The Wish Is Father to the Thought

Liste des groupes Death Metal Eternal Solstice The Wish Is Father to the Thought
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15/20
Nom du groupe Eternal Solstice
Nom de l'album The Wish Is Father to the Thought
Type Album
Date de parution 1994
Labels Musik Fabrik
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album22

Tracklist

Re-Issue in 2013 by Vic Records
1.
 God in the Flesh
 04:05
2.
 Torn Apart
 02:26
3.
 Chamber of the Morpheus
 05:15
4.
 Act of Settlement
 02:59
5.
 Blasphemous Sermons
 03:27
6.
 Dragged Down to Rot
 04:29
7.
 Sleep of Death
 03:39
8.
 Demonic Fertilizer
 02:46
9.
 Wrapped in Darkness
 04:26
10.
 Outbreak of Evil (Sodom Cover)
 12:21

Durée totale : 45:53

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Eternal Solstice


Chronique @ BEERGRINDER

26 Avril 2013

Le Death Metal de Eternal Solstice ne se veut pas innovant, il perpétue simplement la tradition avec honneur.

Voyant le jour en 1989, notamment mis sur pieds par des ex Sempiternal Deathreign, Eternal Solstice accroche en route le wagon Death Metal batave des Pestilence, Thanatos ou Asphyx, proposant tout d’abord un split avec les death / doomsters de Mourning. Leur premier album The Wish Is Father to the Thought (1994) parait sur le tard sur leur propre structure, dans une période de vaches maigres pour le Death Metal. Le soutien de Displeased Records qui réédite le disque sur leur éphémère subdivision Poseidon Records, va toutefois leur permettre une exposition plus large.

God In the Flesh et son Death teinté de reflets thrashy trahissent d’entrée les racines anciennes d’un combo formé à la fin des 80’s. Dragged Down to Sempiternal Deathreign et ses guitares Death / Thrash façon Messiah (époque Choir of Horrors) ne laisse également aucun doute à ce sujet, des passages se révèlent même crusty sur ce morceau (rien à voir avec le fameux clown cependant). La reprise Outbreak of Evil de Sodom qui clôt cette rondelle démontre mon argumentation…
Benediction / Bolt Thrower / Deicide / Obituary sont aussi des groupes qui viennent à l’esprit à l’écoute de ce TWIFTTT, d’ailleurs le riff à 0 : 34 est presque le copier / coller du morceau Rotting Ways des frères Tardy. A première vue rien de bien révolutionnaire, à deuxième vue non plus d’ailleurs, mais le Death Metal de Eternal Solstice ne se veut pas innovant, il perpétue simplement la tradition avec honneur.

Principalement cantonné dans le mid tempo, le riffing de Philip Nugteren mise beaucoup sur l’efficacité et la puissance, d’ailleurs la production simultanément épaisse et précise de Hans Pieters (qui n’est pas sans rappeler celle du Franky’s Recording Kitchen où a enregistré notamment leurs compatriotes de chez Altar) est un atout pour la musique de E. S. Le combo hollandais ne dénigre pourtant pas quelques accélérations salvatrices, comme sur Sleep of Death ou les plans lents et lourds succèdent aux tempos épidermiques.
Le chant hargneux de Ramon Soeterbroek est à mi chemin entre Barney et Edwin Kelder (Altar), accompagnant parfaitement les morceaux, même si son timbre n’est pas aussi caractéristique que celui de ses légendaires voisins Patrick Mameli et Martin van Drunen.
Malgré un certain conformisme, des titres comme Chamber of Morpheus, Dragged Down to Sempiternal Deathreign ou l’excellente instrumentale Demonic Fertilizer entraînent l’auditeur dans un headbanging incontrôlé, gage indéniable de qualité.

Arrivé dans le monde du Death Metal trop tard pour prendre une part de marché importante, Eternal Solstice sait pourtant écrire d’excellents morceaux, mais débarque à une époque où le style se ringardisait, et où l’on commençait à qualifier péjorativement de « old school » les groupes qui « n’évoluaient pas ».
Faisant figure d’excellent second couteau et sonnant parfois comme du Benediction énervé, ce disque intéressera sans nul doute les aficionados de l’époque, Dark Descent l’a bien compris et a repressé The Wish if Father to the Thought en 2012 dans une version vinyle, qui reste la seule réédition contemporaine à ce jour. Donc si vous ne possédez pas la version CD comme votre serviteur, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

BG

2 Commentaires

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BEERGRINDER - 28 Avril 2013: Les albums suivant sont pile dans la même veine, Horrible Within est tout aussi bon je dirais, Demonic Fertilizer un chouïa en dessous, mais ça reste correct.
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