La Grèce fait aussi parler d'elle dans la microsphère du thrashmetal. Malgré l'émergence des grands frères de
Suicidal Angels et les grand pères de
Flames (obscur groupe né dans les 80's au thrash également très rapide), ce pays a plutôt été productif dans d'autres styles de metal, plus sombres (
Septicflesh,
Varathron,
Rotting Christ, entre autres). Pourtant, les petits jeunes de
Bio-Cancer sortent ici leur second album, à la pochette signée Andrei Bouzikov, que l'on a connu plus inspiré (
Violator,
Chapel Of Disease,
Municipal Waste).
D'une durée idéale (37 minutes), l'album de nos petits Grecs prend d'entrée l'auditeur à la gorge.
Outre la panoplie classique d'un thrash hyper rapide et agressif,
Bio-Cancer se distingue assez clairement de la tonne de groupes issue du revival thrashmetal par les vocaux arrachés de Lefteris Hatziandreou. Avec un organe à la texture de papier de verre poussée dans ses derniers retranchements, un peu à l'image de Darren Travis (
Sadus), dont le rapprochement est palpable aussi dans la façon de scander ses couplets, Lefteris divisera peut-être. Les adeptes de ce style de vocaux seront enchantés, les autres auront plus de mal à avaler le thrash hyper rapide de
Tormenting the Innocent et se raccrocheront peut-être à d'autres éléments.
Thrashmetal jusqu'au bout des riffs,
Bio-Cancer utilise toutes les ficelles du style, dont chacun pourra retrouver les traces sur le morceau éponyme ou sur le bon "Bulletproof" visible dans la vidéo ci-dessous. Doué par ailleurs dans ses soli ("Chemical Castration"),
Bio-Cancer privilégie l'extrême rapidité à la lourdeur, quitte parfois à se montrer linéaire dans sa démarche, au fil de l'album (le scandé et plus rapide morceau du disque "Haters Gonna...
Suffer").
Ni extraordinaire, ni mauvais,
Bio-Cancer plaira avant tout aux fans de thrash effréné.
Pas de doute, ça tabasse sec. La vélocité est ici le premier des atouts, et le goût pour une voix très criarde la condition préalable afin de considérer ce
Bio-Cancer plus qu'un album de plus dans l'immense production actuelle. Malgré une batterie au son assez synthétique, mais au jeu malgré tout varié (le début de "Think !"), les titres "Boxed
Out", au riffing entraînant, ou l'implacable "F(r)iends or Fiends" sortent du lot, et amènent à penser que
Bio-Cancer peut aller plus loin en regardant de plus près la variété de ses compositions.
Bon album qui plaira aux fans d'
Hypnosia ou des premiers
Kreator, sans toutefois en posséder l'impact, faute à des titres globalement moins marquants. Groupe à suivre de près quand même.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire