Dans le monde du métal, l'Allemagne est bien connue pour ses quelques grands groupes connus dans le monde entier, tels que
Doro,
Equilibrium,
Falkenbach,
Helloween,
Necrophagist et encore bien d'autres, la plupart faisant le bonheur de nombreux fans, tous styles confondus. Ces grands groupes se sont démarqués par leur personnalité grandement marquée, dès leurs premiers opus pour la plupart. Entre ces combos vénérés par tant de personnes, il se cache des milliers de groupes en Allemagne qui, malgré le grand talent et certaines compositions de caractère que ces personnes sont en mesure de créer, ne sont absolument pas connues, quelques uns se démarquant pourtant par leur personnalité et étant dignes d'intérêt.
C'est effectivement le cas d'un petit groupe
Layment, bande de
Power Metal aux aspects égalements grooves ou heavy, voire un brin grunge à quelques moments, créée en 1996 dans la ville de Herne en Rhénanie du Nord. En effet, le groupe aura mis 8 longues années avant de signer leur première production, sans sortir la moindre démo ni le moindre EP. Et déjà,
Layment ont directement officié avec un album live, pour s'ensuivre 3 ans plus tard avec
Declaration, leur premier album studio, le groupe à l'époque se penchant plus sur un style
Power aux influences évidentes gothiques. Et c'est ainsi que deux ans plus tard, le groupe refit surface avec
Traces, leur deuxième album studio.
La pochette est dans la veine de son prédécesseur, les mêmes atmosphères gothiques se répendant parfaitement au travers de ces rails et de ce parchemin plongés dans cette couleur verte assez pâle, si bien que rien que cet aspect visuel laissait déjà présager un album ressemblant assez au premier, soit un
Power Metal aux ambiances doucement gothique. C'est globalement le cas, sauf que les atmosphères gothiques seront moins présentes que dans
Declaration,
Traces laissant plus place à de plus nombreux moments à de l'agressivité, et même du growl ne se gênera pas d'apparaître à certains instants, alternant parfaitement avec la voix claire dans « Secret
Life », le premier morceau de cet album. Le style de
Layment se résume à une ambiance plutôt intense, une voix Marosh magnifique (Qui offre une identité très propre à ce groupe), des refrains restant en tête, quelques moments dominés par de la guitare acoustique, sans oublier une batterie s'alliant très bien avec la basse, et quelques nappes symphoniques apportées de temps en temps par les claviers.
Ceci dit, certains points positifs seront de taille dans
Traces, et laisseront une estime plutôt bonne quant à la musique de
Layment, mais on peut également citer des points négatifs, particulièrement un gros qui, personnellement, m'a dérangé tout au long de l'écoute, qui est la ressemblance plus qu'évident des morceaux, notamment les trois premiers, laissant presque l'auditeur avec une impression de répétition de 3 fois le même morceau, tant ces derniers se ressemblent... Heureusement, «
Ode », « Feuergeist » et «
Ten » sera la pour inverser un peu la tendance, offrant quelque chose de plus prenant et plus agressif. On pourra également citer un certain manque de cohérence dans quelques mélodies...
Traces est au final un album honnête, correct et cachant quelques bons morceaux dans son enceinte. Mais malheureusement, hormis ces quelques bons titres, les autres s'enchaînent à une vitesse incroyable, sans surprise quelconque, malgré certains accords et riffs très prenants et ayant le grand mérite d'être retenus par l'auditeur. Enfin,
Layment frappe un peu maladroitement,
Declaration étant tout de même meilleur que celui-ci. L'important reste quand même de découvrir de nouveaux groupes, tant que la musique reste potable, ce qui a été donc prouvé par
Layment avec ce
Traces, manquant certes d'originalité et de finesse, mais restant tout de même correct dans son ensemble. A tester, mais avec un minimum de modération tout de même.
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