C'est à Ankara, en Turquie, que les quatre potes de
Thrashfire se forment à l'aube de l'année 2007. La même année sortira une démo deux titres qui se retrouveront, quatre années plus tard, sur leur premier album
Thrash Burned the Hell (2011) sous la houlette du label mexicain EBM Records, hébergeant entre autres des groupes comme
Pollution issu de Serbie et leur premier album Modern
Warfare (bon album d'ailleurs),
Alcoholator,
Human Error,
Armor Column,
Toxic Trace, etc...
L'enregistrement et le mixage du bazar se feront par Deniz Durdag au Studio D.
Pas d'artifices ridicules pour le son: du brut, du direct, bien produit, gardant l'esprit old school, honnête, sincère, et bien foutu. Tout comme l'artwork de Mert Aydin qui nous ramène direct en arrière, dans les années 80, avec cette pochette bien rétro. On s'y croirait, HAHA!
49 minutes et 12 titres (le dernier morceau "Revolt" étant apparemment un titre bonus comme indiqué sur le disque), c'est le temps pendant lequel les quatre Turkish thrashers de
Thrashfire vont balancer un thrash rapide et agressif et essayer de nous convaincre.
Démarrage du disque et, immédiatement, on pense à du old
Kreator. Ça arrache bien, les solos rapides et frénétiques, parsemés de coups de vibrato nous rappellent irrémédiablement
Slayer (dans sa très bonne période). Voilà sûrement les deux influences majeures de ce jeune groupe, et ça semble plutôt bien digéré.
Le début de l'album nous conforte dans ce sens en tout cas: "Thrash, Beer and Violence" et son refrain insistant (pas le seul de l'album), impossible de ne pas le mémoriser et, répété à outrance, il ne nous donne qu'une envie, c'est de s'ouvrir une bonne grosse mousse, moi j'vous l'dis! Les riffs rapides et virulents des deux gratteux, le chant rageur de Burak Tavus ainsi que les coups de batterie vengeurs de Can Selman harcèlent nos esgourdes avec un thrash metal rentre-dedans diablement efficace.
Sans relâchement, les quatre types envoient la suite avec une hargne et un punch d'enfer. On a peu de moments de ralentissement au cours de l'album: "World
Domination", "
Thrash Burned the Hell", "
Hell Performance Hall" (soutenue par des backing vocals de Tarkan Gürol), "No
Mercy No
Pain", "Death is
Near" ou encore "
Kill the Fake
God" (titre bien évocateur), sont autant de titres qui vont broyer des cervicales et faire secouer les têtes des thrashers que nous sommes.
Voilà un bon, voire très bon p'tit skeud (c'est selon, à mon avis). On a droit à du thrash metal bien énergique et redoutable qui va niquer des bouches, non exempt de défauts certes, ça manque même de précision par endroits, mais ce disque sent l'honnêteté et c'est d'la bonne came pour headbanger avec de bonnes salves de riffs ravageurs à la clé. Il y a de l'énergie à revendre, ça ravive l'esprit des 80's bien plus que certains autres. Il n'en faudra donc pas plus pour être convaincu! Un groupe à suivre!
World domination
Final detonation
Mass depression
World domination
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