Contrarian nous a concocté un très bon album de Technical Death
Metal, qui restera peut-être comme un classique du genre, au milieu de Necrophagyst,
Obscura, et Atlantis Chronicle.
Ce faisant,
Contrarian nous octroie un savant mélange entre beauté, violence et technicité. Ma foi... trois choses qui vont plutôt bien ensemble. Nous voilà donc très loin d'un poutrage de gueules à la Technical
Deathcore comme Drop The
Silence pourrait en dispenser, par exemple, ni dans le shred dégueulasse et hypnotisant de Rings Of Saturne. De plus, un équilibre omniprésent s'observe entre violence et calme, l'opus ménageant habilement le Yin et le Yang.
On l'aura compris, "
Their Worm Never Dies" est un album plutôt calme, qui ne donne pas envie de casser la gueule à son voisin lors d'un moshpit ; il est composé de nombreux passages instrumentaux qui sont tout simplement énormes, et qui montrent la diversité du jeu de gratte de
Jim Tasikas et de Brian
Mason. Pour prouver mes dires, je vous laisse vous plonger dans le morceau instrumental éponyme "
Their Worm Never Dies", réservant une intro digne des plus grands bluesmen de ce monde et démontrant que pour faire de beaux soli, on n'est pas obligé de shredder à 300 bpms.
Si les deux virtuoses de la guitare ont été évoqués, ce ne sont pas là les seuls artisans de ce propos. Ainsi, les lignes de basse, pour leur part, sont époustouflantes, comme le prouve le morceau "My
Curse", qui, par moments, est à la limite du Black Progressif. Citons également le batteur qui nous a gratifiés de l'excellente intro sur "Among the Mislead", qui a d'ailleurs un jeu de batterie très reconnaissable, tout simplement car l'homme derrière les tambours est connu sous le nom de
George Kollias, officiant dans le groupe de Technical Death ambiance égyptienne du nom de
Nile.
L'un des points positifs de l'album réside dans sa durée : 37 minutes en tout et pour tout ! C'est pour moi la longueur parfaite d'un album de Technical Death
Metal, cette durée ne laissant pas le temps à l'ennui de s'installer. Autre point positif de l'opus : les guitares, qui font énormément de sonorités mécaniques ou, comme on dit dans le jargon des guitaristes, des harmoniques artificielles qui permettent de mettre de la nuance dans leur jeu.
Pour ma part, "
Their Worm Never Dies" est un très bon album, mélangeant subtilement violence et beauté, stratégie payante permettant de diversifier la scène, qui, d'ailleurs, commence à se mordre la queue. Je ne souhaite que du bien à ce groupe et je pense que je n'ai pas fini de parler d'eux.
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