To the Dogs, vous ne connaissez pas ? C’est normal !
Power trio états-unien très récemment formé, le jeune groupe évolue dans un bon vieux crust des familles qui décrasse gentiment les conduits auditifs. Ce premier EP éponyme, sorti à l’origine en décembre 2020, revient nous décaper les oreilles grâce à la bonne initiative de Edged
Circle et nous sert trois titres d’un crust n’ roll simple et direct qui va droit à l’essentiel.
Rythmiques rapides et headbangantes, chant rauque et agressif, riffs irrésistibles, certes,
To the Dogs n’invente rien, mais se montre d’une efficacité redoutable, et l’écoute de ces huit petites minutes donne envie de sauter dans le pit et de tout défoncer sur son passage. La musique, grasse, rock n roll et extrêmement entraînante, s’adresse directement à nos bas instincts, avec ce riffing basique mais imparable porté par un son mastoc qui fait mouche et donne envie de secouer la tête comme un damné. Imaginez une partouze entre
Warfare,
Zeke et
Driller Killer arrosée au whisky frelaté, puis saupoudrez le tout d’une bonne louche de metal extrême (l’agressivité du thrash, on retrouve parfois un peu d’
Aura Noir chez
To the Dogs, la noirceur mélodique du black, notamment sur le riff de refrain de
Prowler, et la lourdeur du death) et vous aurez une idée de ce à quoi peut ressembler le bousin.
Pour certains, cet EP sera un simple enregistrement de metal bête et méchant sans aucune originalité quand d’autres y verront carrément la quintessence de tout un style dans cette pureté et cette simplicité assumées, à l’instar des vétérans de
Venom ou des regrettés Motorhead (dont on retrouve l’influence indéniable sur le titre éponyme final, plus lent, lourd et groovy). Quoi qu’il en soit, il faut bien admettre qu’on se délecte de ces allers-retours de gratte jouissifs, de ce chant rauque et aboyé délicieusement agressif, de cette batterie qui bastonne sans prise de tête et de cette basse qui claque comme un fouet sur une paire de fesses bien charnues.
Bref, vous l’aurez compris, ce premier EP de
To the Dogs est un petit plaisir coupable que l’on s’envoie entre deux albums de
Discharge et
Disfear comme un bon shot d’eau de vie à 60°. Reste à voir ce que vaut le trio sur un album entier qu’on attend d’ores et déjà de pied ferme, en tous cas, une chose est sûre, cet amuse-gueule, bien qu’un peu mince, est particulièrement délectable, et ce serait bien dommage de le laisser aux chiens !
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