n’est pas cet été que j’aurais eu le plus besoin de me rappeler l’hiver… avec ce temps pourri, ce n’est pas nécessaire de chercher bien loin dans ses souvenirs. Bon, je ne dis pas que je préfèrerais une canicule, mais bon quand même quoi !
Hem oui pardon, je voulais vous parler de Sombrous et je m’emporte sur les saisons… c’est peut être qu’avec cette fraîcheur, j’aurais bien voulu rester un peu plus en vacances au soleil, à me dorer la pilule sans vous abreuver de bêtises. Mais non je vous tiens trop en estime !
Alors voilà. Je cherchais un truc à écouter qui me sorte de mon ordinaire de blasphème et de cris, et je pense à Sombrous, excellent "groupe" de
Dark Ambiant dans la lignée de
Burzum et de
Vinterriket, mais en mieux. Je ne sais rien du groupe. Pour moi il a débarqué de nulle part avec «
Transcending the Umbra », sans préavis, donc si vous avez des infos elles sont les bienvenues.
Avec un style se rapprochant du tout dernier
Burzum ou des meilleurs titres ambiant de
Vinterriket, «
Transcending the Umbra » est l’archétype du
Dark Ambiant sylvestre comme je l’aime : sombre, mystérieux, reposant, planant ! Cependant, il a une différence notoire avec trop de formations de
Dark Ambiant que je connais – ce qui m’avait éloigné du style il y a quelques années : tous les morceaux ne se ressemblent pas ! Je dirais même qu’ils sont tous bien différents et les ambiances varient d’atmosphères très sombres à des morceaux plus légers (bon, ça reste du
Dark Ambiant hein, on n’est pas dans le registre de la variétoche) en passant par des titres vraiment cosmiques.
L’utilisation de claviers typés électro ouvre des dimensions célestes que des "groupes" comme
Vinterriket qui sont plus axés sur la forêt n’ont pas explorées, se contentant généralement de rester dans les claviers graves aux sonorités proches d’infrasons, ultra glauques mais terriblement terriens.
Un titre comme « As
Dusk Unfolds » en revanche aura plutôt tendance à m’emmener au plus profond de la nuit en pleine campagne. Ça doit venir du fait que les claviers dominants sont très proches de ceux que Vikernes utilisait sur «
Tomhet », son meilleur titre ambiant à mon goût.
Il est indiqué sur le papier qui constitue le "livret" du disque que les titres sont basés sur des réflexions, des pensées et des visions. C’est sûr que ce type d’album, à défaut de vous rafraîchir – car on ne peut pas dire que l’on en ait particulièrement besoin en ce moment, j’ai même dû porter un pull toute l’après midi, début août ! On se prépare pendant six mois pour une canicule qui n’arrive pas… maintenant il va falloir leur donner des tricots aux retraités – hem pardon… cet album je disais, à défaut de vous rafraîchir, est au moins une incitation à la détente, au repos. C’est très agréable d’écouter ça dans le noir avant de s’endormir par exemple, ou en train de siroter un bon verre de cognac au seul éclairage d’une bougie, affalé dans un bon canapé en cuir.
En guise de conclusion, avant de succomber au repos éternel –non c’est pas pour aujourd’hui, désolé ! - je dirais que cet album, bien qu’il ne soit indispensable pour personne, figure parmi les Grands de ce
Dark Ambiant dérivé du Black, aux côtés de Boréal, de Paysage d’Hiver ou de
Vinterriket, bien que le style ne soit jamais totalement comparable à ceux-ci.
Très recommandé pour ceux qui aiment déjà le genre ! Pour les autres, il n’est jamais trop tard pour commencer.
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